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Les Hommes du Groupe de Chasse GC III/6

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BASE AÉRIENNE 122  -  CHARTRES

L’ALBUM DU SOUVENIR de L’ENTRE DEUX GUERRES

 

 


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Afin de la rendre plus lisible, cette page a été remise en ordre en mars 2010

Elle est complétée très régulièrement  par de nouveaux documents

Les contributions sont maintenant classées suivant la chronologie des événements

 

 

Vous pouvez choisir une des rubriques ci-dessous dans cette page pour l’atteindre directement

 

 

 

 

 

Histoire de l’aviation à Chartres Poème de R.G

L’illustration du 7 juillet 1928

Plans de l’aérodrome de Chartres Guide aérien Michelin 1935/36

 

Association des Anciens Aviateurs de la BA 122

Contribution de Lucie Lagrange

Julienne Bibert à la BA 122 

Jean Borreye et FXB

 

 

 

 

1923

1925

Vers 1925

Vers 1925-1927

Contribution de Philippe Barthe

Record du monde de distance de Drouhin et Landry

Farman Goliath F.60 à Tours

 New 09/2010

Contribution de J-P. Bonora (1)

 New 11/2011

1928

1928

1928

1930

Contribution de Alain Bétrancourt

Contribution de Jacques Bourguignon

Contribution de Claude Warconsin

Contribution de la SLHADA Aérodrome de  Lyon-Bron

New 01/2011

1931

1934

1934

1936

Vol de groupe à Bucarest

New 10/2010

Roger Vantillard : «L’arrivée de la chasse en 1934»

Photos de Joseph Bibert - 1934

Paul Ropert  : «La Croisière d’Afrique du Nord de 1936»

1936 - 1938

1937

1938

1939

GC I/6 et GC II/6 : Nieuport 629 et Loire 46

Le GAO 504 et les autogires

Dewoitine 500 (501/510)

Morane Saulnier 406

1939

1939/1940

1940/1944

1944

Contribution de J-P. Bonora (2)

 New 11/2011

Le Centre d’Instruction à la Chasse (C.I.C.)

Luftwaffe

New 03/2010

Bombardement de Chartres du 28 03 1944

1944

 

 

 

De Gaulle le 23 08 1944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La longue liste des accidents

Compléments permanents

 

 

Ludovic Arrachart

 

 

 

 

 

 

PAGES ANNEXES

à découvrir

 

« Le parc d’Aviation 22 de CHARTRES avant la guerre » - Unités affectées - Avions utilisés - Insignes et traditions des escadrilles

 

Les mémoires de Jean Menneglier au CIC de Chartres (1939/1940)

 

New 02/2011   Le raid Paris – Dakar – Tombouctou – Paris de LEMAÎTRE et ARRACHART en 1925

 

New 02/2011   Les records de l’aviation française à la fin de l’année 1926

 

Deux récits du Commandant CARISTAN :  La « BARAKA » (Accident d’un Farman Goliath en 1930)

Aventures en Mauritanie (Accident d’un Potez 29 en 1934)

 

New 09/2010  Hommage à Lucie Chédeville – Lagrange qui a entretenu la mémoire des Anciens de la BA 122

 

 

 

Appel aux historiens et aux collectionneurs

 

Tous les documents concernant la BA 122 d’avant 1940 qui pourraient être en votre possession

peuvent être publiés sur cette page. Merci d’avance.

Merci aussi de me signaler les inévitables erreurs ou coquilles qui figureraient dans cette page - Réponse assurée.

 

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Réflexions d'un ancien sur un siècle d'Aviation, dans le ciel beauceron...

 

 

 

 

I

C'est en 1909 que commence l'histoire

De l'aviation Chartraine qui a connu la gloire

Faite de servitude, de prouesses aussi,

Et de drames cruels ; mais ainsi va la vie....

 

II

Oh! plaine de la Beauce, terre accueillante et plane

Un espace de rêve pour les aéroplanes ;

Savary, le 1er jugeant ces avantages

Implanta ateliers et cours de pilotage.

 

III

Schmidt et bientôt Houry, pionniers de l'aviation

Choisirent eux aussi pour leurs installations

Ce site Beauceron le trouvant bénéfique

Et ayant vocation pour l'Aéronautique.

 

IV

Lors, des fanas de l'Air, Ingénieurs ou novices

Apprire't à maîtriser les moteurs et hélices

Avec témérité et, prodigues d'efforts

En cultivant l'espoir de battre des records.

 

V

Et si Edmond Poillot fût le 1er des morts

Joseph Frantz fût celui qui battit maints records;

Bien d'autres les suivirent avec ténacité

Perfectionnant les vols et leur sécurité.

 

VI

Et la guerre survint  qui donna à l'avion

Un rôle capital pour les opérations

Il fallût dare dare sortir des matériels

Et l'armée en urgence former des personnels.

 

VII

Des pistes autour de Chartres étant aménagées

Et assez loin du front, il y fût implanté

Une école importante de "Farman " équipée

Qui forma en 4 ans 3000 brevetés.

 

 

 

VIII

La guerre terminée, le front fût dégarni

L'vingt deuxième Régiment d'bombardement de nuit

Quitta Luxeuil pour Chartres où l'espace existait

Pour le redéploiement de ses gros bombardiers.

 

IX

Mais il fallut construire hangars casernements

Parcs de réparation, ateliers d'armement...

Ainsi les entreprises ne manquaient pas d'ouvrage

Le commerce Chartrain y trouvait avantage !

 

X

Et, lors des vols de nuit quasiment quotidiens

Pendant 14 années le sommeil des Chartrains

Fût gentiment bercé d'un doux ronronnement

D'amplitude variable selon le sens du vent.

 

XI

Et si les aviateurs avaient quelqu'ennemis

Antimilitaristes ou allergiques au bruit,

Ils étaient dans l'ensemble plutôt appréciés

Des commerçants de ville et des filles à marier !

 

XII

Délaissant Reims pour Chartres en 1929

L'escadrille 23 et ses Breguet 19

S'installa sur la Base dans le but défini

De se perfectionner à la "Chasse de nuit"

 

XIII

En 1933 venant de Châteauroux

Le Group' de chasse 1/6 équipé de "Gourdou"

S'installa sur la Base en signe précurseur

De sa dévolution future aux "chasseurs".

 

XIV

Et quand au devenir du fameux "Régiment"

Après s'être appelé escadr' d'bombardement

Il devint pour prouver l'pacifisme de la France

La 22ème escadre lourde de Défense.

 

 

 

 

XV

les Farman et Lioré bi et quadrimoteurs

Qui avaient fait leur temps et connu des malheurs

Eurent pour successeurs un avion magnifique

L'Amiot 143 tout entier métallique !

 

XVI

En 1935, changement de décor

Un groupe de la 22 s'en va rejoindre Avord

Et puis en 36, les 2 groupes restants

Quittèrent à leur tour Chartres par Orléans.

 

XVII

Alors pour remplacer tous ces groupes de "lourds"

En 1937 il arriva de Tours

Porté par ses cigognes le "2ème de chasse"

Formation de prestige pour Aviateurs de race.

 

XVIII

Enfin pour innover en matériel tout neuf

Équipé d'autogyres et de Potez 39

La Base met sur pied, ultime création,

L'G.A.O.504, groupe d'observation.

 

XIX

En 39 on retrouve nos ennemis d'antan

Chaque groupe rejoint son lieu de déploiement

Chartres ne conservant, pour chasseurs débutants

Qu'un Centre dévolu au perfectionnement.

 

XX

Débâcle, évacuation, occupation "Lutwaf"

Par Messerschmitt, Stuka, bombardés par la "R.A.F."

Débarquement allié, retrait des Allemands

C'est la libération et le défoulement.

 

XXI

Dés la guerre finie, les transports par avion

Deviennent nécessaires aux nouvelles missions ;

Rapatriements urgents prisonniers, déportés,

Et revenant d'Afrique, familles dispersées.

 

 

 

XXII

Des groupes de transport sont créés pour cela

Équipés de "Junker" et puis de "Dakotas

Qui vont 9 ans durant assurer les liaisons

De Paris vers Dakar...Djibouti... Saïgon.

 

XXIII

Les dangers résultants du survol de la ville

Deviennent le prétexte d'un mouvement hostile

Nos avions sont bannis et s'en vont à Bricy

Au grand dam du budget des commerçants d'ici.

 

XXIV

Ne demeuraient à Chartres que B.C.J.A.

La C.R.R.T.A. et le dépôt Infra

La météo, fanfare, C.B.A. Transmission,

Quelques autres Services, mais plus un seul avion.

 

XXV

Pressentant que la Base n'aurait plus longue vie

Craignant que son passé ne tombe dans l'oubli

Un "Colon" en retraite, fidèle du Secteur

Créa l'Association des Anciens Aviateurs.

 

XXVI

Et grâce à son action, dominant la cité

Un monument en pierre a pu être érigé

Mémorial en l'honneur des 212 tués

Au service de l'Air et des Forces Armées.

 

XXVII

Et l'Aviation sportive à ne pas oublier

Avec l'Aéro Club qu non d'Hélène Boucher

Sa championne de voltige Catherine Maunoury

Et ses paras célèbres, Danet Barazutti.

 

XXVIII

Oh! plaine de la Beauce, terre accueillante et plane

Beauvillier retenue pour les aéroplanes

Venant des 4 coins du monde vers Paris

Nous sommes en 2009, Monsieur Dousset, merci

 

R. G.

1996

Poésie offerte à Joseph Bibert par un de ses vieux  amis de la BA 122

 

 

 

 

GÉNÉRALITÉS

 

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Chartres - Cathédrale et BA 122 - "L'Illustration" de juillet 1928

 

 

L'Illustration

Numéro de l'Aviation - 7 juillet 1928

(86e année - Numéro 4453)

NOTRE COUVERTURE : CATHÉDRALE ET « CATHÉDRALES »

 

La photographie dont notre couverture est un agrandissement partiel a été prise en avion par l'Aéro-Photo. Elle représente Chartres, sa cathédrale fameuse, enfin la campagne environnante où est précisément installé - aux abords de la ville - un important terrain d'aviation militaire. Pendant la guerre déjà, le langage imagé des équipages et des mécaniciens avait baptisé « cathédrales » les grands hangars démontables dont les membrures imposantes évoquaient la charpente des nefs et des voûtes d'église. À plus forte raison peut-on appliquer le terme aux vastes arches de béton qui équipent aujourd'hui le terrain de Chartres, non loin de la cathédrale authentique.

 

 

Carte postale souvenir de la BA 122 - Années 1939

 

     

 

Bloch 200 au dessus de Chartres

 

Morane Saulnier 406 et Cathédrale de Chartres

 

Photomontage F-X. BIBERT – Cathédrale de Chartres et Morane Saulnier MS.406 - Mars 2010

 

 

 

 

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Descriptions de l’Aérodrome de Chartres

 

 

1925

 

« Instructions Aéronautiques relatives aux aérodromes et terrains d’atterrissage » édité par le Sous‑Secrétatriat d’Etat à l’Aéronautique - Cliquez sur ce lien pour ouvrir le document

 

 

1935

 

Guide aerien FRANCE 1935-1936 - Pneu MICHELIN

Guide aérien - FRANCE 1935-1936 _ Pneu MICHELIN - Aérodrome de CHARTRES

 

GUIDE AÉRIEN de la FRANCE 1935/1936 édité par MICHELIN

CHARTRES - Aérodrome d’Etat - Terrain de l’Armée de l’Air

 

 

Des origines à nos jours

 

Remerciements à la D.G.A.C. qui a autorisé la publication de ce document

 

 

 

ASSOCIATION  des   ANCIENS AVIATEURS

 

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Bulletin des Anciens Aviateurs Militaires dela Base Aérienne de Chartres - BA 122

 

 

ASSOCIATION des ANCIENS AVIATEURS MILITAIRES de la BASE AÉRIENNE 122 de CHARTRES

Bulletin d’Information et de Liaison

Journées du souvenir

 

 

Anciens Militaires Aviateurs de la Base Aérienne de CHARTRES - BA 122  Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres - BA 122  Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres - BA 122  Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres - BA 122

 

 

 

 

 

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 12/2008 - Collection Lucie CHÉDEVILLE-LAGRANGE 

 

 

Lucie LAGRANGELucie LAGRANGE, veuve de René CHÉDEVILLE, est née à Chartres en 1922 et habitait avant la guerre dans le haut de la rue Saint-Chéron, à deux pas du parc d’aviation. Toute sa jeunesse a été rythmée par les passages des avions qui survolaient bruyamment à basse altitude la maison familiale. Chaque nuit la famille comptait les gros bombardiers qui décollaient et ne se couchait que lorsque l’on avait entendu le même nombre revenir se poser... ce qui n’était malheureusement pas toujours le cas ! De nombreux aviateurs, amis de ses grands frères et sœurs issus des premiers mariages de son père Henri LAGRANGE et de sa mère Thérèse VIVIEN, fréquentaient régulièrement ce havre d’hospitalité. Agée aujourd’hui de 86 ans, veuve depuis longtemps, sans enfants, habitant seule une très vieille maison inconfortable à Lèves où elle est bien connue, elle vit intensément et avec nostalgie le souvenir de ces belles années. Sa phénoménale mémoire, son humour, sa gaîté permanente et ses talents de conteuse permettent de se replonger dans le contexte de cette heureuse époque avec délectation. Elle est une fidèle des manifestations de « l’Association Amicale des Anciens de la Base Aérienne de Chartres » et tous les ans, lors du loto qui est organisé, le dernier lot est « La plante de Lulu » qu’elle offre fidèlement malgré ses faibles ressources...

 

 

 

Lucie LAGRANGE  - 1934    Frantz - Aviateur de 1914-1918

 

Cliquez sur la carte postale du célèbre aviateur FRANTZ pour voir une série de 22 cartes postales des débuts de l’aviation à Chartres

Pilotes représentés : CHEUTIN - FRANTZ - GARAIX - LEVEL - MARECHAL - PAULHAN - PICARD - PRICHERT - SAULQUIN - etc…

Collection Lucie LAGRANGE

 

 

Parc d'aviation 22 - Chartres     Pars d'aviation 22 - Chartres    Parc d'aviation 22 - Chartres

 

Parc d’aviation 22 de CHARTRES - BA 122 - Vue générale - La caserne - Le Foyer du soldat

Collection Lucie LAGRANGE

 

 

Amicale des Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres   Amicale des Anciens Aviateurs Militaires de la BAse Aérienne de Chartres

 

 

 

Lucie CHÉDEVILLE -LAGRANGE est décédée à Chartres le 27 juillet 2010 à l’âge de 88 ans et ses obsèques ont eu lieu le 30 juillet 2010 en l’église Saint-Lazare de Lèves. A la fin de la cérémonie ses très nombreux amis et membres de sa famille ont pu l’entendre chanter le «Je vous salue Marie » qu’un de ses « cousins » chartrains, Claude Warconsin, avait pu enregistrer le 26 novembre 2006. Voir la page « Hommage à Lucie Chédeville-Lagrange » : les faire-part, le témoignage d’Alain GUILLEUX, son « Je vous salue Marie » (mp3), toute son ascendance chartraine et son album de photographies en ouvrant ce lien.

 

 

 

 

 

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 11/2008 - Collection FXB

  Courrier adressé à Julienne BIBERT - BA 122 - ChartresJulienne CHEDEVILLE - BA 122 - CHARTRES

 

Mai 1940 - Parc d’Aviation 22 - Chartres

Julienne BIBERT-CHÉDEVILLE travaille au bureau de la comptabilité matière

 

Joseph BIBERT, son mari depuis octobre 1939, mécanicien au GC III/6, est alors en guerre à Chissey sur Loue

Ce Groupe de chasse était basé à Chartres avant la déclaration de guerre

Courriers d’amis aviateurs du 6/05/1940 et du 08/05/1940 quelques jours avant l’attaque allemande des Ardennes

Chartres sera bombardée le 19 mai à 18h et plus violemment le 3 juin entre 13h40 et 14h00

Entre le 12 et le 13 juin 1940 tout le personnel civil et militaire du Parc d’Aviation est évacué à Cazaux, via Poitiers

 

 

 

Sergent BIBERT - Chartres - 1934

 

 

Sergent Xxxxxx XXXXXXXX et Julienne CHEDEVILLE - Chartres - 1935

 

 

Sergent Joseph BIBERT de la BA 122

Chartres - Juillet 1934

 

Sergent Xxxxxx XXXXXXXX de la BA 122 et Julienne CHÉDEVILLE

Chartres - Mars 1935

 

 

Yxxxxxxx Xxxxxxxx et Joseph BIBERT (80 ans) en 1993

 

 

Xxxxxx XXXXXXXX et Julienne BIBERT - 1993

 

Yyyyyyyy XXXXXXX et Joseph BIBERT

Xxxxxx XXXXXXXX et Julienne BIBERT

 

Près de 50 ans plus tard - Mars 1993 - Normandie - 80 ans de Joseph BIBERT

Une belle et longue amitié !

Nota : la famille de M. et Mme. XXXXXXXX n’a pas souhaité être citée...

 

 

 

 

 

 

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 01/2009 – Une réunion des « Anciens » de la BA 122 de CHARTRES 

 

 

25 JANVIER 2009

 

 

Jean BORREYE et François-Xavier BIBERT - Fils de mécaniciens du GC III/6

Réunion annuelle des "Anciens" de la BA 122 de CHARTRES

 

Jean BORREYE, fils de Omer BORREYE et François-Xavier BIBERT, fils de Joseph Adolphe BIBERT, ne se connaissaient pas encore. Leurs pères, tous deux mécaniciens au Groupe de Chasse GC III/6, ont servi côte à côte de 1935 à 1944 sur la BA 122 de Chartres, sur les divers terrains d’aviation utilisés par le GC III/6 pendant la Campagne de France, et en Algérie après l’armistice…

Photographie Claude WARCONSIN

.

Comme tous les ans les anciens de la BA 122 de Chartres se sont réunis pour la galette des rois et leur traditionnel loto. Mais les quelques survivants de la guerre 1939-1945 se font maintenant excuser… 

 

 

 

CHRONOLOGIE

 

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 09/2011 – Article de presse 

 

 

Les singulières entreprises du génie militaire en Beauce

 

La réorganisation du camp d'aviation de Chartres émeut les populations environnant la ville

 

« Le Matin », 4 février 1922

 

 

« Après avoir enfin dispersé les hangars et le matériel du camp d'aviation de Chartres, matériel qu'on laissait depuis la guerre se rouiller, pourris et voler, l'administration militaire s'occupe actuellement de recréer, ailleurs cette fois, tout il fait aux portes de la ville, l'ancienne école qui forma pendant la guerre un grand nombre de pilotes, parmi lesquels de futurs as essayèrent là leurs ailes. Les terres où s'élevait le village en planches habité par .les grands oiseaux de toile et de bois vont être rendues à la culture.

 

En revanche, le génie militaire serait en train de négocier l'achat de terrains qui déposséderait la communie de Champhol d'un tiers de son territoire total qu'elle consacra à la culture du blé.

 

D'autre part, de modestes maisonnettes édifiées dans la banlieue de Chartres, tout au long de la rue des Rouliers, disparaîtraient, et les familles pauvres, mais honnêtes et laborieuse, qui logent à l'étroit dans ces misérables cahutes se trouveraient sans asile dans une ville où, comme partout ailleurs, la crise du logement enlève à tour ceux qui ne peuvent pratiquer l'onéreuse surenchère l'espoir de trouver le plus quelconque abri. Des petits rentiers qui avaient ensemencé quelques champs pour pouvoir faire face à la vie chère vont s'en trouver dépossédés. »

 

 

 

FRAMAN 60 BN2 - CHARTRES - Août 1924

 

Parc d’aviation 22 de CHARTRES – Août 1924

Le 22ème RAB après son déplacement de Luxeuil à Chartres - L’arrivée des premiers Farman 60 BN2

 

 

 

 

 

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 12/2009 – Collection Philippe Barthe  

 

 

Collection Philippe BARTHE

 

1923- 1929

 

 

« Bonjour, je me présente, Philippe, le fils de Jean BARTHE. Voici justement une photo du Farman F.63Bn4 qui figure plus haut dans cette page. C’est le Capitaine Jean BARTHE, commandant de la 1ère escadrille (VB 109) du 1er Groupe du 22ème RABN à Chartres, qui l’avait baptisé « Le BOURHIS » en souvenir de l'adjudant qui s'était tué accidentellement avec 3 autres aviateurs le 7 août 1928 à Luzy dans la Nièvre au cours d'un vol de nuit. La photographie ci-dessous a été faite à Cazaux en 1928 : Mon père avait été invité à être le témoin de mariage en Gironde d'un aviateur de son escadrille. Ils en avaient profité pour faire des heures de vol et s'étaient rendus de Chartres à Cazaux à cette occasion. Mon père y a connu ma mère qui figure sur cette photo, et je suis le cinquième rejeton de cette union !

 

Je ne peux pas raconter beaucoup d'anecdotes concernant la période où mon père a été à Chartres , d'octobre 1923 à mars 1929. Il avait fait toute la guerre de 1914 dans la cavalerie et n'était entré dans l'aviation qu'en 1921, au 4ème Groupe du 32ème R A O, puis au Centre d'Instruction d'Avord, puis à Istres et Cazaux, pour arriver enfin à Chartres. Mon père étant vivant, je ne posais pas de questions car, comme beaucoup de jeunes hélas, je ne voyais pas d'intérêt à cela. Je l'ai bien sûr regretté par la suite.

 

Ce dont je me souviens est qu'il racontait que, peu avant son arrivée à Chartres, c'était un peu la "pétaudière", en ce sens que les pilotes étaient plus souvent à Paris, où ils s'amusaient, qu'à la base. Les instances supérieures s'étant émues de cette situation avaient envoyé un ancien cavalier (si je me souviens bien), le Colonel MICHAUD, qui remit vite de l'ordre dans la maison ! »

 

 

 

Farman F.63 Bn4 - Capitaine Jean BARTHE

 

 

Farman Goliath F.63 Bn4 « Le BOURHIS »

1ère escadrille (VB 109) du 22ème RABN (1er Groupe) de Chartres

Cazaux - 1928

Collection Philippe Barthe – Droits réservés

 

 

 

Insigne VB 109

 

Tradition VB 109 : Diable ailé brandissant une grenade enflammée

 

 

 

BA 122 Chartres - Ravitaillement en essence d'un Farman

 

 

Carnet de vol du Lieutenant Jean BARTHE - Juin 1925

 

 

Le lieutenant Jean BARTHE surveille le plein d’essence d’un Farman

Ce hangar bétonné n’est sans doute pas situé pas à Chartres : Istres ?

 

La page du carnet de vol du lieutenant Jean BARTHE de juin 1925

Farman F.60 n° 62 avec l’adjudant/chef SENELET et n°25 avec l’adjudant LE BOURHIS

 

 

 

BA 122 Chartres - Accident d'avion - Dans un Hangar

 

 

BA 122 Chartres - Accident d'avion - Cimetière de Saint-Chéron

 

 

Peut être dans un hangar de la BA 122 de Chartres

Accident d’avion à identifier – Vers 1925

 

Dans le cimetière Saint-Chéron de Chartres

Accident du 15 octobre 1925 – Voir article de presse plus bas

 

 

Farman Goliath - Chartres 1925

 

 

Farman Goliath - Chartres 1925

 

Farman Goliath F.60 du 22ème RABN à Chartres – Vers 1925

 

Farman Goliath F.60 du 22ème RABN à Chartres - Vers1925

Accident à identifier – Juste pour sourire : cliquez

 

 

 

Farman Goliath - Autour de Chartres - 1925

 

 

Farman Goliath F.60 du 22ème RABN en vol aux environs de Chartres en 1925

Ci-dessus, et ci-dessous- : trois photographies prises par le lieutenant Jean BARTHE à bord de son Farman

A cette époque les avions militaires pouvaient survoler les agglomérations sans trop de problèmes...

 

 

 

Cathédrale de Chartres - Photo aérienne - Vers 1925

 

 

Château de Versailles - Photo aérienne - Vers 1925

 

Chartres et sa cathédrale – Au fond, le parc d’aviation 22 et ses hangars – Vers 1925

 

Au dessus du château de Versailles – Vers 1925

 

 

Remerciements à Philippe Barthe pour ces magnifiques documents – Droits réservés

 

 

 

Aviateurs et soldats de la 1ère escadrille du 22ème RABN à Chartres - 1925

 

 

Aviateurs et soldats de la 1ère escadrille (VB109) du 22ème RABN (1er Groupe) de Chartres en 1925

 

 

 

Farman Goliath F.60 BN3 de Chartres

 

 

Farman Goliath F.63 BN4 n° 186 de la 3ème escadrille (VB 101) du 22ème RABN (1er Groupe) de Chartres

Pas de certitude concernant l’aérodrome

 

 

 

 

Tradition VB 101 : Etoile bleue à 5 branches et tête de hibou

 

 

 

 

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 01/2010 – Collection Philippe Barthe (suite) 

 

 

DROUHIN et LANDRY sur FARMAN  F.62

battent avec 4 400 km le record du monde de distance en circuit fermé

entre CHARTRES et ÉTAMPES

 

7 au 9 août 1925

 

 

C’est ce circuit de 100 km que les aviateurs Maurice DROUHIN et Jules LANDRY parcoururent 44 fois en août 1925 , entre le vendredi 7 à 5h30 et le dimanche 9 à 1h00. Après leur 44ème boucle ils continuèrent à voler autour de l’aérodrome de Chartres pendant encore 1h50 afin de battre également le record du monde de durée avec 45h et 12 minutes. Quand ils se sont posés à 2h42, il ne restait que 10 litres de carburant dans les réservoirs du Farman.

 

Leur appareil était un FARMAN  F.62 constitué d'une cellule type "Goliath" dont le groupe bimoteur avait été remplacé par un seul moteur placé dans le nez du fuselage. Il mesurait 14,37 mètres de long et avait conservé sa surface portante de 170 m2, avec une envergure de 25,90 m. Il était équipé d’un moteur Farman type 12We d’une puissance nominale de 500 CV sur lequel avait été montée une hélice tripale Chauvière de très grande taille, à démultiplicateur, tournant à 900 tours-minute, ce qui donnait un excellent rendement. Il pesait au départ plus de 6.500 Kg.

 

Pendant ce vol les aviateurs furent de temps en temps escortés par des Farman militaires du 22ème RABN de Chartres. C’est à partir de l’appareil que pilotait le lieutenant Jean BARTHE que la photo ci-dessous a pu être prise.

 

 

 

Farman F62 - DROUHIN et LANDRY

 

 

7 août 1925 en fin d’après-midi – Le Farman  F.62 « F-ESAO » de DROUHIN et LANDRY

photographié à partir d’un Farman du 22ème RABN piloté par le lieutenant Jean BARTHE

Collection Philippe Barthe – Droits réservés

 

 

Château de Ronville

 

 

Articles de presse - DROUHIN et LANDRY

 

Lire : « Les records de l’aviation française à la fin de l’année 1926 »

 

 

 

 

 

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 12/2011 – Collection Alain Guilleux    NEW

 

 

Programmes de la Fête Aérienne annuelle

 

1924 et 1926

 

 

22ème RABN - Fête Aérienne 1924      22ème RABN - Fête Aérienne 1926

 

 

 

Certificat d’heures de vol pour la 1ère escadrille (VB 109)

 

 

Certificat d'heures de vol - VB 109

 

 

 

 

 

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 10/2010 – Contribution de Didier LECOQ 

 

 

FARMAN GOLIATH F.60 du 22ème RABN sur l’aérodrome de TOURS

 

Vers 1925

 

 

 

FARMAN GOLIATH F.60 du 22ème RABN de CHARTRES

 

 

Bombardier Farman Goliath F.60 BN2 à moteur Salmson 9Zm du 22ème RABN de Chartres avec l’insigne du « Gypaète »

appartenant à la 5ème escadrille (CAP 130) du 2ème Groupe, photographié vers 1925 sur l’aérodrome de Tours

Collection Didier Lecoq – Droits réservés

 

 

 

 

Visitez le site « Aéroplanes de Touraine » de Didier Lecoq

« L'histoire de l'aviation en Indre-et-Loire des origines à nos jours »

Cliquez sur la bannière ci-dessus

 

 

Tradition CAP 130 - Gypaète

 

Tradition CAP 115 ou 130 : Gypaète bleu, collet et remiges banc

 

 

 

 

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 11/2011 – Contribution de Jean-Paul BONORA  NEW

 

 

FARMAN GOLIATH F.60 et F.63 du 22ème RABN de CHARTRES

 

Entre 1925 et 1927

 

 

 

Farman F.60 Goliath - CAPP115 ou 130

 

 

Deux bombardiers Farman Goliath F.60 du 22ème RABN avec l’insigne du « Gypaète » des 5éme (CAP 115) ou 6ème (CAP130) escadrille du 2ème groupe

Collection Jean-Paul Bonora – Droits réservés

 

 

Farman F.63 Goliath - CAP115 ou 130

 

 

Bombardier Farman F.63 du 22ème RABN de Chartres avec l’insigne du « Gypaète » des 5éme (CAP 115) ou 6ème (CAP130) escadrille du 2ème groupe

Collection Jean-Paul Bonora – Droits réservés

 

 

Farman F.63 Goliath - VB101

 

 

De passage à Avord, le bombardier Farman Goliath F.63BN4 n°23 du 22ème RABN de Chartres

 avec l’insigne de la VB.101 « Tête de hibou » de la 3ème escadrille du 1er groupe

Collection Jean-Paul Bonora – Droits réservés

 

 

 

 

 

 

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 11/2011 – Contribution Alain MARCHAND  NEW

 

 

 

Farman Goliath F.63 - 22ème RABN

 

 

Farman Goliath F.63 - 22ème RABN

 

 

Sortie de son hangar d’un Farman goliath F.63 au moyen d’une autochenille citroën

 

 

Au premier plan : Farman F.63 codé « BVII » - Escadrille à identifier

Au second plan : Farman F.63 codé « CVIII » - 5ème ou 6ème escadrille du 2ème groupe

 

 

 

Collection Alain Marchand – Droits réservés

 

 

 

 

 

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 09/2011 – Revue aéronautique de France – Avril 1928

 

 

Chartres - Strasbourg - Prague - Budapest – Belgrade - Bucarest et retour

 

Automne 1927

 

Un équipage composé comme suit : capitaine Labbé, navigateur ; adjudant Le Bourhis, pilote ; sergent-major Prévost, radio; sergent Bodin, mécanicien, du 22ème Régiment d'Aviation de Chartres, a réussi un voyage des plus intéressants sur un avion Farman F. 63 Jupiter, en octobre dernier.

 

La Revue de. l'Aéronautique Militaire a publié des extraits du rapport du capitaine Labbé. Rien de plus éloquent que le journal de marche quotidien. On y voit la lutte contre l'ennemi ordinaire : brume ou brouillard ; les trajets en suivant la vallée du Rhin, le vallon d'Ettlingen, l'Enz à limite de visibilité, c'est-à-dire parfois 100 mètres.

 

Puis c'est la jonction du Neckar et de la Mur ; on peut monter mais c'est le vent debout ; l'arrivée à Prague, la nuit, feux allumés.

 

Le voyage s'est poursuivi par Budapest en suivant tous les méandres du Danube. Arrêt de 24 heures par beau temps, pour formalités d'autorisation de survol.

 

Le 16 .octobre, on atteint le terrain d'atterrissage de Bansova. Le 17, on domine le plafond de nuages à 2.000 m., si bien qu'on arrive à Bucarest, la ville cerclée, sans avoir même aperçu les Carpathes. Ce vol a été le triomphe du compas et du dérivomètre. Ce jour-là l'aviation civile était restée au nid.

 

Le 22 octobre, sur le chemin du retour, dans l'étape Vienne-Prague, il faut gagner Vienne en louvoyant dans les vallées à 50 m. de hauteur à cause de la brume...

 

On peut juger par ces extraits de la compétence comme navigateur du capitaine Labbé, qui a su ramener son Goliath dans des conditions remarquables.

 

 

 

 

 

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 11/2009 – Collection Alain BÉTRANCOURT  

 

 

Collection Alain BÉTRANCOURT

 

1928 - 1930

 

 

« Bonjour , je me présente, Alain, le petit fils de Jean BÉTRANCOURT. J'ai en ma possession quelques photographies de 1927 a 1928, du passage de mon grand père au 22ème RABN, de son Léo Goliath , des aviateurs et aussi de la panne de son bombardier a Coursac, avec les articles de journaux, des documents divers, ainsi que de nombreuses clichés de son parcours aéronautique ( vainqueur du Tour de France aérien en 1932 et 1933 ) à l'aéroclub de Normandie. Toutes ces photos sont a disposition bien entendu.... »

 

 

 

Lioré et Olvlier LéO 20 - 22ème RABN - Chartres  -1928

 

 

Bombardier Lioré et Olivier LéO 20 de la 5ème escadrille (CAP 130) du 22ème EB (3ème Groupe) de Chartres en visite sur l’Aérodrome du Madrillet à Rouen.

Cette photo a sans doute été faite après après le retour à la vie civile de Jean Bétrancourt (1) entre 1932 et 1934

Collection Alain Bétrancourt – Droits réservés

 

3ème Escadrille du 22ème RABN - Chartres - 1928 - Jean BETRANCOURT

 

3ème escadrille (VB 101) du 22ème RABN (2ème Groupe) à Chartres en 1928

Jean BÉTRANCOURT – Béret et insigne de pilote – 2ème à gauche, rang du milieu

 

 

Photographies de la collection Alain Bétrancourt – Droits réservés

 

(1) ... le vol n'est pas très long entre Chartres et Rouen et on peut imaginer qu'un ancien camarade de Jean Bétrancourt soit venu lui rendre visite; l'aérodrome proprement dit fait alors 500 m de coté, ce qui est un peu juste, mais les avions peuvent aussi utiliser la champ de manoeuvres au sud de la route du Grand Quevilly qui lui fait 1000 m de coté, ce qui est largement suffisant - la plate-forme de Chartres n'est alors pas plus grande ! - A noter, à propos de Chartres, qu'un Farman Goliath du 22ème RABN est présent lors du meeting de 1929 alors que depuis 1925 une directive du MG interdit aux appareils militaires de participer à ces manifestations. Il est probable que Jean Bétrancourt ait obtenu une dérogation, à condition de ne pas faire de démonstrations...

Pierre-François Mary – Novembre 2010

 

 

Lien vers l’album photographique de Jean BÉTRANCOURT

 

 

Lioré & Olivier LéO 20     Lioré et Olivier LéO 20

Lioré & Olivier LéO 20 du 22ème RABN en vol au dessus de la Beauce

 

 

 

 

 

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 10/2009 – Collection Jacques BOURGUIGNON  

 

 

Collection Jacques BOURGUIGNON

 

1928-1936

 

 

« Mon père est né a Bordeaux le 14 octobre 1908 et a souscrit à Périgueux le 14 octobre 1926 un engagement de 4 ans pour entrer à l'école des mécaniciens de Courbevoie. Après sa sortie de cette bonne école, il a été affecté à la 1ère escadrille du 1er Groupe de la 22ème Escadre de Bombardement à Chartres. De 1928 à 1936, sur la BA 122, il a volé sur Farman F.63Bn4, Léo 20, Bloch 200, Léo 206Bn4 et Amiot 143, appareil avec lequel il a participé à la croisière en Afrique du Nord de 1936. Cette même année, il a été muté en Indochine à la 2ème Escadrille d'Observation sur la Base Aérienne de Bien Hoa en Cochinchine où il s’est installé avec sa famille et où il a volé sur Potez 25TOE, Potez 29 et Farman 221.

 

L'adjudant/chef Pierre BOURGUIGNON est mort en service commandé le 16 novembre 1945 dans des circonstances tragiques lors d’une embuscade tendue par le Vietminh sur le terrain d'aviation de Tan Son Nhut où il avait été affecté après sa libération du camp de prisonniers du 11ème RIC.

 

Nous avons très peu de documents de cette époque car presque tous nos souvenirs d'Indochine sont partis avec les japonais au moment de leur coup d'état du 9 mars 1945. Nous habitions en effet à l'intérieur d'un camp militaire, dans l'enceinte de la « Pyrotechnie » de Saigon et nous avons  tout perdu…

 

Pour ma part, je suis né a Chartres le 18 juin 1931 au numéro 1 de la rue du Pont du Massacre, cela ne s'invente pas ! Par la suite nous avons habité un petit pavillon à l'entrée du parc d’aviation. Toute la famille du côté de ma mère est originaire de Chartres ou des environs. Nous avons donc deux points communs : nos pères ont été mécaniciens dans l’Armée de l’Air à Chartres et nos mères sont chartraines.

 

J’ai pris la relève de mon père puisque je me suis engagé comme mécano en 1949. J’ai participé aux guerres d'Indochine et d'A.F.N avant de me reclasser dans l'aviation civile et je suis maintenant à la retraite. »

 

 

Jacques BOURGUIGON – 10/2009

 

 

 

Farman F63 Bn4 - 22ème RABN

 

 

Farman F.63 Bn4 - 22ème RABN

 

 

Farman F.63 Bn4 « Le BOURHIS »- 1ère escadrille (VB 109) du 1er Groupe du 22ème EB

Le sergent mécanicien Pierre BOURGUIGNON est à l’extrême gauche

 

Farman F.63 Bn4 - 1ère escadrille (VB 109) du 1er Groupe du 22ème EB

Farman F.63 - BA 122 Chartres

Farman F.63 en Pylône - BA 122 Chartres

 

Lioré et Olivier Lé0 20 – 4ème escadrille (BR113)du 2ème groupe

 

Lioré et Olivier LéO 20 mis en pylône lors d’un atterrissage

Farman F.63 Bn4  - Sergent BOURGUIGNON

Amiot 143 - Croisière AFN - 1936

Lioré et Olivier LéO 20 – Sergent Pierre BOURGUIGNON – 1928

Avion du commandant du 1er groupe du 22ème RABN – VB101, VB109 et VB125

 

Amiot 143 - Retour de la Croisière AFN - 1936

Sergent TRUCHOT - Sergent BOURGUIGON (avec le bras en écharpe) – Sergent chef TRICOT

Sergent MARTIN - Adjudant DE BAR – Adjudant chef JOURET

 

Carnet de vol du sergent Pierre Bourguignon - 22ème RABN

Décoration tunisienne des participants à la croisière en AFN de 1936

 

Page du carnet de vol de du sergent Pierre BOURGUIGNON – Croisière en AFN de 1936

Pour une raison indéterminée, le dernier vol Toulouse-Chartres n’est pas mentionné

 

 

Décoration tunisienne Nichan-Iftikar

attribuée a tous les participants à la croisière.

 

Sur la BA 122 de CHARTRES entre 1928 et 1936

Collection Jacques BOURGUIGNON

 

 

Remerciements à Jacques Bourguignon pour ces magnifiques documents – Droits réservés

 

 

 

Tradition VB 125 : Pierrot lunaire

 

 

 

 

 

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 10/2008 – Collection Claude WARCONSIN

 

Contribution de Claude WARCONSIN

 

13 juillet 1928

 

Farman F.63BN4 Goliath -  BA 122 ChartresFarman F.63BN4 Boliath - BA 122 Chartres

 

Accident d’un Farman Goliath F.63Bn4 de la 5ème Escadrille du 2ème Groupe du 22ème RABN

 

Lien pour atteindre les articles de presse correspondants plus bas dans cette page

 

 

 

1930

 

 

Farman Goliath - 22ème RABN - Capitaine VALIN

 

Le capitaine VALIN, commandant la 1ère  escadrille du 22ème RABN en 1930, devant un Farman Goliath F.63 baptisé « REVENIR ? »

 

 

Farman Goliath - 22ème RABN

 

Farman Goliath F.63Bn4 de la 4ème Escadrille du 2ème Groupe du 22ème RABN avec son armement

 

Tradition BR 113 - Chauve-souris

 

Tradition BR 113 :chauve-souris ailes déployées sur disque lunaire

 

 

    

 

22 ème RABN – Chartres - 1930

 

 

 

 

 

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Contribution de la SLHADA

Des appareils du 22ème RABN de Chartres à Lyon–Bron – 1930 ou 1931 ?

Documents Vervialle via Yves Laurençot – Droits réservées - Remerciements

 

 

LIORE & OLIVIER LéO 20 - Bron

 

Farman F.141 - Super-Goliath   Farman F.141 Super-Goliath

 

Ces trois photos ont été prises sur l’aérodrome de Lyon-Bron, à priori le même jour. La première aérogare de Bron, que l’on distingue sur la troisième photo, a été inaugurée en décembre 1930, mais elle n’est peut-être pas tout à fait terminée à l’époque du cliché... En haut l’appareil est un Lioré & Olivier LéO 20 BN3 du 22ème RABN de Chartres, avec le gypaète de la 5ème ou de le 6èmeescadrille. En bas il devrait donc s’agir d’un des quadrimoteurs Farman F.141 «Super‑Goliath » qui avaient été confiés pour essais prolongés à la sixième escadrille et dont l’un a été tragiquement accidenté à Courcelles les Monts (Côte-d’Or) le 22 août 1930, en tuant ses 4 occupants. La veille, le 22ème RABN avait déjà perdu un Farman F60 Goliath à Chartres, catastrophe qui avait fait six tués. Après la perte de ces dix aviateurs, les Farman Goliath ou Super-Goliath, sur motorisés par rapport à leurs antiques structures faites de bois, de toile et de ficelles, identiques à celles de la fin de la guerre en 1918, avaient été alors interdits de vol. Plus tard, quelques vols eurent cependant lieu afin d'essayer sans grand succès diverses améliorations, puis les Goliath disparurent du ciel de France, avec le tragique bilan humain que l'on connaît... Finalement, la date exactes de ces photographies n’est pas connue : 1930 ou 1931 ?

 

 

 

 

 

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Le voyage à Bucarest d’une escadrille du 22ème Régiment d’Aviation de Chartres

 

11 au 23 juin 1931

 

 

Le 11 juin 1931 une escadrille de bombardement du 22ème régiment, aux ordres du lieutenant colonel Delanney, composée de six bimoteurs Lioré et Olivier, quitta Chartres. Elle fit  escale à Milan et à Zagreb avant d’atterrir le 14 juin dans la capitale Roumaine. Deux avions furent retardés à Zagreb, mais ils purent rejoindre Bucarest le 16. L’escadrille fut l’objet de réceptions chaleureuses à chacune de ses escales. Ces voyages à l’étranger avaient pour but de faire gagner aux équipages une expérience indispensable sur les vols de groupe sur de long parcours, de former les navigateurs à voler au-dessus de pays qu’ils ne connaissent pas, de juger du degré d’entraînement des équipages, et aussi de présenter à l’étranger les meilleurs appareils de la production française de l’époque.

 

Après deux jours de repos, l’escadrille entama son retour le 18 juin, en repassant par Zagreb et cinq appareils arrivèrent à Chartres le 23 juin. Le sixième bimoteur, celui du capitaine Dordilly, termina son vol à Istres où il était attendu pour une autre mission.

 

 

Lioré et OLivier LéO 2O - Zagreb 13 juin 1931 - 22ème RABN

 

13 juin 1931

Une partie des aviateurs du 22ème RABN à Zagreb devant un des appareils

Lioré et Olivier LéO 20BN3

 

 

 

Concours des Escadrilles de bombardement des Forces aériennes

Victoire de la 22ème escadre de Chartres

 

1933

 

 

Coupure de journal BA 122

 

 

 

 

 

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 12/2008 - Un récit de Roger VANTILLARD (1986) - Pilote au GC 1/6 en 1934 

 

 

L’ ARRIVÉE de L'AVIATION de CHASSE dans le CIEL DE BEAUCE

 

1934

 

C'est en 1933 que l'Armée de l'Air voit sa création officielle.

 

Le 3ème Régiment d'Aviation de Chasse stationné à Châteauroux depuis la fin de la première Guerre Mondiale est composé de trois Groupes de trois escadrilles chacun. Avec les 2ème et 3ème Groupes de ce régiment sera formée la 3ème escadre de quatre escadrilles. Le premier groupe, avec ses trois escadrilles, sera transformé début 1934 en une seule escadrille de quinze avions. Cette dernière unité prendra le nom «d'Escadrille de Marche», destination inconnue...

 

Après plusieurs semaines d'attente et les bruits les plus fantaisistes sur sa nouvelle destination, nous apprenons qu'à compter du 1er mars 1934 Chartres sera notre nouvelle base. Notre échelon roulant nous précède de quelques jours pour préparer nos futures installations.

 

C'est le 5 mars 1934 qu'en formation groupée, composée de cinq patrouilles de trois avions chacune, nous saluons la capitale de la Beauce et nos futurs camarades du 22ème Bombardement de Nuit. Nous sommes surpris que le terrain d'aviation soit si près de la ville...

 

Venant d'une unité vraiment homogène tel le 3ème de Chasse, comment aborder les rapports avec les camarades bombardiers occupant ce terrain, seuls depuis de nombreuses années. Ce mixage de différentes subdivisions d'armes, sur un même terrain, présentait une légère appréhension. Il n'en fut rien. Les relations avec nos nouveaux camarades devinrent des plus cordiales.

 

 

Avec un Groupe de Chasse de Nuit qui était sur place, équipé de «Breguet 19», et le nôtre, de Chasse de Jour doté de «Nieuport 622», fut formée la 42ème Escadre Mixte. Notre Groupe avait pris possession du dernier grand hangar près de Champhol.

 

Quelques jours après notre arrivée, sous le commandement du Capitaine Jules MORLAT, l'entraînement aérien reprit normalement en fonction des appareils disponibles.

 

 

1ère escadrille de Chasse de Châteauroux - 1934

 

Mars 1934

1ère Escadrille de CHASSE venant de CHATEAUROUX

affectée à la Base de CHARTRES

Par la suite cette escadrille a constitué l’ossature du GC I/6

 

De gauche à droite

Debout : Sgt méc SIROT - Sgt/ch Méc LAUZE - Sgt pil MIZON - Sgt pil PIGNEUX - Sgt/ch pil PIZOT - Sgt/ch pil LAMIELLE - Sgt/ch pil BLANC - Sgt pil FAUCONNET - Cap pil ROUSSEAU-DUMARCET - Cap pil MORLAT - A/Ch méc ILTIS - Sgt pil DURR - Sgt pil CARRIER - Sgt pil COUILLAUD - Sgt pil COUARD - Sgt méc PAILLAS - Sgt pil VANTILLARD - Sgt pil SENET

Assis : Sgt méc DEPEINT - Sgt méc SERVOISE - Sgt méc ÉMERY - Cl/ch méc L'HER - Sgt méc LAPORTE - Sgt méc PONTET - Sgt méc BARROT -Sgt méc METZ - Sgt Méc X - Sgt méc CORMIER - Sgt méc COLOMBANI - Sgt méc FOUCHER - Sgt méc LAUMET - Sgt méc BIBERT - Sgt méc DAUMAS

Absent sur la photo : Sgt pilote VEYRON

La mascotte : Le colley écossais D. JELLANE.

 

 

 

D'habitude, après chaque mission, l'escadrille rentrait au terrain en formation (vol de canards). Là, innovation... Le Commandant d'Escadrille prit la décision qu'après chaque retour au terrain on se présenterait en échelon «refusé» vers la droite. A la dislocation, le Commandant du dispositif partait en abattée, piquait à la verticale, suivi, à deux secondes d'intervalle, par chacun de ses équipiers.

 

En bons exécutants, voyant quand même un petit côté «m'as-tu-vu»... nous étions ravis de suivre ces ordres, de piquer «plein tube» en faisant hurler nos « Hispano » et en redressant au ras des toits, en toute immunité. Au sol, nos chers mécanos prisaient fort ce spectacle et c'est eux qui, avec un certain humour, l'avaient baptisé le «Julius Circus».

 

Il fut décidé que, lorsque les quinze avions seraient tous disponibles, de faire, aux Chartrains, la présentation en vol de l'escadrille au grand complet.

 

Nous devions au retour, à l'altitude de 1.200 mètres, arriver à la verticale du terrain en échelon refusé avec nos quinze avions. Jusqu'à ce jour, nous avions réalisé cet exercice à sept ou huit avions.

 

J'ouvre ici une parenthèse. Les téléspectateurs qui ont suivi sur leur petit écran la série américaine «Les Têtes Brûlées» ont pu voir au générique quatre ou cinq avions, type «Corsair», faire ce genre de dislocation. Imaginez le même travail avec 15 appareils de l'époque sans hélices à pas variable et aucun réglage manuel des différentes commandes de vol. Travail harassant pour les équipiers de la fin du dispositif, pour essayer de maintenir leur distance.

 

Alors là, va se produire une chose qui marquera ma vie... une énigme qui ne sera pas prête d'être résolue pour beaucoup.

 

Dans notre dispositif les appareils se suivaient par numéros d'ordre de un à quinze. J'étais le n° 13. Si le n° 1 commençait la dislocation à la verticale du terrain à raison de deux secondes d'intervalle par appareil, pour dégager puis piquer, une bonne partie du dispositif se trouvait au dessus de la ville avant la fin de la dislocation.

 

Quand mon tour arriva, je vis, au cours du piqué, l'appareil me précédant passer un peu à gauche de la grande flèche de la Cathédrale. Pour ma part, je me trouvais juste dans l'axe, entre les deux tours. Que faire ? La grande rosace centrale augmentait de diamètre d'une façon impressionnante. Je passai entre les deux flèches.

 

Sans vouloir forcer les «portes du ciel» ni transgresser un interdit, je m'étais trouvé devant le fait accompli.

 

Par la suite, je pensais à GODEFROY qui, en 1919, était passé sous l'Arc de Triomphe avec son avion. Pour réaliser un tel exploit il avait dû longuement et sérieusement le préparer. Quant à moi, ce que je considérais comme un fait divers, je l'avais accompli par la force des choses.

 

Mais voilà, tout a une fin... Ce carrousel aérien qui bravait bien des interdictions, causa un certain émoi parmi la population et alerta le commandement. D'après les dires de certains témoins, les avions passaient plein moteur en rasant les toits et faisaient trembler les vitres.

 

A l'escadrille, à l'échelon commandement, il y eut bien sûr un sérieux rappel à l'ordre... Quant à nous, exécutants, nous subîmes quelques interrogatoires et, de la synthèse qui en sortit, pas un seul de nos altimètres n'était descendu en dessous de 150 mètres... Tout se tassa et rentra tranquillement dans l'ordre. Le «Julius Circus» avait vécu...

 

Quelques jours plus tard l'escadrille rendit visite à nos anciens de Châteauroux. Accueillis dès l'atterrissage par nos chers copains, quelle ne fut pas notre surprise de nous entendre dire : «Vous alors... Vous en faites de belles à Chartres... Quel est celui d'entre vous qui est passé entre les flèches de la Cathédrale ?»  Les réponses furent des plus évasives et l'on changea de sujet. Mais, la plus grande surprise, je crois, fut de reconnaître que le «téléphone arabe» fonctionnait au mieux entre la Beauce et le Berry...

 

Cette histoire de la Cathédrale m'a longtemps travaillé l'esprit, aussi en ai-je toujours su gré à tous mes camarades qui, dans de nombreuses circonstances (arrosages d'escadrille entre autre), n'ont jamais rien divulgué. Parfois, quelques petites allusions étaient lâchées mais toujours bien discrètement... C'est cela la vraie camaraderie...

 

Je repense au mécontentement d'une partie de la population au sujet du survol de leur agglomération et je comprends leur réaction causée par ces nouveaux arrivants se manifestant si bruyamment au-dessus de leurs têtes. Voyaient-ils là, peut-être, une certaine insécurité ou plutôt une atteinte à leur quiétude ? Ces braves citadins, comme beaucoup du Nord de la France, étaient loin de penser que, quelques années plus tard, ce ne serait plus des avions pacifiques mais des engins aux sinistres insignes qui se présenteraient en formation identique et qui, au cours de leurs piqués, toutes sirènes hurlantes, sèmeraient terreur et désolation.

 

 

A l’été 1934, l'organisation de l'Armée de l'Air est virtuellement terminée.

 

La 42ème escadre mixte de Chasse disparaît pour laisser place à la 6ème escadre de Chasse qui sera formée par un ancien Groupe du 2ème Régiment de Strasbourg.

 

Ce Groupe arrive à CHARTRES après un séjour de quelques mois à Reims. Ses deux escadrilles sont :

- la SPA 26 (cigogne allongée)

- la SPA 124 (tête de Jeanne d'Arc)

Ce sera le G.C. 2/6.

 

Notre escadrille de quinze appareils sera scindée en deux :

- la 1ère escadrille sera la SPA 96 (tête de gaulois)

- la 2ème escadrille sera la SPA 12 (fanion Bleu et Blanc)

Ce sera le G.C. 1/6 qui sera commandé par la suite par le Commandant De FONDS LAMOTHE, belle figure d'aviateur de la grande guerre, l'homme aux multiples blessures. C'est toujours avec émotion que je pense à ce chef à l'immense bonté et aimé de tous.

 

La SPA 12 avait été dissoute en 1919 et elle est donc recrée sous le nom de 2ème escadrille du G.C. 1/6, commandée par le Capitaine Hervé ROUSSEAU-DUMARCET.

 

Cette unité en formation sera complétée en effectifs par de nouveaux pilotes et plusieurs mécaniciens ; ces derniers, éléments très jeunes sont issus de la première «fournée» de la nouvelle École des Mécaniciens de Rochefort.

 

Nous reprenons les traditions de la SPA 12, glorieuse escadrille qui s'est distinguée au cours de la Grande Guerre 14-18 avec des «As» comme : De TURENNE, NAVARE, PELLETIER DOISY, NOGUÉS, etc...

 

Cette escadrille a été créée en 1912 par le Lieutenant De BERNIS. Le choix de l'insigne en revient à Madame De BERNIS, marraine de l'escadrille, qui mit cette dernière sous la protection de la Vierge et les couleurs de celle-ci, d'où le fanion triangulaire BLEU & BLANC.

 

Une dizaine d'années plus tard, à la fin de la seconde guerre mondiale, sur le terrain d'Alger - Maison Blanche, j'ai eu un entretien avec le Général PELLETIER DOISY (chacun de nous, dans une guerre différente, avait combattu dans la même escadrille).

 

Sachant qu'il avait été, en 1912, à la formation de celle-ci, je lui posais la question au sujet du choix de l'insigne. Voici sa réponse ; :«Mon cher ami, me dit-il, nous nous trouvions être, dans cette unité, plusieurs camarades ayant fait partie du Racing-Club-de-France. Alors, tout naturellement, l'idée nous est venue de prendre les couleurs du Club d'où le fanion Bleu eu Blanc.». Dans le fond c'était assez plausible mais, dans mon for intérieur, je penchais pour la première version, sans pour autant désavouer notre cher «PIVOLO».

 

Début octobre 1934, nous sommes satisfaits d'apprendre que l'escadrille va se rendre en Provence car, en dehors des campagnes de tirs en mer, on voyage peu dans la Chasse. But de la sortie ; le Roi Alexandre 1er de Yougoslavie doit arriver à Marseille et séjourner quelque temps dans la région. Nous devrons faire quelques démonstrations en vol en sa présence.

 

En fait, nous ne quitterons pas Chartres, car leurs premiers mètres, sur la Canebière, seront fatals au Souverain et à notre Ministre Louis BARTHOU abattus par un terroriste croate. Ce drame bouleversa tout le pays.

 

Fin novembre, c'est avec une grande tristesse que nous apprenons la mort d'Hélène BOUCHER aux commandes de son «Caudron». Avec quelques camarades nous représentons l'escadrille à son inhumation dans le petit cimetière de Yermenonville.

 

L'année avait aussi mal commencé pour nos ailes, car le 15 janvier, «L'Émeraude », rentrant de Saigon avec à son bord le Gouverneur de l'Indochine, s'écrase dans la Nièvre à Corbigny. Parmi les victimes se trouvait Maurice NOGUÉS que j'ai cité plus haut, ancien de notre escadrille SPA 12 et héros de 14-18.

 

Cette année 1934 fera date dans les annales...

 

Outre les nombreux coups durs aéronautiques, la France fut secouée par toutes sortes de drames. Scandales politiques allant jusqu'à bafouer nos anciens combattants. Scandales financiers montés par certains rastas ou français de fraîche date n'hésitant pas à salir notre pays. A croire que la France devenait le paillasson de l'Europe...

 

Assistant à ce cortège de drames successifs, quoique très peinés, nous conservions un moral et un idéal nous aidant à être toujours prêts à servir.

 

 

1935

 

La 6ème escadre change ses «Nieuport 622» pour des «NC 629». Peu de différence entre ces deux types. Pour ce dernier, le 500 CV. Hispano est doté d'un compresseur et les gouvernes de profondeur sont légèrement modifiées.

 

 

1936

 

Le G.C. 1/6 fut le seul Groupe à être équipé de «Loire 46» avec moteur «Gnome» en étoile : avion ayant une belle silhouette et agréable à piloter.

 

C'est également au cours de cette année 1936 que la 22ème escadre de Bombardement de Nuit, stationnée à CHARTRES depuis de longues années, va nous quitter pour ORLÉANS - BRICY. Nous éprouvons une certaine émotion car nous avions de solides amitiés parmi nos camarades bombardiers.

 

A cette belle unité succède le non moins illustre 2è escadre de chasse apportant de Tours son célèbre Groupe des « Cigognes». L'ossature de cette dernière est l'ancien 2ème Régiment de Chasse de Strasbourg.

 

A présent la Base de Chartres est uniquement équipée de chasseurs et, cela, jusqu'à la déclaration de guerre, mais ce n’est que dans les  premiers mois de 1939 pour que nous voyions arriver enfin du matériel vraiment moderne, le «Morane Saulnier 406».

 

Pendant toute cette période, les «Chevrons Verts» de la Chasse couvriront l'Or des blés mûrs de la Beauce...

 

Bulletin de l’A.A.A.M.B.A.C n° 67

Printemps 1986

Roger VANTILLARD

 

 

 

 

 

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 01/2009 – Collection FXB 

 

Les escadrilles de bombardement

photographiées par Joseph Bibert à son arrivée à Chartres

 

1934

 

 

 

Breguet 19

 

Lioré et Olivier 20BN3 - VB 101

Breguet 19 CN2 - 4ème escadrille (C46) de la 42ème EM (2ème Groupe) – Alfred KRIEGER

Lioré et Olivier 20BN3 - 3ème escadrille (VB 101) de la 22ème EB (2èm Groupe) de Chartres

 

Lioré et Olivier 20BN3 - VB 101

 

Lioré et Olivier Lé0 20BN3  - 3ème  escadrille (VB101) de la 22ème EB (2ème Groupe) de Chartres

 

Photographies Joseph Bibert - Droits réservés

 

 

 

Réengagement du sergent Joseph BIBERT

 

 

20 mars 1935

Réengagement pour un un à terme résiliable du sergent Joseph Adolphe BIBERT

 

 

 

 

 

 

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 12/2008 - Un récite de Paul ROPERT (1986) - Pilote à la 5ème escadrille de la 22ème escadre en 1936 

 

 

La « CROISIÈRE d’AFRIQUE du NORD »

22ème ESCADRE de BOMBARDEMENT - AMIOT 143

 

1936

 

 

Coupure de journal BA 122

 

 

 

AMIOT 143 - Cathédrale de CHARTRES - 1936

 

AMIOT 143 - Cathédrale de CHARTRES - 1936

 

 

Début juin 1936

Préparation du départ de CHARTRES de la « CROISIÈRE d’AFRIQUE du NORD »

AMIOT 143 - 22ème Escadre de Bombardement  3ème groupe (CAP115) - 1er groupe (VB109) en bas

 

 

 

Comment se rappeler des événements vieux d'un demi-siècle ! Une mémoire infidèle, un carnet de vol, ce document précieux que l'on conserve comme une relique, donnant des renseignements nets et précis, mais insuffisants ; il reste alors les souvenirs que je vais vous conter.

 

Le 15 juin 1936, douze Amiot 143 de la 22ème escadre, s'envolaient du terrain de CHARTRES pour une mission intitulée «La Croisière d'Afrique du Nord», une belle promenade pour les 72 privilégiés qui y participèrent.

 

Amiot 143   AMIOT 143 - Caractéristiques

 

1ère étape : TOULOUSE

Là, les conditions météo défavorables nous obligent à passer la nuit dans la cité des violettes. Le lendemain matin un ciel clair nous permet de franchir les Pyrénées et aussi de survoler le centre de l'Espagne, un pays montagneux, chaotique et brûlé par le soleil. Aujourd'hui cela a changé, sauf que l'on ne déplace pas les montagnes ; après 4 h 30 de vol, atterrissage à LOS ALCAZARES, terrain de CARTHAGÈNE Revue des équipages passés par un Général espagnol qui prononça quelques mots en français en nous souhaitant la bienvenue et ajoutant qu'il avait été breveté pilote en France et portait, pour cause, le même macaron que nous. Connaissance avec nos nouveaux camarades, réception remarquable comme savent le faire des hommes fiers et généreux, dignes représentants de leur race. L'après midi visite de la cathédrale et tard dans la nuit celle des chapelles !

 

Le17 juin : cap sur MEKNES

Survol de la «MARE NOSTRUM» chère à Blasco Ibanez, puis le Maroc. En arrivant près du terminus de cette étape, un Amiot était immobilisé près du balisage ; il s'était «posé» avant la piste... Le pilote était le chef de mission ; ironie du sort, ce commandant, avant le départ, nous avait recommandé de bien le suivre, car il connaissait le terrain !! Visite de la ville et évidemment du quartier réservé, une véritable ville ! Chez Zou Bida que Pierre Moreau m'avait recommandé comme un haut lieu où seuls les européens avaient accès, nous attendaient de jeunes et ravissantes mauresques venues, parait-il gagner leur dot.

 

Le 18 juin : arrivée à ORAN la SENIA

Quel changement de décor ! Plus d'Européens que d'Arabes, de belles oranaises, souvent d'origine espagnole ou juive que nous admirions en sirotant notre anisette matinale. Le samedi soir nous sommes allés à un bal populaire pour en connaître l'ambiance où j'ai rencontré une Grecque ! Le dimanche, tournée des plages aux environs de MERS EL KÉBIR dont mon camarade DURR, m'avait vanté la beauté, contestable pour le breton que suis. Mais nous n'étions pas venus pour faire du tourisme et deux exercices de bombardement furent effectués par les équipages, ce qui nous permit de voir ce superbe plateau oranais avec ses vignobles et ses immenses champs de blé dur.

 

Le 24 juin : départ pour BLIDA

Non pas pour visiter la fameuse grotte des singes, mais pour permettre la visite d'ALGER LA BLANCHE que nous regagnons en car. La Corniche, la rade, la mer, la rue de l'Isly, que tout cela nous a semblé beau !

 

Le 25 juin : direction Tunis

Après 3 h 25 de vol, atterrissage à EL AOUINA. Cette capitale m'a semblé être avant tout une ville méditerranéenne, un mélange de races, de langues et de couleurs. L'avenue de Paris, véritable fourmilière où tout le monde semblait heureux. J'y suis retourné il y a une douzaine d'années ; quelle déception ! Tout était triste…

 

Le 26, juin : circuit des plages, Carthage et ses environs

 

Le 27 juin : première étape du retour

Oran était notre 1ère étape après 6 h de vol à 4000m; le lendemain MEKNÈS et le 29, direction la France. Un temps de cochon à l'approche de la frontière nous obligea à contourner le cap de CREUS au ras des flots sous une pluie battante et de faire escale à Perpignan après 6 h de vol. Le 1er juillet nous étions de retour à la cité des Carnutes après avoir effectué 41 h de vol ? Des photographies officielles de chacun des 12 équipages et une avec tous les membres de la mission réunis furent prises en souvenir de notre odyssée…

 

Bulletin de l’A.A.A.M.B.A.C n°68

Hiver 1986

Paul ROPERT

adj/C pilote à la 22ème Escadre en 1936

1908/1994

 

 

22ème Escadre de Bombardement de Chartres - Amiot 143 - 1936

 

1er Juillet 1936

Retour à CHARTRES de la « CROISIÈRE d’AFRIQUE du NORD »

AMIOT 143 - 22ème Escadre de Bombardement – Appareil appartenant à la 1ère escadrille

 

Le Colonel MARTIN qui commandait la 22ème Escadre se trouve au centre, entouré du Commandant CAPPART à sa gauche et du Commandant ROUSSELET

Le premier Groupe est à gauche et le second Groupe à droite

 

 

 

Quelques équipages

 

Adjt LUCAS

Lt de SAINT-MARS

St WITTMANN

Cne GAUJOUR

Adj Chef JOURET

Adjt CHAUME

S/Lt GIRARDOT

St MAZEREAU

S/Lt BALLANDRAS

Adjt DE BAR

St Chef NOISEUX

St BRULÉ

St Chef RAGE

Adjt CHENEVIÈRE

St MARTIN

St Chef MASSON

Adjt YGONNET

St Chef MARIE

Adjt CBROQUART

St Chef TRICOT

St MERCADER

St RENARD

St Chef LE BAIL

St PICAULT

St BOURGUIGON

St MANIFASSIER

St BOUREL

S/Lt LAFARGUE

St Chef PORTET

St TRUCHOT

 

 

 

 

 

St BEDENNE

St BOURGUIGNON

Cne SABLIER

St PERONNÉE

St ZIMMER

St PUJO

St BOUSSION

S Lt HASSIER

St BELLENGER

St Chef LE SAOUT

St BOIRE

St Chef RAMONDO

Adjt BRIDONNEAU

Cdt CAPPART

St Chef PAPIN

St Chef ROPERT

Cne BODIN

St GILLOT

Adj Chef TRONTIN

Lt FOUCHÉ

St Chef LE HEIGET

 

St CAPEILLÈRE

Adt PIERRE

S/Lt MORIZE

Adj Chef LEFEBVRE

 

St Chef BOISMERY

 

St Chef SICCART

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

 

Groupe 1/22  - 1ère escadrille  Groupe 1/22 - 2ème escadrille         Groupe 2/22 - 3ème escadrille  GRoupe 2/22 - 4ème escadrille

 

Images - FX-Bibert – 2010

 

 

Bombardier Amiot 163 - 22ème Escadre - Chartres

Bombardier Amiot - 22ème Escadre - Chartres

Bombardier Amiot 143 - 22ème escadre - Chartres

 

Eté 1936 - Après la  « CROISIÈRE d’AFRIQUE du NORD »

Des AMIOT 143 de la  4ème escadrille (CAP 115) de la 22ème Escadre de Bombardement (2ème Groupe) de Chartres

En bas, l’appareil n°12 codé « 11 »

Collection Franck Roumy – Droits réservés

 

 

 

Profil 3 vues du Bombardier Amiot 143

 

 

AMIOT 143 - Profil

 

 

 

 

 

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03/2009 - Collection FXB

 

BA 122 – CHARTRES - 6ème ESCADRE DE CHASSE

Les LOIRE 46 (850 CV – 360 km/h) remplacent les NIEUPORT 629 (500 CV – 270 km/h)

... mais les « chasseurs modernes », ailes basses et train rétractable, se font attendre...

 

Hiver 1936/1937

 

 

Loire 56 - GC II/6 - Chartres

 

LOIRE 46

GC  II/6 - 3ère ESCADRILLE – Cigogne allongée

 

 

Loire 46 - GC I/6 - ChartresLoire 46 - GC 1/6 - Chartres

Loire 46 - GC I/6 - Chartres

 

LOIRE 46

GC 1/6 - 1ère ESCADRILLE - Tête de gaulois

 

Archives personnelles de Joseph BIBERT

 

Voir les profils 3 vues du Loire 46

 

 

 

Loire 46 - Chartres

 

Loire 46 - Chartres

Loire 46 - Chartres

Loire 46 n°16 – GC /II/6 4ième escadrille (SPA 124)

Loire 46 n°?? – GC I/6 2ème escadrille (SPA 12)

Loite 46 n°38 – GC II/6 3ème escadrille (SPA 26)

 

Loire 46 - Chartres

 

Loire 46 - Chartres

Loire 46 - Chartres

Loire 46 n°20 – GC I/6 1ère escadrille (SPA 96)

Loire 46 n°39 – GC II/6 3ème escadrille (SPA 26)

Loire 46 n°51 – GC I/6 2ème escadrille (SPA 12)

 

Loire 46 - Chartres

 

Loire 46 - Chartres

Loire 46 - Chartres

Loire 47 n°37 N-155 – GC II/6 4ème escadrille

Loire 46 n°8 N-095 – GC II/6  4ème escadrille

Loire 46 n°39 N-157 – GC II/6 3ème escadrille (SPA 26)

 

Profils et photographies de différents LOIRE 46 de la BA 122 de CHARTRES

avec et sans camouflage, entre 1937 et 1938

 

Avec  l’aimable autorisation de Jacques Moulin – Droits réservés

Document’air n°3 – Avia Editions

 

Nieuport 629 - GC 1/6 - Chartres

 

NIEUPORT 629

GC 1/6 - 2ème ESCADRILLE – Fanion Bleu et Blanc

 

Archives personnelles de Joseph BIBERT

 

 

Nieuport 629 - GC I/6 - Chartres

 

 

Nieuport 62 - Noettinger

 

Nieuport 62 – Dessin de Jacques Noettinger

 

 

 

 

 

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 11/2008 - FXB

 

Le GAO 504 et les Autogires

 

1937-1939

 

 

Autogyre Loiré et Olivier LéO C.30

 

« La Vie Aérienne » du 4 juin 1936 et du 25 mai 1938

 

Le Groupe Aérien d’Observation 504 (GAO 504) créé à CHARTRES en juillet 1937, et qui était équipé de Potez 390, reçut 4 autogires Lioré & Olivier LéO C.30 fin 1938. Ces appareils n’ont pas été réellement opérationnels lors de la déclaration de guerre, faute de doctrine d’utilisation et sans couverture aérienne. Les quelques photos, dessins ou maquettes ci dessous représentent des appareils d’autres unités, faute de clichés pris à Chartres.

 

Si ces appareils sont généralement peu connus, tous les riverains de l’aérodrome se souviennent pourtant avec une certaine frayeur de leur passage hésitant et bruyant juste au dessus des toits du faubourg Saint-Chéron... Ce sont les appareils n°12, 45, 57 et 59 qui ont volé dans le ciel de Beauce ; le GAO 504 a aussi participé à des manœuvres dans l’ouest de la France en mai et juin 1939 avec les n° 47 et 59.

 

 

Autogyre LIORE et OLIVIER LéOC30

Collection Jacques Moulin – Droits réservés

 

 

   

 

 

Autogyre Loiré & Olivier C.30Autogyre Loiré & Olivier LéO C.30

 

Accident de l’autogire LéO C.30 n°22

 

Le pilotage de ses engins appelés communément « Marguerite » n’était pas chose facile, comme le prouve ces deux photographies faites au C.P.P. (Centre de Perfectionnement au Pilotage) de Salon de Provence le 11 mars 1938.

 

Collection Jean Menneglier – Elève à l’Ecole de l’Air de Salon de Provence - Droits réservés

 

 

 Je recherche les « rares » photographies des autogires de Chartres – Merci d’avance 

 

Lien vers quelques informations techniques sur l’autogire Lioré & Olivier C.30

 

 

 

 

 

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 12/2008 - AÉRO JOURNAL n° 40 - Christian Jacques EHRENGARDT 

 

 

Les DEWOITINE 500 (501/510) de la 2ème escadre de Chasse

 

1937 - 1938

 

 

Dewoitine 501/510 - Chartres

 

GC II/2 – 3ème Escadrille (SPA 65) – D.501 n°131 – Capitaine Calonne d’Avesnes, Commandant de l’escadrille

GC II/2 - 4ème escadrille (SPA 57) – D.501 n°248

 

 

Dewoitine 501/510   Dewoitine 501/510

 

GC I/2 : D.501 n°188 - 2ème escadrille – Accidenté en 1937 1937   et    D.501 n° 189 - 2ème  escadrille (fête de l’air à Villacoublay du 10/07/1938)

 

 

 Dewoitine 501/510

 

GC II/2 - D.501 n° 131 – 3ème escadrille - Appareil du capitaine Calonne d’Avesnes -  Commandant de l’escadrille

 

Collection J. Mutin et Musée de l’Air – Droits réservés

 

 

Dewoitine 501 - Jacques Noettinger

 

Dewoitine 501 – Dessin de Jacques Noettinger

 

 

Liens vers les planches  des profils des DEWOITINE :  500 - 501 - 510

 

Lien vers un dessin original à la craie d’un DEWOITINE 501 réalisé avant guerre par un aviateur de la BA 122

 

Archives personnelles FXB

 

 

 

 

 

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PRISES D’ARMES sur la BASE AÉRIENNE 122 de CHARTRES

 

17 février et 16 mars 1938

 

 

    Légion dHhonneur - Colonel PINSARD    Prise d'armes - Chartres BA 122

 

 

BASE AÉRIENNE 122 - CHARTRES - Prises d’armes des 17 février et 16 mars 1938

 

 

 

 

 

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 12/2011 – Contribution famille ROBERT    NEW

 

 

 

Général d'HARCOURT - Satisfaction pour le lt-colonel ROUGEVIN-BAVILLE  - Diplôme Lucien ROBERT

 

A l’automne 1935, suite à de multiples incidents, accidents et déboires divers subis à cause du matériel par les escadrilles de chasse de la 6ème Escadre Aérienne à Chartres, le Général d’HARCOURT, commandant par intérim le 2ème Corps Aérien, dont elle fait partie, adresse au lieutenant-colonel ROUGEVIN-BAVILLE, son Commandant, un témoignage de satisfaction. Celui-ci sera ensuite transmis nominativement à chacun des personnels de l’Escadre : ci-dessus, le diplôme du sergent mécanicien Lucien ROBERT du GC I/6, qui sera affecté ultérieurement au GC III/6, pieusement conservé dans son carnet de vol.

 

 

 

 

 

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 10/2008 - Photo-montage FXB

 

L’Arrivée des nouveaux chasseurs « MORANE SAULNIER 406 » à CHARTRES

 

1939

 

 

Cliquez sur les liens  ci-dessous pour voir les deux photographies originales ayant servies au photomontage :

Morane Saulnier 406 n° 169

Cathédrale de chartres

Morane Saulnier MS 406 - GC II/6 - Chartres - Photomontage

 

Le Morane Saulnier MS 406 n° 169 du GC III/6 - Parc Aviation 22 - Chartres – 1939

Cet avion a été mis en pylône par le sergent-chef Joseph KULLING le 26 juillet 1939 à Chartres

Il sera détruit lors du très grave accident du Sergent GROSDEMANCHE du 30 septembre 1939 à Bouillancy

 

 

Morane Saulnier MS 406 - GC II/6 - Chartres 

 

Un Morane Saulnier MS 406 du GC II/6 – 3ème escadrille – SPA 26 -  Parc Aviation 22 - Chartres – 1939

face à un alignement de Loire 46 encore utilisés pour la formation des pilotes

 

Remerciements à Olivier Baillon pour ce magnifique document – Droits réservés

 

Site Internet - Air Insigne - Olivier BAILLON 

 

Visitez le site « Air Insignes » d’Olivier Baillon

Une collection impressionnante...

Cliquez sur la bannière ci-dessus

 

 

 

 

 

NEW 11/2011

 

Le FARMAN 190/192 de l’Aéro-club de CHARTRES

 

Avril 1939

 

 

 

Le FARMAN F.190 n°17 est acquis par la CAF (Compagnie Aérienne Française) en 1929. Il est loué par la société Columbia pour transporter l'orchestre « Alexander » qui accompagne le Tour de France des avions de tourisme en juin1932. Il est cédé à l'Aéro-club de Chartres en mars 1939. Son changement de type (F.192) est enregistré le 15 mai 1939.

 

Tout savoir sur les Farman 190 sur le site « Crezan Aviation »

Voir ce même avion en 1932 sur la page « Jean Bétrancourt »

 

 

 

 

 

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 11/2011 – Contribution de Jean-Paul BONORA  NEW

 

 

Le service militaire et les classes d’un soldat anonyme à Chartres en 1939

 

Eté 1939

 

 

Album Chartres 1939

 

Album Chartres 1939

 

Une page originale et une page reconstituée de l’album d’un soldat français effectuant son service militaire à Chartres en 1939

Sur la première photo, en haut à gauche, les soldats présentent deux journaux :« Frou-Frou » et « L’Os à Moëlle »...

(Deux agrandissement de photos de cet album ci-dessous)

 

 

 

Album Chartres 1939

 

 

Eté 1939

Un groupe de soldats pendant leur service militaire sur la Base Aérienne de Chartres

 

 

 

Album Chartres 1939

 

 

Eté 1939

Un aviateur de la base aérienne de Chartres en grande tenue devant un des 4 Potez 63 du Groupe de Chasse GC III/6

 

 

 

 

Remerciements à Jean-Paul Bonora pour ces magnifiques documents – Droits réservés

 

 

 

 

 

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 01/2010 – Collection Philippe Menneglier 

 

 NOUVEAU JANVIER 2010 (à suivre) 

 

 

Le Centre d’Instruction à la Chasse (C.I.C.) de  Chartres

 

09/1939 – 06/1940

 

 

Lire aussi le témoignage exceptionnel de Jean MENNEGLIER, sous-lieutenant de l’Ecole de l’Air, en formation au CIC de Chartres,

entre octobre 1939 et février 1940 – Cliquez sur l’image ci-dessous

 

 

 

 

En septembre 1939, après que tous les Groupes de Chasse basés à Chartres aient gagné les terrains de campagne sur lesquels ils avaient été affectés, les installations se la base de Chartres furent utilisées pour mettre en place un C.I.C. : Centre d’Instruction à la Chasse.

 

Les deux C.I.C. de Chartres et de Montpellier constituaient le dernier maillon avant l’affectation des pilotes aux unités combattantes. Il fallut plusieurs mois avant que les moyens ne se mettent en place et qu’ils n’atteignent un certain degré d’efficacité. Début octobre 1939 il n’y a à Chartres qu’une vingtaine de MS 405 ou 406, une dizaine de Curtiss H.75 et une dizaine de Bloch 151. Beaucoup d’avions ne disposent ni de viseurs, ni de canons. Le champ de tir est indisponible, et il n’y a de toutes façons pas d’armuriers ! Les mécaniciens en nombre notoirement insuffisant ne peuvent faire face aux multiples pannes et surtout aux nombreuses casses liées à l’inexpérience des élèves sur des chasseurs rapides, avec des ailes basses, des trains d’atterrissage rentrant et un poste de pilotage fermé...

 

Accidents de chasseurs modernes enregistrés au C.I.C. de Chartres pendant les 4 derniers mois de 1939

 

Date

Type

Numéro

23/09/1939

MORANE

N° 608

23/09/1939

MORANE

N° 232

29/09/1939

CURTISS

N° 133

29/09/1939

CURTISS

  17

03/10/1939

CURTISS

N° 119

06/10/1939

CURTISS

N° 131

07/10/1939

BLOCH

N° 110

19/10/1939

BLOCH

  39

24/10/1939

BLOCH

  32

09/11/1939

MORANE

N° 446

20/11/1939

MORANE

N°1082

21/11/1939

CURTISS

N° 128

30/11/1939

BLOCH

  31

30/11/1939

MORANE

N° 644

06/12/1939

MORANE

N° 670

11/12/1939

BLOCH

  82

 

 

Le C.I.C. de chartres aurait du comprendre normalement deux Groupes de deux escadrilles de 12 avions chacune, avec un total de 54 chasseurs monoplaces dit modernes, un Groupe d’entraînement de 20 appareils (10 Hanriot HB.182 ; 5 Potez 630 et 5 Simoun) et un Groupe de remorquage de 9 appareils (5 Potez 25 et 4 LéO 20 ou Bloch 200). Jamais ces chiffres ne furent atteints et tous un tas d’autres modèles divers et variés, quasiment impossible à maintenir en état se retrouvèrent au Centre. Coté insignes, les différents auteurs parlent de « Thermomètre », de « Donald au gourdin », de « Bébé barbu »de « Piaf au bonnet et au boulet » et aussi de « Avion buvant le biberon », mais malheureusement l’iconographie de cette époque à Chartres est assez pauvre et il faut rester prudent ; des recherches complémentaires sont donc à faire. Le « Donald » , apparu sur les appareils des pilotes convoyeurs de chez Curtiss venus en France en 1939, semble être devenu la marque personnelle du célèbre Léon Cuffaut, chef d’escadrille au C.I.C. à partir de mars 1939, puisqu’on le retrouve en 1944 sur ses Yakolev russes au Normandie-Niemen. Récemment, une photo du MS 406 n°626 portant la magnifique « Hirondelle » ci-dessous a été découverte ; son dessin en aurait été fait par le sous-lieutenant Jean Menneglier pendant l’hiver 1939 pour la 2ème escadrille du 1er Groupe, mais il s’agit peut-être d’un insigne personnel (cliquez sur les images pour les agrandir).

 

Insigne CIC Chartres ???       Insigne Donald au gourdin - CIC de Chartres                         Insigne Hirondelle - CIC Chartres

 

 

 

 

La composition du C.I.C. de Chartres

(Recherches complémentaires en cours)

 

 

Commandant du Centre :

Commandant Raguenet de Saint-Albin : rappelé au commandement du GC I/4 le 15 mai 1940.

Lieutenant-colonel Nuville : signe en temps que « commandant l’Escadre de Chasse » début juin à Cazaux.

 

Section d’entraînement :

Commandants : Lieutenant Perron jusqu’en janvier 1940, puis capitaine Malinvaud de février  à juin.

Matériel : 1 ou 2 MS 406, D.500-501, MS 230, NAA 57, Potez 25, etc.

 

1er Groupe :

Commandants : Commandant Rabatel jusqu’en mai 1940 – Capitaine Goubault (signe les carnets et registre début juin).

 

1ère escadrille :

Commandants : Lieutenant Ozanne (de septembre 1939 au 18/04/40 : mutation au GC III/10) – Lieutenant Boissel (du 25/02/40, en provenance du GC II/3, au 17/05/40 : mutation au C II/2) – Successeur inconnu.

Matériel principal : MS 406.

 

2ème escadrille :

Commandants : Lieutenant Pissotte (de septembre 1939 au20/03/40 : mutation au GC III/2 – Sous-lieutenant Odobez.

Matériel  principal: MS 406

 

2ème Groupe :

Commandants : Capitaine Waddington

 

3ème escadrille :

Commandants : Capitaine ???? (illisible sur les carnets de vol) jusqu’en mars 1940. – Sous-lieutenant Cuffaut (à partir du 27/03/40)

Nota : Cuffaut passe en Afrique du Nord entre le 20 et le 25/06/40, après le départ du CIC à Cazaux.

Matériel principal : Curtiss H.75, plus des Bloch 151 après le 02/05/40.

 

4ème escadrille :

Commandants : Sous-lieutenant Troyes (de septembre 1939 au 07/03/40 : mutation au GC II/3) - Lieutenant Bugnet (du ??/ ??/ ??, en provenance du GC II/2)

Nota : Bugnet est connu au C.I.C. à partir de février 1940)

Matériel principal : MS 406 et Bloch 151.

 

Nota :

1) Toutes les escadrilles utilisaient aussi pour l’entraînement quelques D.500 (ou 501) et des Simoun.

2) Le C.I.C. a reversé la plupart de ses chasseurs modernes en renfort aux Groupes au front vers la mi-mai 1940 et n’a plus fonctionné à Cazaux qu’avec des D500 (ou 501). Il a perçu cependant quelques nouveaux MS 406 à partir du 13/06/40.

3) Le transfert du Centre d’Instruction à la Chasse de Chartres sur Cazaux a commencé le 23 mai 1940 et les réserves d’essence de la base ont finalement incendiées le 14 juin 1940 sur ordre de Jean Moulin, alors préfet d’Eure et Loir.

 

Eléments connus au 01/01/2010

 

 

CIC CHARTRES

 

Tampons et signatures – CIC de Chartres – Hiver 1939

 

 

 

Aérodrome de Chartres - Centre Instruction à la Chasse

 

 

Hiver 1939

Les Morane Saulnier 406 du premier Groupe du C.I.C. de CHARTRES, plein Ouest vers la Cathédrale

 

Morane 406 n°603 du CIC de Chartres

 

Aerodrome deChartres - Morane MS 406 - C.I.C.

 

 

Les Morane Saulnier 406 du premier Groupe du C.I.C. de CHARTRES devant leur hangar

 

 

Aerodrome de Chartres - Emmanuel PORODO - MS 406

 

 

Emmanuel PORODO en tenue de vol

Jeune sous-lieutenant de l’Ecole de l’Air- Promotion 1937 « MÉZERGUES »

C.I.C. de CHARTRES – 1er Groupe – 2ème Escadrille

 

 

 

Remerciements à Philippe Menneglier pour ces magnifiques documents – Droits réservés

 

 

 

 

 

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 01/2010 – Collection Marc Doucet 

 

 NOUVEAU MARS 2010 (à suivre) 

 

 

L’occupation du terrain d’aviation de Chartres par la Luftwaffe

 

06/1940 – 08/1944

 

 

 

« Sur l’aérodrome de Chartres » – « Hangar de la 4ème escadrille » (du II/KG55 - Major von Lachemaier puis Major Kles) – « Piste d’envol »

Première page de l’album d’un aviateur allemand basé à Chartres entre 1940 et 1944

Bombardiers Heinkel 111 P-2

 

 

Heinkel III - 4.KG55   Greif du KG55

 

Profil d’un Heinkel 111 P-2 de la 4./KG55 (Escadrille) du II/KG55 (Groupe) basé à chartres entre 08/1940 et 06/1941 avec le code G1 et l’insigne du « Greif » (Griffon)

 

 

Heinkel 111 4.KG55   Heinkel 111 - 4.KG55

 

Le même avion avec son camouflage pour les missions de nuit

 

 

Heinkel 111 - Bataille d'Angleterre

 

Chargement d’une bombe sur un Heinkel 111 avant le départ d’une mission lors de la bataille d’Angleterre – Octobre 1940

 

 

 

 

 

 

 

Epaves d’avions français : Potez 631 – Loire 46 - Bloch 152

Morane Saulnier 230 – Dewoitine 500

 

Les troupes allemandes s’installent sur la BA 122

 

 

 

Heinkel 111 – Missions de nuit

 

 

Heinkel 111

 

 

 

 

Heinkel 111

 

 

Heinkel 111

 

 

 

Remerciements à Marc Doucet pour ces magnifiques documents – Droits réservés

 

 

 

 

 

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 06/2009 

BOMBARDEMENT AMÉRICAIN

du camp allemand d’entraînement des pilotes

par l’ « U.S. 8th Air Force »

28 mars 1944

 

 

Bombardement du terrain d'aviation de Chartres - 28 mars 1944

Bombardement du terrain d'aviation de Chartres - 28 mars 1944

 

BOEING B17 « Flying Fortress »

survolant Chartres et le terrain d’aviation d’ouest en est

 

Documents NARA

 

 

 

 

 

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BASE AÉRIENNE 122 – APRÈS LA LIBÉRATION DE CHARTRES

 

23 août 1944

 

 

BA 122 - Chartres - Le Général de Gaulle le 23 août 1944 - Avant la libération de Paris        BA 122 - Chartres - Le Général de Gaulle le 23 août 1944 - Avant la libération der Paris

 

Le Général de Gaulle....

... pendant que la 2ème  DB de Leclerc libère Paris !

 

Paris outragé, Paris brisé, mari martyrisé, mais Paris libérée...

Ecoutez : Reportage de l’arrivée du Général de Gaulle à Chartres par la “Radio Canada” - Ses discours...

 

Paris outragé, Paris brisé, mari martyrisé, mais Paris libérée...

Ecoutez : “...Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré...”

 

 

Libération de Chartres - 15 août 1944

 

Rare photographie de l’arrivée des troupes américaines au centre-ville de Chartres – 15 août 1944

 

 

 

 

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Ils ont commandé l’Aviation à Chartres

 

 

ÉCOLE d’AVIATION MILITAIRE DE CHARTRES

 

Commandant FASSIN

1915/1919

22ème RABN

 

Colonel MICHAUD

1922/1924

Lieutenant-colonel MÉNARD

1924/1924

Colonel BERDALLE

1924/1925

Colonel JAUNAUD

1925/1928

Colonel GARDES

1928/1930

Colonel MAGNIN

1930/1933

Colonel VASSELOT de RÈGNE

1933/1934

BASE AÉRIENNE

 

Colonel MARTIN

1934/1936

Colonel HÉBRARD

1936/1937

Colonel PINSARD

1937/1939

Général MUIRON

1939/1940

 

 

 

 

ACCIDENTS

 

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 11/2009 – Recherches FXB 

 

 

La longue liste des accidents d’avion à Chartres

 

1923 - 1939

 

 

Coupurede journal BA 122    Article de journal BA 122    

 

26 mai 1923 – Chartres (28)

(+) Sergent ROECKEL – Soldat LOUAPRE – Soldat ? SANDRE

FARMAN GOLIATH : 1er Groupe – 22ème RA

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

24 avril 1924 – Chartres (28)

Lieutenant Henri LEVEQUE (blessé)

FARMAN GOLIATH : 4ème escadrille - 2ème Groupe - 22ème RA

 

 

L’aviateur Henri Lévêque était rentré dans l’aviation militaire le 16 janvier 1915. Il participa à 99 missions de guerre dans l’aviation de bombardement pendant la première guerre mondiale et obtint 3 citations : à l’ordre de l’aéronautique en 1917, du Corps d’Armée et de l’Armée en 1918 et il devint officier après son succès aux E.O.A., dans la première promotion P.N. (Personnel Naviguant) de 1922.

 

Il nous a laissé le récit de cet accident :

 

«  A ma sortie de Versailles, en 1923, j’ai été affecté à Chartres au 22ème Régiment de Bombardement de nuit. Deux Groupes, à deux escadrilles chacun, le composaient. Ils étaient équipés de Farman Goliath, gros bimoteurs de plus de 20 mètres d’envergure, triplaces, version militaire de l’avion utilisé sur la ligne Paris-Londres. Accessible par la place arrière, un couloir, dans lequel était placé le lance-bombes, desservait le poste du pilotage et la place avant du navigateur. Le tout était à l’air libre.

 

Le terrain (en 1923 le mot « base » n’étaient pas encore utilisé), séparé par des faubourgs de la ville par une caserne où logeaient les soldats et installés les différents services, était limité s’un coté par la route de Paris, d’un autre à angle droit par un petit chemin vicinal public qui le séparait de la caserne ; il s’étendait à perte de vue sur la plaine beauceronne. Les hangars du premier Groupe (escadrille 1 et 2) étaient implantés légèrement en retrait de la route de Paris, ceux du deuxième Groupe (escadrille 3 et 4 à laquelle j’appartenais), le long du petit chemin. Le mien, le dernier de la file, était à une centaine de mètre du terrain signalée par des balises basses et blanches. Pour l’atterrissage dans des directions proches du nord, on utilisait cette trouée qui faisait éviter le survol de la caserne et des hangars.

 

A une centaine de mètres à gauche de mon hangar, dans une zone du terrain jamais utilisé, une petite bosse qui ne présentait pas de danger était néanmoins, et par mesure de sécurité, en cours d’arasement. Deux soldats par escadrille étaient désignés chaque jour pour ce travail. Au fur et à mesure qu’elle était piochée, la terre était transportée par des wagonnets et étalée en bordure du petit chemin. Les rails étaient là en permanence, les wagonnets étant garés la nuit contre mon hangar.

 

Avec mon chef d’escadrille, lieutenant observateur, nous avions décidé de tester le Goliath sur le parcours de nuit Chartres-Dijon, aller et retour sans escale. A l’époque on volait à vue. Les boussoles même compensées, étaient peu fiables et en l’absence de météo on ne pouvait déterminer un cap. A l’aller nous devions survoler Orléans, Gien, Clamecy, Avallon, Dijon. Là, il fallait effectuer deux tours de piste et lancer des fusées vertes (notre heure de passage devant être relevée au sol). Le retour se faisait par Auxerre, Joigny, Pithiviers, Chartres soit 700 kilomètres à 2000 mètres d’altitude. Cela représentait cinq heures et demies à six heures de vol : départ à 22 heures, passage au dessus de Dijon vers une heure du matin, retour au bercail aux environs de 4 heures. Sur le terrain, les feux d’atterrissage restaient allumés ainsi que trois projecteurs ; les faisceaux dirigés sud-est serviraient de repère en cas de besoin.

 

Le temps était beau et les nuits claires depuis plusieurs jours. Mon chef d’escadrille, à l’avant, me fera la route, mon premier mécanicien étant assis près de moi dans le couloir, le deuxième à la place arrière. Je décolle à 22 heures ; face au sud-ouest j’effectue un large virage de 180° qui me ramène à cinq cent mètres d’altitude au dessus des faubourgs de la ville où nous devons attraper la route d’Orléans. Je vois à un ou deux kilomètres le terrain éclairé ; les moteurs tournent rond ; tout va bien ; nous allons faire un beau voyage. Soudain et brusquement, un feu violent se déclare à la place avant où se trouve tout le dispositif électrique (batteries d’accumulateurs, nombreuses connections de câbles pour l’éclairage de différents postes). Je pense qu’un court-circuit a mis le feu au fuselage. Une fumée âcre et épaisse, aspirée par l’appel d’air dû à l’inclinaison de mon pare-brise, tourbillonne dans le poste de pilotage et me bouche par moment la vue vers l’avant. Je vire immédiatement et reviens vers le terrain pour tenter d’atterrir. Deux fois je me suis levé pour prendre une bouffée d’air extérieur.

 

L’incendie dura peu de temps, 25 ou 30 secondes. Il s’éteignit aussi brusquement qu’il s’était allumé. J’ignorais si ce n’était qu’un répit, mais je le mis à profit rapidement et plutôt que de passer au dessus de la caserne et des hangars, je me dirigeais vers la trouée pour atterrir en bordure du terrain. J’ai dû bien manœuvrer car je me suis retrouvé face à elle, à quelques mètres du sol, en position d’atterrissage ; peut-être que mon Goliath, comme les vieux chevaux qui reviennent seuls à l’écurie avec leur cocher ivre et ou endormi, m’y a-t-il aidé... Après ces minutes angoissantes, j’étais enfin rassuré ; quoiqu’il arrive, des secours étaient sur place. Le personnel qui avait sorti l’avion était toujours là.

 

Alors pourquoi ai-je voulu éviter le terrassement et les rails vers lesquels je roulais et que j’aurais franchi vraisemblablement sans dommage ? J’ai obliqué vers la droite, mais dans le noir je n’y voyais pas très bien et je ne me croyais pas aussi près de mon hangar. A peine avais-je entamé ma manœuvre que j’entendis le plan inférieur frotter sur le bord du toit. L’avion pris de la gîte, le plan gauche toucha le sol et le tout se termina par un cheval de bois de 180 degrés. Il n’y eut pas de choc mais la vitesse aidant, mon beau Goliath, tout de bois et de toile, parti de là fringant un quart d’heure plus tôt, gisait en morceaux sur le coté de son hangar. Cependant il ne brûlait pas ! Mes trois passagers furent debout tout de suite. Je restai allongé incapable de bouger. Le palonnier sur lequel j’agissais, revenu brutalement vers l’arrière, m’avait fracassé la jambe.

 

(...) Je suis resté à l’hôpital le temps d’une grossesse, couché avec un plâtre ouvert au niveau de la plaie pour les pansements qui me prenait le pied et montait jusqu’à la fesse. (...) J’ai quitté l’hôpital courant janvier 1925, boitant, la jambe cintrée et six centimètres de tibia en moins.

 

Je n’ai su que trois jours après mon hospitalisation par des camarades venus me visiter qu’une fusée rouge s’était allumée spontanément. Eh bien, pendant et après la guerre, des milliers de vol de nuit ont été effectués par des avions emportant des fusées en vrac dans la carlingue ; mais je n’ai jamais entendu dire que l’une d’elles s’étaient permis une pareille fantaisie. » (bulletin de l’A.A.A.M.B.A.C n°69)

 

Nota : Médaillé militaire, chevalier de la Légion d’Honneur, le capitaine Lévêque a été placé en congé du P.N. en novembre 1940.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure journal BA 122

 

28 novembre 1924 – Chartres

(+) Sergent Louis HENRY et Soldat Charles FORGET

SPAD n°34 : 22ème RA

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

13 mai 1925 – Place de la Poissonnerie - Chartres (28)

(+) Lieutenant Henri SIMON

DEWOITINE D1 C1 : 3ème escadrille – 22ème RA

 

Chartres - Place de la Poissonnerie - Accident d'avion

 

Les débris de l’avion, place de la Poissonnerie – En arrière-plan, la « Maison du « Saumon »

 

Dans les premiers mois de 1926 une plaque commémorant cet accident, à la mémoire de l’aviateur, fut apposée à l’endroit même de la chute, en présence d’un détachement du « 22 » dont faisait partie le soldat pilote DE VOOS qui a eu la tristesse de constater 60 ans plus tard, lors d’un retour à Chartres à l’occasion d’une réunion des anciens de la BA 122, qu’elle avait malheureusement disparu...

 

IDENTIFICATION DE L’APPAREIL :  Le gouvernail indique sans ambiguité le type de l'appareil, qui fut une rareté dans l'Armée de l'Air. C’est l'un des 3 Dewoitine D1 C1 de présérie, en fait le Dewoitine D1bis n°2 que Messieurs Danel et Cuny citent dans leur excellent ouvrage "Les avions Dewoitine":

"En février 1924, à la demande de Dewoitine, le D.1 n°2 revient en usine pour transformation en D.1 bis (voilure surélevée). Aprés cette modification, il servit tout d'abord de maquette pour l'usine de Colombes de la SECM (Société d'Emboutissage et de Constructions Mécaniques" qui mettait en route la production des D.1 de série. Il regagna la CEPA de Villacoublay dans ls débuts de 1925. Ce D.1 bis n°2 fut détruit accidentellement à Chartres le 13 mai 1925. L'accident coûta la vie aau Lieutenant Simon, détaché du 22° Régiment d'Aviation, qui volait sur D1 pour la première fois. Au cours d'une séance d'acrobatie, l'avion, à la fin d'une boucle à 1000 m d'altitude, effectua deux tours de vrille et s'écrasa au sol, à la verticale, avec ses ailes repliées le long du fuselage..."

Les D1 ne furent finalement pas pris en compte par l'Armée de l'Air mais transférés à la Marine.

Merci à Michel Barrière pour ces précisions

 

DEWOITINE D1C1 de la Marine

 

Un Dewoitine D1C1 de la Marine

 

 

 

 

 

 

 

15 octobre 1925 – Cimetière de Saint-Chéron (28)

FARMAN GOLIATH ??? : 22ème RA

 

Lien pour retourner vers les photographies de cet accident plus haut dans cette page

 

 

 

 

 

 

15 juillet 1927 – Voves (28)

FARMAN GOLIATH ??? : 6ème escadrille -22ème RABN  - Pilote : lieutenant GUÉMARD

 (+) Lieutenant GUÉMARDt

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

SPAD ??? : 34ème d’aviation du Bourget

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

13 juillet 1928 – Chartres – Rue Saint-Chéron (28)

(+) M. MANCEAU (civil)

FARMAN GOLIATH F.63Bn4 : 22ème RABN – Pilote : sergent LE BAIL

Cet accident correspond sans doute aux photos transmises par M. Claude WARCONSIN

 

Lien pour voir des photographies de cet accident plus haut dans cette page

 

 

Lés débris de l'appareil dans le jardin où il tomba après avoir défoncé le toit

de la maison que l’on voit dans le fond

(Le Petit Journal)

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

7 août 1928 – Luzy (58)

(+) Capitaine Raymond LABBÉ – Adjudant-chef Louis LE BOURHIS - Sergent Henri BODIN – Sergent Marcel PICARD

FARMAN GOLIATH F.63Bn4 :22ème RABN

Un appareil de même type de la 1ère escadrille sera baptisé « LE BOURHIS » en hommage au pilote disparu

 

 

Lien pour voir les photos de la collection BOURGUIGNON plus haut dans cette page

 

Voir les 8 documents d’archives du dossier de Louis LE BOURHIS aux Archives de l’Ordre de la Légion d’Honneur

 

 

 

 

 

 

19 juin1929 – Alençon(61)

Sgt BRIDONNEAU, sgt/c VACHER, sgt de CANNET, sgt CLÉMENT (légérement blessés ?)

FARMAN GOLIATH F.63Bn4 n°443 : 22ème RABN

 

Remerciements à Jean-Paul Bonora  pour ce magnifique document – Droits réservés

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   

 

17 juillet 1929 – Chartres (28)

(+) Sergent Marcel RIOTTE

FARMAN GOLIATH F.63Bn4 : du 22ème RABN

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

13 septembre 1929– Courville-Fruncé (28)

(+) Caporal Jacques GUENOT – Sous-lieutenant Henri SPACH – Sergent Adolphe PICRY – Soldat André COMBOURIEUX

FARMAN GOLIATH F.63Bn4 : 22ème RABN

 

Farman Goliath accidenté à Fruncé    Monument de Courville-Fruncé    Monument de Courville-Fruncé

 

Les restes du Farman tombé et incendié au sud de Courville sur Eure, près de Fruncé et le monument érigé en 1930 à la mémoire des aviateurs de 22ème RABN

Voir localisation : 48° 25' 22.57" N 1° 13' 27.98" E

 

La manœuvre consistait à effectuer le parcours Chartres – Courville – Illiers - Brou – Bonneval et à se diriger enfin sur la gare de Lucé que les projecteurs de DCA défendaient

 

 

Publié dans « LA DÉPÊCHE D’EURE ET LOIR » n°9690 des 14 et 15 septembre 1929 :

 

PROPOS  DU  JOUR

«L’aviation tragique »

par Adrien Berthelon.

 

C’est presque quotidiennement que notre aviation militaire ou civile est endeuillé par des morts tragiques où succombent des hommes audacieux, aux exploits déjà renommés, honneur de le race ou des jeunes gens qui accomplissent leur service dans cette arme nouvelle qui a déjà pris parmi les autres une place capitale.

Le terrible drame qui s’est déroulé cette nuit près de COURVILLE, et dont on lira d’autre part le récit, met une fois de plus nos coeurs en grande peine et nos esprits en grande inquiétude.

Il est désolant de voir mourir tant d’hommes plein de santé et d’avenir, réserves précieuses de la nation. Il est non moins affligeant d’en être réduit à se demander pourquoi en France, les accidents sont si fréquents, pourquoi depuis des années, notre aviation semble traverser une série noire de malchances et de malheurs.

Sans doute l’aviation est un sport dangereux, sans doute plus elle se développe, plus les risques augmentent.

Mais regardons chez les autres peuples ! Les avions y sont construits en plus grandes quantités encore. L’Italie, l’Angleterre, les Etats-Unis ont une aviation puissante.

Quant à l’aviation allemande, elle a pris un essor formidable. Ce ne sont pas quelques lignes commerciales qui sillonnent le Reich ; c’est un réseau dense, une vraie toile d’araignée qui le couvre tout entier. Et ce n’est pas sans angoisse que l’on regarde une carte des services aériens allemands, lorsqu’on songe que ces milliers d’appareils de commerce pourraient être, en quelques heures, transformés en avions de combat.

Et à leur aviation dans le domaine de la conquête des airs, nos voisins d’Outre-Rhin ajoutent le ballon Zeppelin dont un modèle nouveau et perfectionné vient de faire le tour du monde, pour la gloire, il faut bien le reconnaître de la plus grande Allemagne.

Pourquoi tant de chance, de réussite à coté de nous ? et pourquoi chez nous tant de déveine, tant de raids avortés, tant de catastrophes, tant de deuils ?

L’aviateur français, en valeur, en intelligence, en courage, en esprit d’aventure, en intrépidité, ne craint la concurrence de personne. Il a fait ses preuves magnifiques pendant la guerre et depuis la paix.

Ce ne sont pas les hommes qu’il faut incriminer, oh non !

Mais alors, les appareils ! Sont-ce ceux qui les construisent ou ceux qui les commandent aux constructeurs ?

Est-ce dans l’organisation nationale de notre aviation dans sa haute direction, que sont les responsables de cette situation navrante, qui finit par émouvoir à bon droit le pays ?

Il est certainement un défaut et des responsables quelque part. Il faut découvrir l’un et les autres.

Car, en attentant que le remède nécessaire et urgent soit apporté à un état de chose qui ne saurait durer plus longtemps, ce sont des braves, bons et jeunes français qui paient de leur vie et de leur sang  les fautes d’en haut.

Saluant avec émotion et respect, après tant et trop d’autres, les malheureuses victimes de la catastrophe de cette nuit, nous crions : assez de tombes prématurément ouvertes ! assez de familles en pleurs ! que les pouvoirs publics enquêtent et agissent !

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

16 mai 1930 – Saint-Clément sous-Valsonne (69)

Sergents Paul de VOOS – Louis DELHOMME – Hilarion André CARRISTAN (bléssé)

FARMAN GOLIATH F.63Bn4 : du 22ème RABN

 

Cet accident spectaculaire a soulevé à l’époque une grande polémique car le pilote, Marcel Paul DE VOOS, fut plus ou moins directement accusé d’avoir commis une erreur de pilotage et d’avoir évacué son avion sans s’être préoccupé du sort de son mécanicien, Hilarion André CARISTAN. Tous les deux se sont exprimés exactement 50 ans plus tard sur ce sujet par l’intermédiaire du bulletin de « l’Amicale des Anciens Aviateurs Militaires de la Base Aérienne de Chartres » (numéros 54 et 55)

 

Lien vers les deux deux récits contradictoires de cet accident

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

23 juin 1930 – Chartres (28)

(+) Capitaine Louis de MURARD de SAINT-ROMAIN (1)– Sergent André HELDE

FARMAN GOLIATH ???

 

(1) Louis Marie François Joseph, Comte de Murard de Saint-Romain, né le 30 juillet 1887 à Bresse sur Grosne (71) marié le 18 octobre 1911 avec Elisabeth.d’Andigné, fille de Geoffroy d’Andigné

Fils de Marie Alexandre « Henry » de Murard de Saint-Romain (1842) et de Maie Justine « Antoinette » de Pérusse des Cars (1851)

 

 

 

 

 

 

30 juin1930 – Chartres (28)

(+) Capitaine JOUANNIC – Capitaine TRIGNOLET

Caudron C.59 biplace : Section d’entraînement – 22ème RA

 

 

La dépêche d'Eure-et-Loir n° 9852 du 2 et 3 Juillet 1930

 

A CHARTRES - UN AVION DU 22e S'ÉCRASE SUR LE SOL PRÈS DES BOIS DE OISÈME

La fatalité éprouve durement le 22e Régiment d'Aviation. Deux accidents en 8 jours. Quatre victimes.

La semaine dernière sur le terrain de l'Unité, un avion de bombardement capotait à l'atterrissage. Deux des occupants, le Capitaine de réserve DE MURARD DE SAINT ROMAIN et le Sergent - mitrailleur d'active André HELD étaient tués sur le coup. Leurs obsèques furent célébrées jeudi en présence d'une affluence recueillie.

Lundi soir nous apprenions qu'un appareil venait de faire une chute près des bois de Oisème et que deux officiers avaient été écrasés.

Cette chute s'est produite dans les circonstances suivantes :

Lundi vers 17 heures le Capitaine JOUANNIC, commandant la Section d'Entraînement du régiment, s'apprêtait à monter dans un Caudron C.59 biplace. Le Capitaine Joseph TIGNOLET commandant le Parc qui revenait d'Étampes dans un autre appareil, lui demanda de prendre place, comme passager pour effectuer une mission dans les environs de CHARTRES.

Le Capitaine JOUANNIC accepta.

Le Caudron prit normalement le départ et s'éleva sans difficulté. Mais pour une cause indéterminée et qu'il sera vraisemblablement impossible d'établir, il perdit sa stabilité alors qu'il se trouvait à 100 mètres de hauteur.

Il vira à gauche, en perte de vitesse, tomba en ville à la verticale et s'écrasa sur le sol près des bois de Oisème.

De loin le Colonel GARDE, le Commandant DE LAGOERIE et plusieurs autres officiers avaient assisté au drame. Ils se porteront aussitôt sur les lieux.

Hélas, tout secours était inutile. Les deux capitaines avaient été tués nets. Ils avaient les os brisés. On eut beaucoup de peine à dégager leurs corps qui furent ensuite transportés à l'hôpital où ils furent veillés dans une chapelle ardente, par une garde d'honneur.

Le capitaine Emile JOUANNIC, âgé de 34 ans, originaire de Lorient, demeurait rue de Sours. Excellent pilote, on lui avait confié la direction de la section d'Entraînement, Il était Chevalier de la Légion d'Honneur. Son fils, un charmant enfant de 10 ans, est élève au lycée Marceau et ses professeurs voient en lui un sujet d'avenir. Spontanément ses camarades se sont cotisés pour offrir une couronne.

Le Capitaine Joseph TIGNOLET, 46 ans, originaire de Rainans (Jura), n'était affecté au dépôt du 22e que depuis trois semaines. Il revenait du Maroc où il s'était distingué pendant quatre ans comme chef d'escadrille. La rosette de la Légion d'Honneur lui avait été conférée. Marié et père d'une délicieuse fillette dont il parlait sans cesse, il était heureux d'être revenu en France et faisait des projets. Il avait loué une maison rue d'Amilly, et voulait l'aménager coquettement pour y recevoir les siens, qui se trouvaient dans une station thermale. A ses amis, il confiait ses joies de père de famille ; ne réservait-il pas une surprise à sa fillette : le petit chevreau qu'elle désirait tant.

Hier, mardi, et aujourd'hui, les officiers, sous officiers et soldats, se sont succédés à l'hôpital pour s'incliner devant les cercueils.

Les dépouilles mortelles des victimes ont également été saluées par M. STIRN, Préfet d'Eure-et-Loir et par M. Raymond DEBARGUE, Maire de CHARTRES.

Aux familles éprouvées nous adressons avec émotion nos respectueuses condoléances.

 

LES OBSÈQUES

Les obsèques des victimes seront célébrées jeudi matin à 10 heures dans la chapelle de l'Hôtel Dieu. Après le service religieux, le cortège se rendra à la gare. Le corps du Capitaine JOUANNIC sera dirigé sur LORIENT - Celui du Capitaine TIGNOLET sur ALGER.

 

DISCOURS DU COLONEL GARDE :

« Nous voici encore réunis comme il y a huit jours, pour conduire deux braves camarades à leur der­nière demeure.

L'avion qui lundi dernier emportait plein de confiance le Capitaine TIGNOLET et le Capitaine JOUANNIC, s'abattit bien peu de temps après son essor et la mort traîtresse fit brutalement son œuvre.

...Nous restons plein d'angoisse et de douleurs devant ces tombes prématurément ouvertes.

Le Capitaine TIGNOLET était né à RAINANS dans le Jura le 12/8/1883. Militaire de carrière dans l'Artillerie, il fait preuve dans cette arme au début de la guerre d'un courage et d'un sang-froid qui lui valent une élogieuse citation. Sous-Lieutenant en 1916 il passe dans l'aviation comme observateur. Sa conscience, son énergie, sa bravoure, son esprit du travail et de conscience lui valent trois autres citations et lorsque l'aube de la vic­toire a eu lui, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Breveté pilote en 1920, il est affecté à l'aviation d'Algérie et est nommé capitaine en 1924 ; part au Maroc au moment où un ennemi audacieux essaye d'y ébranler notre domination, il y commande une escadrille, y donne l'exemple du dévouement au service du pays, est de nouveau cité à l'Ordre de l'Armée et fait Officier de la Légion d'Honneur en 1927.

Après une autre année passée en France, il revient au Maroc en 1929. Enfin, au début de cette année, résolu à passer quelques temps dans la Métropole, il est affecté sur sa demande au 22e Régiment d'aviation.

Je l'avais vu arriver avec joie, tout de suite j'ai été séduit par cette belle figure de soldat dont les yeux brillaient de franchise et dont on sentait dès le premier abord l'esprit de dévouement, la modestie, la conscience, le goût de bien servir.

En peu de temps, il s'était créé parmi nous un cercle d'amis et ses supérieurs comme ses subordonnés avaient pu apprécier sa bonté, sa conscience, sa façon exemplaire de comprendre son devoir.

Hélas, pourquoi faut-il qu'un banal accident nous rappelant avec brutalité que l'air a des traîtrises qu'il nous faut redouter, vienne nous priver d'un tel camarade ; pourquoi faut-il que cet époux, ce père modèle soit ravi à l'affection des siens, laissant désemparés les êtres qui lui étaient chers.

Madame, de tous côtés, je reçois des messages n'exprimant que tristesse d'avoir vu disparaître celui que vous aimiez. Que cette atmosphère de chaude sympathie dont était entouré votre cher mari vous soit un adou­cissement dans votre détresse. Comptez sur nous, nous ferons ce qu'il faudra pour vous aider et vous protéger nous agirons comme notre cher disparu aurait voulu que nous agissions.

Le Capitaine JOUANNIC était né à Lorient te 31 Juillet 1896. Engagé volontaire pour la durée de la guerre en novembre 1914, il est nommé aspirant, puis sous-lieutenant en 1915.

Pendant les trois premières années de la guerre, servant dans notre héroïque infanterie, il entraîne ses poilus par sa vaillance, se distingue par son énergie et son audace et conquiert trois brillantes citations. Passé dans l'aviation a la fin de 1917, il termine son apprentissage de pilote à la fin de la guerre et il est affecté à un groupe de combat peu avant l'Armistice.

Après avoir servi dans diverses formations, il rejoint le 22* Régiment d'aviation en février 1923 Intelligent, faisant preuve de zèle, bon pilote, ayant des connaissances pratiques bien développées il est particulièrement bien apprécié et reçoit la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur en 1925.

A mon arrivée au Régiment en 1928, je lui donnai le commandement de la section d'entraînement Il y fit régner l'ordre, réalisa avec des moyens faibles les missions qui lui étaient demandées et fit preuve en toutes occasions d'une haute conscience particulièrement nécessaire dans ce poste qu'il occupait.

Comment ce pilote bien entraîné a-t-il pu avoir une défaillance !!! Cette question reste hélas à peu près sans réponse, mais ce tragique accident nous prouve qu'il faut toujours veiller, toujours se perfectionner toujours se méfier de soi-même.

Madame, étant un des anciens du 22e, nous pleurons en lui un aimable camarade et un dévoué collaborateur. Que votre fils qui a dû souvent admirer son père, marche sur ses traces, élevez-le dans te respect de l'admiration de votre cher disparu et qu'il devienne un homme comme était son père. Nous nous inclinons pieusement devant votre douleur et nous garderons fidèlement le souvenir du Capitaine JOUANNIC.

Mesdames, vos maris qui étaient des soldats braves parmi les braves, sont tombés au champ d'honneur, réprimez votre douleur, songez à vos enfants qui sont la continuation de leur père. Vivez pour eux élevez-les dans l'amour de leur père, faites-en des hommes, des femmes dignes d'eux. Vous trouverez dans cette tâche sacrée la grande consolation dont vous avez besoin et vous rendrez le plus bel hommage à la mémoire de ceux qui ne sont plus.

Ayez du courage, comptez sur nous en toutes circonstances.

Capitaine TIGNOLET

Capitaine JOUANNIC

nous n'oublierons pas ceux que vous nous laissez.

Braves camarades, reposez en paix.

Au nom de notre Régiment, devant les familles éprouvées, nous nous inclinons avec respect. »

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

Farman F63BN4 tombé à Chavannes

 

26 août 1930 – Route de Chavannes à Lèves (28)

(+) Sous-lieutenants Pierre EHRMANN et Guido SAVELLI – Sergents Georges MERLET, Albert SIREY, René HASPE et Bernard TURGIS

FARMAN F.63Bn4 : 3ième escadrille (VB 101) - 22ème RABN

 

26 août 1930 – Corcelles-les Monts (40)

(+) sergent pilote André MAILLEFAUD, adjudant Marcel REINICHE, adjudant mécanicien PECATTE, sergent radio VIEILLOT

FARMAN SUPER-GOLIATH F.140 ou F.141 : 6ème escadrille (CAP 115) - 22ème RABN

 

Accidents du 22ème RABN du 26 aôut 1930

 

Les photos de neuf des victimes dans « l’Echo de Paris » : REINICHE, EHRMANN, SIREY, TURGIS, MERLET, HASPE, VIEILLOT, PECATTE et MAILLEFAUD

 

Coupure de journal BA 122

 

Farman "Super-Goliath" - 22ème RABN - Chartres - 1930

 

Un des FARMAN F.141 « SUPER-GOLIATH » quadrimoteurs du 22ème RABN de Chartres en 1930

 

D'après Jean. Liron, « Les avions Farman » - Editions Larivière - 1984, seuls trois Farman F.140 (dont deux à avant allongé, numérotés 1bis et 2bis) et 6 F.141, quadrimoteurs à moteurs Farman 12We de 500CV en tandem, dérivés de la série des antiques F.60, furent construits à partir de 1923 et expérimentés au sein de la 6ème escadrille du 22ème RABN de Chartres sous le nom de « Super-Goliath ». Mais les cellules s’avérèrent finalement trop faibles pour cette motorisation

 

FARMAN F.140 Super-Goliath

 

FARMAN F.140 « SUPER-GOLIATH »

 

 

Corcelles-les-Monts - Crash Farman Super-Goliath du 22ème RABN de Chartres - 26 août 1930

 

Le lieu du crash du FARMAN SUPER-GOLIATH du 22ème RABN de Chartres – Le 26 août 1930, au nord de Corcelles-les-Monts (40)

Merci à Daniel Gilberti pour ces photographies prises en octobre 2010

 

 

Outre les deux accidents mortels ayant fait 10 victimes et l’accident du commandant EUDES qui ne fut heureusement que blessé en détruisant son Lioré & Olivier LéO 20 au décollage contre un hangar de l’aérodrome de Chartres, un autre FARMAN GOLIATH du 22ème RABN fut détruit par le feu la même nuit, au moment où l’on procédait au plein d’essence de ses réservoirs. La presse entière de déchaîna contre le ministre de l’Air et « l’Aviation Militaire » en général, la mauvaise qualité et la vétusté de son matériel ainsi que les défaillances de sa maintenance en particulier...

 

 

Lire par exemple ce que dit le « FIGARO » des Accidents du 26 août 1930 (cliquer sur le lien ci-dessous)

« Plaidoyer pour la création d’un Corps d’Officiers Mécaniciens de l’Armée de l’Air »

 

 

Publié aussi dans le «FIGARO du 27 septembre 1930 :

 

Revue de Presse

Le scandale de l'aviation

L’AMI DU PEUPLE publie trois lettres bien propres à troubler la tranquille assurance du ministre de l’air devant des tombes dont le nombre ne cesse de s'accroître

La première, fort émouvante, est adressée à notre confrère par Mme Ehrmann, veuve du colonel Ehrmann et mère du sous-lieutenant victime avec cinq de ses soldats, de l'accident de Chavannes. Mme Ehrmann écrit :

 

« Mon fils, sous-lieutenant Ehrmann, était chef de bord de l'avion piloté par Turgis. J'ai aussi été sur les lieux de la catastrophe, je me suis renseignée et j'ai la certitude absolue qu'elle n'a pu arriver qu'à cause d'une insuffisance ou une défectuosité de l'appareil.

Les autres passagers s'étaient confiés au pilote et au chef de bord, et j'estime que j'ai le devoir de défendre leur mémoire.

Lorsque le pays a en face de lui une famille de sept fils, il lui doit beaucoup. Celui tué à Chavannes était mon cinquième fils. L'Etat a la responsabilité des vies qu'on lui confie. Il ne doit pas les sacrifier par négligence. J'affirme que c'est ce qu'il a fait en faisant voler des jeunes gens pleins de confiance, de compétence et de cran sur un appareil, celui de Chavannes, qui a déjà eu un accident peu avant la catastrophe.

L'avion, en effet, s'était endommagé le 12 août, au cours d'un atterrissage : fuselage tordu et empennage atteint.

L'appareil, très endommagé, n'avait pas volé depuis cet accident, et c'est à sa première sortie après les réparations qu'il se brisa en l'air au-dessus de Chavannes.

On ne comprend pas pourquoi il n'avait pas été désaffecté immédiatement, puisqu'il aurait dû, quatre jours après l'accident, être remplacé par un avion neuf.

Bilan six morts... »

 

Le père d'un des aviateurs du même équipage, M. Victor Merlet, élève une protestation bien fondée :

 

« Monsieur le Directeur,

Etant un des lecteurs de votre journal depuis sa fondation et ayant suivi votre campagne au sujet du scandale de l'aviation militaire, je viens appuyer les témoignages que vous recevez et que vous avez recueillis, en tant que père d'un des aviateurs tués j dans l'accident de Chavannes. Mon fils était le sergent mitrailleur Merlet, et l'enquête que vous avez faite sur les lieux correspond exactement à celle que je fis le 29 août. Apres les obsèques des six malheureux, les gens témoins de l'accident ont déclaré que, s'il y avait eu un manque de sang-froid de la part du pilote, le village aurait été incendié et, d'autre part. qu'il avait fait tout son possible pour atterrir dans le champ qui se trouvait environ à 300 mètres. Donc, comme vous le dites, aucune faute ne peut être imputée à cette pauvre jeunesse, la faute est purement due à un matériel défectueux et cela est pénible de constater que l'on joue avec la vie de jeunes gens qui sont pleins de dévouement pour la grandeur de notre aviation.

Nous comptons sur L'Ami du Peuple pour mener à bien la campagne qu'il a entreprise et que les responsables soient mis au pilori. Evidemment, cela ne nous ramènera pas nos enfants (pères de famille), mais ce que nous désirons, c'est, que cela serve d'exemple pour que d'autres jeunesses soient épargnées, car la grande guerre a suffisamment fait de morts et la France a besoin de ses enfants. »

 

La troisième lettre accusatrice est d'un aviateur militaire:

 

« Je fais partie d'une escadrille de chasse n°... (Permettez-moi de garder ce numéro), avec cinq autres camarades, et la chose est triste à dire, pour six nous n'avons que deux appareils, et encore sont-ils dans un état déplorable. D’ailleurs, jugez-en par les .caractéristiques ci-dessous :

Avion Spad, moteur 280 chevaux Jupiter : pour le moteur, rien à dire.

Entoilage de l'appareil très mauvais, ailerons à I moitié fêlés, «manche à balai » branlant dans toutes les positions, ce qui fait que si nous voulons fumer une cigarette, on ne peut lâcher ledit «manche à balai», et enfin tous les autres accessoires d'un appareil qui sont plus ou moins bons.

Question parachute, nous en avons un pour six, peut-être est-ce parce que nous sommes des bleus ?

Mais j'avoue franchement que de ce régime j'en suis dégoûté, et pourtant Dieu sait si j'aime bien mon métier.

Mes camarades et moi, monsieur, nous comptons sur vous pour faire cesser ce scandale et cette incurie complète qui règnent chez les personnages compétents.

J'ai déjà vu quatre de mes camarades se tuer...

Je vous remercie, au nom de mes camarades, pour toute la peine que vous vous donnez afin d'adoucir notre condition, et je vous prie d'agréer, monsieur, l'assurance de mon profond respect. »

 

 

Publié encore à la une du « FIGARO »du 6 octobre 1930 :

 

« POUR  SAUVER  L'AVIATION  FRANÇAISE »

 

Les accidents terribles survenus, à divers avions de bombardement de nuit ont prouvé l'effroyable incurie du service technique de l'aéronautique (S.T.Aé). A nouveau « l’Ami du Peuple » d'hier matin attirait fort judicieusement l'attention sur ce point.

Les communiqués officiels du ministère de l'air signalent que tout vol est interdit sur avions Goliath et Super-Goliath, du type de ceux qui ont été «accidentés» à Chartres et à Dijon. Cette décision relative à des appareils dangereux dans leur état actuel, ne doit pas faire oublier la longue série de fautes du service technique de l'aéronautique.

De longues années durant, celui-ci a laissé augmenter la puissance du « Goliath » au détriment de la sécurité, la structure restant stationnaire.

La responsabilité du S.T.Aé. dans les accidents de Chartres est aggravée du fait que ce service a permis le montage sur ces avions de moteurs à air de grosse puissance, soit à réducteur, soit à haute compression. On sait, en effet, que le moteur à air de gros alésage favorise l'auto-allumage, ce qui augmente les vibrations.

Il y a près de 18 mois, une enquête officielle avait permis d'établir que tous les longerons d'ailes des « Goliath » étaient fissurés. De même, les vibrations des moteurs « Jupiter », sur « Lioré », ont provoqué des fissures, des déréglages de bâtis-moteurs et de cellules, des ruptures de pipes d'admission et, par voie de conséquence, des incendies en vol.

On a décidé, pour remédier à l'auto-allumage, de marcher à l'essence benzolée 50 %, puis de marcher de nouveau à l'essence et de baisser la compression. 250 moteurs sont actuellement transformés, 450 vont l'être. Les dépenses afférentes à l'équipement des avions de bombardement avec des moteurs d'avions de chasse atteindront environ 25 millions.

Par un curieux paradoxe, les Etats étrangers utilisent le meilleur matériel français de bombardement, tandis que nos formations emploient le pire.

Exemple l'aéronautique brésilienne a reçu, à son entière satisfaction, une escadrille complète de « Lioré » bi-moteurs, type 25, à moteurs Hispano 500 CV, à réducteur.

Décidément, le service technique de l'aéronautique a donné la mesure de son incapacité.

 

 

Coupure de journal - BA 122

 

 

Lien vers les photos du monument commémoratif à Lèves sur le site « Aérostèles »

Lien vers l’ article de « L’Indépendant d’Eure et Loir » du 2 juin 1931 relatant l’inauguration de la plaque

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

15 octobre 1930 – Gasville (28)

(+) Sergent Frédéric FEIDEL (ou DEILBEIL ?) – Capitaine DONATY (blessé)

Appareil inconnu : 34ème RA du Bourget

 

 

 

 

 

Publié à la une du «  FIGARO » du 31 août 1931 :

 

« LES RESPONSABILITÉS DES CATASTROPHES AÉRIENNES »

 

 « L'AMI DU PEUPLE » s'attache à démontrer que les responsabilités des catastrophes aériennes qui se succèdent avec une fréquence alarmante, incombent surtout aux malfaçons de nos fournisseurs de l'aéronautique.

Ce fut le fait de certains services de l'aviation depuis dix ans. Malgré de belles promesses, M. Laurent Eynac n'a rien changé à ces habitudes détestables.

Comment des avions de type ancien ont-ils pu demeurer en service, être refaits perpétuellement sous des noms nouveaux, et constamment rachetés avec avis favorable des services techniques ?

C'est l'histoire de nos déboires aériens qu'il faudrait faire en reprenant, la liste de nos deuils et de nos déceptions.

En règle générale, il fallait obtenir pour qu'un avion fût reçu, un certain nombre de performances minimum. On s'est « débrouillé ». Sur une cellule trop faible on a adapté un moteur trop puissant. En l'air, l'avion vibrait tragiquement, le pilote qui avait fait les essais redescendait pâle, et affirmait que l'appareil ne pouvait pas voler. Son rapport était transmis à ses supérieurs, disparaissait dans des cartons verts, était étouffé dans des chemises directoriales, puis une série d'appareils mauvais était commandée, Lors de la réception on se « débrouillait » encore. Il faut beaucoup d'énergie à l'officier ou au sous-officier qui procède aux essais d'un appareil pour s'opposer aux revendications et affirmations hautaines du représentant de la maison X. qui arrive dans une auto grand format et serre la main des grands chefs.

Tout récemment un appareil médiocre réalisait des performances si étonnantes que le réceptionnaire étonné fit amener l'avion sur la bascule. Réglementairement l'appareil devait être chargé d'une certaine quantité de lest avec la complicité du pilote une partie avait été jetée par-dessus bord. Quand l'appareil fut lesté, il redevint le lamentable coucou que le réceptionnaire avait deviné. Néanmoins les avions furent pris en compte par l'armée.

Et accentuant ses accusations d'incurie de certains services administratifs du ministère de l'air, « l'Ami du Peuple » poursuit :

Elles sont innombrables ces séries d'appareils qui, à Chartres, Versailles, Dijon ne peuvent sortir des hangars. Un beau jour, à la suite d'une catastrophe, un ordre vient analogue à celui qui a été donné hier « Ne plus voler sur les appareils de tel modèle. » Puis le temps passe, quelques mois, on oublie. Alors les appareils sont remis à l'industrie privée pour modifications. Il vaut mieux ne pas parler des factures qui sont payées pour ces modifications d'appareils. Il n'est pas rare que le montant atteigne vingt et trente fois ce que l'Etat aurait payé chez le mécanicien du coin. Les appareils reviennent en service. Sont-ils meilleurs ? Certainement non.

Un appareil est un tout, un organe renforcé ne peut travailler qu'aux dépens des autres plus faibles. Une nouvelle catastrophe se produit. Nouvelle réparation, nouvelle note. 0n voit la suite. Tout ceci, nous l'avons dit, provient du manque d'initiative volontaire de certaines grandes maisons. Ce laisser aller doit être imputé directement aux services de l'aviation et au ministère de l'Air,

La preuve vient d'en être faite : une maison qui avait fourni à l'aviation française des appareils défectueux, vient de procurer à des gouvernements étrangers qui avaient ouvert un concours un appareil de premier ordre.

 

 

 

 

 

 

10 juin 1931 – Luxeuil (70)

LIORÉ & OLIVIER LéO 20Bn3 : 22ème RABN

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

18 août 1932 – Tahure (51)

(+) Lieutenant du BOUCHET – Lieutenant DAUVERGNE

Appareil inconnu : 22ème RABN

 

Coupure de journal BA 122

 

La veuve du lieutenant du BOUCHET recevra la croix de son époux des mains du Général De Goys (1), le 26 octobre 1933, au cours d’une émouvante prise d’armes, sur le terrain de la 22ème escadre de Chartres (voir plus-bas).

 

(1) Louis de Goÿs de Meyzerac (1876-1967), général d'armée aérienne – Brevet 354 de février 1911 – Chef d’Etat Major du Ministre de l’Air

 

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

24 août 1932 – Lèves (28)

(+) Capitaine DELMAS - Lieutenant FAUCHEUX

Appareil inconnu : 1er Groupe d’Aérostiers de Compiègne en subsistance au Bourget

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

1er septembre 1932 – Patay/Voves (28)

(+) Adjudant René VEGEL

Appareil inconnu : 22ème RABN

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122      Coupure de journal BA 122

 

8 mars 1933 – Chartres (28) ?

Colonel Franck DELANNEY (Grièvement blessé)

Appareil inconnu : 22ème RABN

 

Le Colonel Franck DELANNEY, qui était alors en congé du personnel navigant, avait été pendant de longues années le Commandant en second du 22ème Régiment d’Aviation de Chartres. Pilote breveté n°1184, brevet militaire n°288, alors capitaine, il avait été nommé le 22 mars 1915 commandant l'escadrille C42 lors de sa création au dépôt du 2ème Groupe d'aviation sur le terrain de Lyon-Bron, puis commandant de l’escadrille C89S rassemblée également à Bron le 11 octobre 1915. Il se dirigeait vers Tours et était seul à bord d’un avion biplace : suite à des ennuis de moteur, il essaya de revenir se poser à Chartres, mais il heurta des fils télégraphiques de la voie ferrée proche et s’écrasa. Il fut transporté dans le coma à l’hôpital de Chartres où l’on diagnostiqua de multiples fractures à la base du crâne. Il totalisait plus de 32 ans de service dont près de 6 ans de campagne : 4 blessures et 1 citation, il avait été fait officier de la Légion d’Honneur le 9 juillet 1924. Le colonel Franck DELANNEY, fait Grand_officier de la Légion d’Honneur en 1949, grand mutilé, est décédé le 24 novermbre 1959 à l’âge de 80 ans.

 

 

Publié dans « Les Ailes » - 26 octobre 1933

 

« UNE CÉRÉMONIE ÉMOUVANTE A LA 22ème ESCADRE »

 

« Une cérémonie particulièrement émouvante a eu lieu le 15 octobre sur le terrain de la22ème escadre de Chartres. Devant les hangars, les avions sont alignés. Sur leur front, le drapeau et les troupes viennent se ranger. Ordre et tenue impeccables. Un officier guidé par un lieutenant, une femme en grand deuil s’avancent. C’est le colonel Delanney et Mme du Bouchet. Les clairons ouvrent le ban. Le Général de Göys attache la cravate de commandeur de la Légion d’Honneur au cou du colonel aveugle, remet à la jeune veuve la croix de son mari tué en service commandé. Des fanions sont distribués aux escadrilles, des médailles militaires épinglés sur la poitrine de sous-officiers, des prix de tir décernés. Les clairons ferment le ban. Et le silence de la foule présent a peine à se rompre, tant sont poignantes ces deux images immobiles que la destin a touchées : le grand mutilé, la veuve. Cérémonie simple, mais émouvante comme un acte de foi qui exalte l’esprit de sacrifice jusqu’à sa plus haute élévation : le don de sa propre vie au devoir envers la patrie. »

 

 

Voir les 28 documents d’archives du dossier de Franck DELANNEY aux Archives de l’Ordre de la Légion d’Honneur

 

 

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Ludovic ARRACHART    Ludovic ARRACHART

 

23 mai 1933 – Maisons (28)

(+) Capitaine Ludovic ARRACHART

CAUDRON C-360

 

 

Publié dans « L’OUEST ECLAIR » du 24 mai 1933 :

 

« LE VALEUREUX PILOTE ARRACHART SE TUE DANS UN ACCIDENT D'AVION PRÈS DE CHARTRES

Il s’entraînait pour la coupe Deutsch de la Meurthe.

 

ETAMPES, 23 mai. — Un avion civil du centre d'Etampes, piloté par le capitaine Arrachart, s'est écrasé au sol, ce matin, à 10h45, à proximité du passage à. niveau de la ligne d'Auneau à Etampes, sur le territoire de la commune de Maisons.

Le capitaine Arrachart a été tué. Les services du 22ème d'aviation de Chartres ont été prévenus par les soins de la gendarmerie d'Auneau.

Ludovic Arrachart, qui vient de se tuer, était né à Besançon, le 15 août 1897.

 

Les circonstances de l'accident

 

CHARTRES. 23 mai. — L'aviateur Ludovic Arrachart, qui s'est tué ce matin, était engagé dans la Coupe Deutsch de la Meurthe qui doit être disputée dimanche prochain à Etampes. On sait que cette épreuve est ouverte aux avions monoplaces, munis d'un moteur n'excédant pas 8 litres de cylindrée. Les constructeurs ont à cet effet, sorti des avions et des moteurs spéciaux absolument nouveaux. C'est donc sur un de ces petits appareils, pouvant atteindre une vitesse de 400 km. à l'heure, que Ludovic Arrachart s'était envolé ce matin, à 6h 40 de l'aérodrome de Mondésir, près d'Etampes, dans le but de s'entraîner et d'essayer son appareil. On ne devait plus le revoir.

Parti dans la direction de Chartres, sur le circuit même de la coupe, l'avion volait à 200 mètres d'altitude environ, lorsque, suivant un cultivateur qui, d'un champ voisin, suivait la marche de l'appareil, le moteur s'arrêta.

D'après un deuxième témoin, le moteur cessa bien de fonctionner, mais reprit sa marche quelques secondes plus tard. Quoi qu'il en soit, l'avion sembla amorcer un virage plus s'abattit brusquement sur le passage à niveau de Maisons, sur la ligne de chemin de fer de Chartres à Orléans, à proximité d'Auneau.

Lorsque les secours arrivèrent, il était trop tard, et ce ne fut qu'un cadavre qu'on retira des débris de l'appareil.

Mandée aussitôt, une ambulance automobile transporta le corps à l'hôpital d'Etampes, tandis qu'arrivaient sur les lieux le colonel Gon et le lieutenant Gardy du 22ème régiment d'aviation de Chartres, chargés de l'enquête sur les causes de l'accident qui a provoqué une profonde émotion dans les milieux aéronautiques.

 

Un mauvais fonctionnement du moteur ?

 

Chartres, 23 mai. — Il semble que l'accident survenu à l'avion d'Arrachart soit du à une perte de vitesse consécutive à un mauvais fonctionnement du moteur. Plusieurs habitants de Sainville, petite commune voisine, avaient observé, en effet, lors du passage de l'appareil que le moteur donnait des signes de faiblesse. »

 

 

Publié dans « LES AILES du 26  mai 1933 :

 

A la toute dernière minute, nous arrive l’affreuse nouvelle de la mort de Ludovic ARRACHART, tué mardi matin dans la chute de l’avion avec lequel il devait disputer dimanche la Coupe Deutsch. Nous ignorons encore les causes de cette chute qui enlève à l’aviation un de ses pilotes les plus remarquables, les plus sympathiques. C’est une très grande perte, une perte que rien ne saurait combler.

Ludovic ARRACHART était encore étudiant lorsque la guerre éclata. Né à Besançon le 15août 1897, il s’engagea à 17 ans, en octobre 1914, au 35° régiment d’infanterie et participa aux attaques de Champagne en octobre 1915 et 1916. Il fut blessé à Verdun alors qu’il était sergent. Après sa convalescence, il fut appelé à suivre les cours de Saint-Cyr d’où il sortit aspirant en janvier 1917. Sous-lieutenant en février 1917, il fut blessé à nouveau dans les combats de la Meuse, et déclaré inapte à l’infanterie. Sur sa demande il entra alors dans l’aviation le 1° juillet 1917 et devint observateur à la MF-60. Il passa ensuite à la MF-40, où il effectua en plus de l’observation et du réglage de tir, des liaisons d’infanterie à très basse altitude. A l’armistice, il pilotait le biplace Spad. A la fin de la guerre, il fut nommé officier d’armement de la 4ème armée. Passé à l’armée du Levant, où il séjourna vingt mois, il commanda comme lieutenant, l’escadrille d’Alexandrette. A son retour à la métropole, il fut affecté au 11° corps à Nantes et fit partie de la commission des Essais Pratiques de 1923 à 1925.

Ludovic ARRACHART était titulaire du brevet civil n°17.601 et du brevet militaire n°18.148. Officier de la Légion d’honneur, il reçu la grande médaille d’or de l’Aéroclub de France. Ses raids nombreux firent de lui un pilote de grande classe. Il remporta la Coupe Michelin 1923-1924, et en compagnie de Henri LEMAÎTRE, exécuta du 3 février au 24 mars 1925, le voyage Paris-Dakar-Tombouctou-Paris en 90 heures de vol, établissant le record de la plus longue distance en ligne droite sur le parcours Paris-Villa Cisneros, soit 3.166 kilomètres 300.

 

Lire le très beau récit « de PARISà PARIS, via DAKAR et TOMBOUCTOU » écrit de la main de Henri  LEMAÎTRE – PDF de 90 pages

 

Les 26 et 27 juin 1926, en compagnie de son frère, ARRACHART battit le nouveau record distance en ligne droite en volant de Paris à Bassora, soit 4.305 km. En 1929, du 24 mai au 22 août, Ludovic ARRACHART et le commandant RIGNOT exécutèrent un magnifique voyage de propagande en Extrême–Orient, Paris-Moukden, malgré les conditions atmosphériques particulièrement défavorables pendant la première partie du parcours. Par la suite, il devait accomplir un tour d’Europe de 12.000 km sur Breguet 27, puis le raid Paris-Madagascar en novembre-décembre 1931, avec retour rapide en 6 jours et demi de Madagascar à Marseille sur Farman 190 CV, à moteur Renault 250 CV.

Tel est le très grand pilote qui vient de trouver la mort, au cours du vol d’entraînement pour la Coupe Deutsch. On salue ici sa disparition avec une émotion intense et l’on prie sa famille de recevoir l’expression de nos condoléances les plus vives et les plus sincères.

 

 

Capitaine Ludovic ARRACHART

 

BIOGRAPHIE :

 

Ludovic Marie René ARRACHART est né le 15 août 1897 à Besançon, fils d’Eugène Gustave Paul ARRACHART, Chef d’Escadron d’Artillerie et chevalier de la Légion d’Honneur et de Marie BOUZON. Il s'engage en octobre 1914 au 35ème d'infanterie, prend part aux combats de Champagne en 1915 et 191 : il est sergent quand il est blessé à Verdun. Après sa guérison, il est appelé à Saint-Cyr et en sort aspirant en janvier 1917. Nommé ensuite sous-lieutenant, il est blessé à nouveau dans les combats de la Meuse ; il est alors déclaré inapte dans l'infanterie.

 

Il demande à entrer dans l'Aviation et du 1er juillet 1917 à l'armistice, il demeure dans celle arme, effectuant des missions d'observation et de réglage de tir, ainsi que des liaisons à très basse altitude.

 

Affecté au 34ème régiment d’Aviation après la guerre, il passe bientôt à l'Armée du Levant où il reste vingt mois et commande comme lieutenant l'escadrille d'Alexandrette en Syrie de 1919 à 1922. Il est affecté ensuite au 11ème  Corps à Nantes et fait partie de la Commission des essais pratiques, de 1923 à 1925.

 

Le capitaine Arrachart se fait ensuite remarquer par de nombreux raids et compétitions :

·         Il est vainqueur de la Coupe Michelin 1923-1924.

·         Il effectue ensuite, avec le capitaine Henri Lemaître, le voyage Paris-Dakar-Tombouctou-Paris en 90 heures de vol sur un Breguet 19A2, en établissant à l’aller, entre le 3 et le 4 février 1925, le premier record de la plus longue distance en ligne droite sur le parcours Etampes - Villa Cisneros, soit 3.106,3 km. (Lire le récit complet de Henri LEMAÎTRE)

·         En compagnie de son frère, il accomplit Paris-Bassorah, les 26 et 27 juin 1926, battant le record de la distance avec 4.305 km. (Lire « Les records de l’aviation française en 1926)

·         Du 24 mai au 22 août 1929, Ludovic Arrachart et le commandant Rignot accomplissent le magnifique voyage de propagande : Paris-Moukden.

·         Puis c’est un Tour d'Europe de12.000 km.

·         Enfin Paris-Madagascar, en novembre et décembre 1931, avec retour rapide en 6 jours et demi, Madagascar-Marseille.

 

Mis en congé illimité sur sa demande, Arrachart quitte l'armée, mais il n'abandonne pas pour cela l'aviation et entre dans une des plus anciennes maisons ayant conçu et fabriqué des moteurs d'aviation, les usines Renault.

 

Ayant apprécié comme il convient ses qualités de pilote et surtout ses connaissances techniques, on lui confie la direction de l'important service « Aviation ».

 

Arrachart a une situation de tout repos, mais, désireux de prouver les qualités du matériel mis au point sous sa direction, il n'hésite pas à expérimenter lui-même les nouvelles machines. A l'occasion de la Coupe Deutsch, c'est au cours d'un vol d'entraînement qu'il trouve la mort.

 

Deux records du monde de distance - Officier de la Légion d’Honneur le 21 décembre 1926 - Croix de guerre 5 citations - Croix des TOE.

 

 

Raid Etampes-Dakar - LEMAITRE et ARRACHARD     Raid Etampes - Dakar - LEMAITRE - ARRACHARD

 

Raid Etampes-Dakar -  Henri LEMAÎTRE et Ludovic ARRACHART - 1925

 

 

Breguet 19 A2   Les frères ARRACHART   Potez 28

 

BREGUET 19 et POTEZ 28

 

 

Caudron C-360 ou C-362 - 1933 - Coupe Deutsch de la Meurthe

 

CAUDRON C-360 – Coupe Deusch de la Meurthe 1933

 

 

Coupure de journal BA 122

 

Maisons (Eure et Loir) - Monument Ludovic ARRACHART - 1936

 

1936 – Monument élevé à Maisons à la mémoire de Ludovic ARRACHART

Une sortie dominicale du personnel de la préfecture de Chartres

Julienne CHÉDEVILLE (1914) et sa jeune demi-sœur Lucie LAGRANGE (1922) – Toujours en vie en 2009

 

 

Lien vers des photos plus récentes du monument commémoratif à Maisons sur le site « Aérostèles »

 

Voir les 8 documents d’archives du dossier de Ludovic ARRACHART aux Archives de l’Ordre de la Légion d’Honneur

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Carnet personnel de Julienne BIBERT   

 

11 juin 1934 – Chartres (28)

(+) Adjudant SIBADE (1) - Adjudant RICHARD (2)

(1) Légion d’Honneur, (2) Médaille militaire, à titre posthume

LIORÉ & OLIVIER LéO 20Bn3 n° 212 (C13) : 6ème escadrille (CAP 115) - GB III/22

A droite, extrait du carnet personnel de Julienne CHÉDEVILLE :

Le C13 était l’avion sur lequel volait d’habitude son ami « Pedro G. », en permission à cette date

 

 

 

Représentation du vol de nuit d’un bombardier LIORÉ & OLIVIER LéO 20Bn3

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

28 janvier 1935 – Chartres – Rue de Fresnay (28)

(+) Sergent-chef DRAPIER – Sergent-chef GIRAUD-MOINE – Mme KERJEAN

LIORÉ & OLIVIER LéO 20Bn3 n° 324 : 3ème escadrille (VB101) – GB II/22

 

Le sergent-chef GIRAUD-MOINE venant d’être muté en A.O.F., obtint de son commandant d’escadrille, le capitaine Noir, l’autorisation de faire un dernier vol avec son LéO 20 et ses compagnons de vol habituels. Ce fut bien son dernier vol... (bulletin de l’A.A.A.M.B.A.C n°56)

 

 

L’AÉRO - 27° ANNÉE - N° 1393 - 8 FÉVRIER 1935

Le régiment " Pas de chance"

La vérité sur le dernier accident de Chartres

 

« Quel est celui qui n'a pas connu, pendant la guerre, cette bonne ville de Chartres, avec ses divisions d'entraînement logées sur le plateau, quand on s'en venait par la route d'Ablis ?

Chartres, avec son air austère de vieille ville provinciale et le labyrinthe tortueux de ses rues sans joie ; Chartres, avec les tours carrées de sa cathédrale magnifique, point de repère précieux de l'aviation depuis qu'elle est née et qu'elle adopta la Beauce.

Il y a un régiment à Chartres ; on l'a surnommé le régiment « Pas de chance ».

Les avions sont de gros bimoteurs de bombardement d'un type loin d'être récent, il faut bien en convenir ; de gros oiseaux noirs qui bourdonnent la nuit et qui faufilent parmi les étoiles les feux timides de leurs lampes de bouts d'ailes.

Le 28 janvier, à 15 h. 25, l'appareil Lioré 146, de la troisième escadrille, décollait mais de jour cette fois - pour un vol d'entraînement. Son équipage se composait du sergent chef Drapier, pilote et chef de bord, du sergent-chef Giraud, pilote, du sergent Schneider, radio, et du caporal-chef Allivon, mitrailleur.

Une équipe de braves petits, tous « gonflés à bloc ».

Le point fixe des deux moteurs Jupiter 9 A.B. avait été fait normalement, sans révéler le moindre indice de défaillance.

Les deux moteurs en- question totalisaient environ 350 heures, dont une trentaine depuis une révision générale par le Parc n° 22.

Les conditions atmosphériques comportaient un vent nord de 50 kilomètres, soufflant irrégulièrement; la température au sol était de moins 2°

Après le décollage, l'avion se trouvait à 30 mètres d'altitude environ, lorsque le moteur gauche - matricule 4312 - faiblit subitement, baissant brutalement de régime. L'avion vira à gauche de 90°, probablement par suite du manque de traction du moteur gauche, et la situation devint critique du fait que le gros appareil se trouvait à cet instant au-dessus de la ville, située, on le sait, à proximité de l'aérodrome.

Le pilote s'efforça donc de voler avec un seul moteur, continuant tout droit devant lui et cherchant vraisemblablement à atteindre le plateau- opposé, qui se trouve de l'autre côté de Chartres et dont les terres de culture s'offraient à un atterrissage de secours.

Seulement, il perdit de la hauteur par suite : 1) de sa faible puissance motrice ; 2) du mauvais temps, et, malgré toute sa science, toute son habileté, tout son héroïsme, l'équipage ne put atteindre le plateau et l'énorme masse s'abattit sur deux maisonnettes situées 42 et 44 rue du Fresnay.

Ce fut le choc terrible, suivi de l'incendie.

Cinquante mètres de plus, l'appareil se posait sans incident.

°°°°°°

Voici donc des précisions sur cette, douloureuse catastrophe qui fut commentée si diversement qu'il importait de rétablir impartialement les faits.

On a déclaré que l'appareil, au décollage, avait heurté les maisons qui bordent l'aérodrome. C’est faux, puisque l'accident s'est produit sur le plateau opposé. On a dit et écrit encore que la défaillance du moteur était du à une rupture de piston à sa base ; c'est inexact. L'arrêt du moteur de gauche est imputable à un manque d'alimentation dû à l'obstruction du filtre à essence par des impuretés, provenant des pompes et constatées par la commission d'enquête, après l'accident.

De ce côté, il importe qu'une Inspection plus fréquente, plus minutieuse des pompes à essence soit ordonnée dans les formations ; .il faut également une essence de qualité meilleure ; l'eau que contient l'actuel carburant fourni aux escadrilles attaque l'aluminium à l'intérieur des pompes et forme des dépôts qui bouchent les tuyauteries.

Quant au matériel du régiment de Chartres, parfait il y a quelques années, mais vraiment vétuste en 1935, il est grand temps d'en changer.

Faut-il toutefois qu'on ne donne pas plus mal à nos vaillants équipages militaires, dont l'esprit de sacrifice et de discipline ne doit, quand même pas .servir d'holocauste perpétuel à l'autel de la patrie. »

Roger LABRIC.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

4 avril 1935 – Massé-Lairé (Bonneval)

Sergent-chef DUFOUR (légérement blessé)

NIEUPORT 629 ???

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

2 mai 1935 – Morancez

(+) Sergent-chef LAMIEL (ou LAMIELLE ?)

NIEUPORT DELAGE : 6ème escadre de chasse - GC I/6

Le sergent-chef LAMIELLE est citée comme arrivant à Chartres avec la 1ère escadrille de Châteauroux en mars 1934 (voir plus haut)

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

23 mai 1935 – La Chapelle-Huon (72)

LIORÉ & OLIVIER LéO20 Bn3 n° 29 (C9) : 1ère escadrille (VB109) – GB I/22

 

 

Publié dans « L’OUEST ECLAIR » du 24 mai 1935 :

 

« PRIS DANS LA TEMPETE, UN AVION DE BOMBARDEMENT DE CHARTRES EST PLAQUÉ AU SOL PRÈS DE LA CHAPELLE-HUON »

L'équipage est indemne

 

LA CHAPELLE-HUON, 23 mai (De notre envoyé spécial). — Un accident d'aviation, qui fort heureusement ne se termine que par des dégâts matériels, s'est produit cette nuit, vers une heure et demie, sur le territoire de la commune de la Chapelle-Huon. Voici les faits.

Trois avions Lioré, bimoteurs, 420 CV - type Jupiter, appartenant à la 1ère compagnie de la 22ème escadre aérienne de Chartres, avaient quitté l'aérodrome de cette ville vers 17 heures. Ils devaient effectuer un certain nombre d'heures de vol de nuit, sur le parcours Chartres-Tours et Chartres.

A 22h 30 les trois avions se posaient à l'aérodrome de Tours. Ils devaient repartir peu après, pour survoler à nouveau Chartres.

Un peu après 22 heures, un vent très violent s'était levé et les trois appareils, pris dans la tourmente, devaient naviguer en pleine tempête, dans un temps bouché: en effet, en plus du vent, un brouillard assez épais masquait le sol.

Vers minuit, les trois avions croisaient, au-dessus de Saint-Calais, cherchant à repérer leur emplacement  exact. Deux d'entre eux poursuivirent leur route vers le Nord.

Le Lioré C-9, ayant comme chef de bord le lieutenant Foucher, accompagné du sergent-pilote Deschodt, le sergent mitrailleur Robin et le sergent mécanicien Clément, chercha à se poser. L'équipage lança une première bombe éclairante, qui tomba dans la forêt de la Pierre, sur les terrains appartenant à M. le marquis de Pontoy sur le territoire de la commune de Couvrecieux.

Une seconde bombe fut lancée au-dessus d'Ecorpain, une troisième enfin au-dessus d'Evaillé.

Les champs situés à flanc de coteau n'offraient, malheureusement qu'un médiocre terrain d'atterrissage.

L'équipage du C-9 ne disposant plus que d'une seule bombe éclairante, et la provision d'essence diminuant, décida de jouer son va-tout.

L'appareil venait de survoler la gare de Bessé-sur-Braye et se trouvait au-dessus de la ferme des Saules, entre le coteau de la Paturière et la petite route de la Chapelle-Huon. On jeta la dernière bombe de magnésium qui découvrit un fond bien dégagé, au sommet d'une colline, en bordure de la route de Bessé.

Le sergent Deschodt, le pilote, essaya d'atterrir ; mais en arrivant au sol, l'appareil fut durement plaqué. Le train d'atterrissage s'enfonça et se brisa. Le moteur, du côté droit, fut détaché de sa cellule, qui se brisa. Par un hasard vraiment extraordinaire, le lourd appareil, qui ne pèse pas moins de cinq tonnes, après avoir effectué un cheval de bois, s'immobilisa sans dommage pour l'équipage, qui est indemne.

Le lieutenant Foucher qui commandait le C-9, avait, fermé le robinet d'arrivée d'essence et l'on évita de justesse l'incendie grâce à sa présence d'esprit. En effet, les fusées éclairantes, situées sous les ailes, n'étaient pas encore entièrement consumées au moment de l'atterrissage.

L'appareil, — il est inutile de le dire, — est à peu près inutilisable.

Le lieutenant Foucher avisa immédiatement la base aérienne de Chartres de l'accident survenu, ainsi que l'aérodrome de Tours.

La gendarmerie de Bessé-sur-Braye, sous les ordres du chef Sarrazin, prit immédiatement toutes les dispositions pour faire garder l'appareil, tombé dans les champs appartenant à M. Dufournier, de Bessé-sur-Braye.

Le lieutenant Foucher, le sergent Deschodt, le sergent Robin et le sergent Clément peuvent se féliciter de l'avoir échappé belle.

 

CE QUE NOUS DIT M. PALLUAU, UN TEMOIN DE L'ACCIDENT

Le premier qui constata l'accident, ce fut M. Maxime Palluau, 30 ans, de Besse en Braye. Voici le récit qu’il voulut bien nous faire :

 « J'étais de service à la gare de Bessé vers 1h 20 quand j'entendis le ronronnement puissant d'un avion. Je distinguais bien ses feux de position. Il volait assez bas. Soudain, il lança une fusée éclairante, qui illumina le paysage. Je le vis décrire un cercle autour de la fusée, se rapprocher du sol puis disparaître derrière la colline. Vous savez le reste. »

Dans la matinée, nous avons remarqué sur les lieux, en dehors des gendarmes de Bessé-sur-Braye et de l'équipage du Lioré, M. Mulot, maire de là Chapelle-Huon, M. Durand, régisseur des propriétés de M. Dufournier; M. Lecomte et de nombreux curieux.

Des équipes seront envoyées de Chartres et de Tours pour procéder à l'enlèvement de l'appareil.

 

UN COMMENCEMENT D'INCENDIE

L'une des bombes de magnésium fut, nous l'avons dit, lancée au-dessus de la forêt de La Pierre. Un commencement d'incendie se déclara.

Les pompiers de St-Calais alertés, se rendirent immédiatement sur les lieux, sous les ordres de M. Barbier, leur sympathique capitaine. Ils purent se rendre maîtres très rapidement du sinistre qui, sans leur prompte intervention, aurait pris de grandes proportions, en raison du vent violent qui soufflait.

 

LES DEUX AUTRES APPAREILS SE POSENT A NOGENT-LE-ROTROU

Pendant ce temps, les deux autres Lioré qui accompagnaient l'appareil du lieutenant Foucher continuaient leur route et volaient jusqu'au petit jour. Au matin, ils survolaient la ville de Nogent-le-Rotrou. Leur provision d'essence étant épuisée, ils durent se poser. Les deux appareils ont été endommagés à l'atterrissage. Aucun des passagers n'a été blessé.

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

16 septembre 1935  - Champhol (28)

(+) Sergent POUJOL – Lieutenant PÉCHIN – Sergent DESCOUS – Mme DESCOUS

AMIOT 143 Bn5 du GB I/22 – n° ??1 : 1ère escadrille (VB 109) – GB I/22

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

28 juillet 1936 – Aunay-sous Auneau (28)

(+) Sergent BRANDEBOURG – Sergent CANNIONQ – Sergent COCHET – Caporal-chef BODENÈS

AMIOT 143Bn5 – 22ème EB

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122    Coupure de journal BA 122

 

9 septembre 1936 – Boncourt - Commercy (55)

(+) Capitaine Auguste SABLIER – Adjudant René CHAUMÉ – Sergent-chef Honoré MASSON – Sergent Albert HUET – Sergent PORTIGLIATTI

AMIOT 143Bn5 n° 60 (K14) : 22ème EB

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

5 août 1937 – Saint-Prest (28)

(+) Marcel ESPY

NIEUPORT DELAGE NiD 622C1 n° 710 : 1ère escadrille - 6ème EC

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

4 avril 1938 – Auneau (28)

Sergent-chef GAUDON et sergent D’ELBE (blessés)

NIEUPORT DELAGE NiD 629C1 n° 702 et 698 : 6ème EC

 

 

 

 

 

 

13 avril 1938 – Sainte-Maure de Tourraine (37)

Capitaine ALEXANDRE (blessé)

DEWOITINE D.501C1 n° 247 : 4ème escadrille - 2ème EC

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

13 avril 1938 – Flacey (28)

(+) Sergent-chef Fernand CAYOL

DEWOITINE D.501C1 n° 59 :3ème escadrille - 2ème EC

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122   Coupure de journal BA 122

 

10 mai 1938 – Voves (28)

(+) Sergent Jean GUERREGENTON et sous-lieutenant Fernand PREVOST (blessé)

DEWOITINE D.501C1 n° 39 et DEWOITINE D.501C1 n° 140 : 4ème escadrille - 2ème EC

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

23 juin 1938 – Chavenay-Villepreux (78)

Sergent SAGET et soldat OPITZ (blessés)

POTEZ 39 A2 n° 722 : – L 102 –GAO 504

 

 

 

 

 

Coupure de journal BA 122

 

10 novembre 1938 – Meigneville–Montainville (28)

Sergent-chef Daniel DANSE et Adjudant Marcel RENAUDIE (blessé)

DEWOITINE D.500C1 n°??9 et DEWOITINE D.501C1 n°196 : – 3ème escadrille - 2ème Groupe - 2ème EC

 

 

 

 

 

Remerciements à Patrick COTTEREAU pour ses contributions

 

 

 

 

 

 

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Voir également :

 

Le parc d’Aviation 22 de CHARTRES (BA 122) avant la guerre

Toutes les unités affectées

Tous les avions utilisés

Tous les insignes des traditions des différentes escadrilles

 

 

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François-Xavier BIBERT – 2008 - 2009 – 2010 - 2011