Cette page fait partie
du : Site Personnel de François-Xavier BIBERT
C’est une annexe à la
page : BA 122 de
Chartres – Souvenirs
... faisant partie du
dossier : Les hommes du
Groupe de Chasse GC III/6
Bonne navigation....
L’album photo de Jean BÉTRANCOURT
Toutes les photographies sont extraites de la collection
Bétrancourt – Droits réservés
Les Débuts : Le Bourget – Istres
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Page de garde de l’album photo de Jean BÉTRANCOURT
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1927 – Le Bourget 34ème Régiment d’Aviation Militaire Agé de 20
ans, vivant à Rouen, Jean Bétrancourt a pu choisir son arme parce qu’il a
obtenu un bon classement à sa préparation militaire. Il effectue
son service au 34ème Régiment d’Aviation du Bourget qui comprend à cette
époque 5 groupes, soit 11 escadrilles équipées principalement de
SPAD 13. C’est
l’époque des grands raids, et il côtoie des aviateurs célèbres comme Weiss,
Pelletier d'Oisy... |
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21 mai 1927 – Le Bourget Atterrissage du "Spirit-of-Saint-Louis" ... et il est
aux premières loges pour assister à l’arrivée triomphale de Charles Lindbergh
qui vient de réussir la première traversée de l’Atlantique Nord.
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21 mai 1927 – Le Bourget Atterrissage du "Spirit-of-Saint-Louis" Lindbergh
entouré de quelques prestigieux pilotes français : de gauche à droite :
le commandant Pinsard, commandant le camp militaire du Bourget et As de
14-18, Mr Herrick Jr, ambassadeur des Etats-Unis en France, le Sergent Michel
Détroyat (futur pilote d’essais chez Morane-Saulnier), Charles Lindbergh, le
colonel Poli-Marchetti (commandant le 34ème RA) et le commandant
Weiss (commandant d’escadrille au 34ème RA, déjà célèbre pour
plusieurs grands raids et qui va encore s’illustrer, trois mois plus tard,
lors de son périple avec Jean Assollant
vers Moscou et le Caucase à bord d’un Potez 25). |
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Relique du "Spirit-of-Saint-Louis" Il participe
comme bien d’autre à la fête et peut même « récupérer » un précieux
morceau de toile de l’appareil, relique qui figure évidemment en bonne place
dans son album. Renforcé dans
sa passion, il va se porter volontaire pour entrer à l’Ecole de Pilotage
d’Istres. |
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1927 – Istres Ecole de Pilotage A
gauche : Jean Bétrancourt devant un Nieuport
29
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1927 – Istres Ecole de Pilotage Il se lie
d’amitié avec son moniteur, Honoré Carlier, qui malheureusement trouve la mort
quelques temps plus tard.
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1927 – Istres Ecole de Pilotage Son premier
appareil fut un Morane MS.35
«Parasol »
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1927 – Istres Ecole de Pilotage Il est breveté sur un Caudron 59 le 12 novembre 1927. Biplace
d'entraînement Biplan
-Construction en bois, revêtement entoilé Envergure :
10.24 m Longueur :
7.80 m Hauteur :
2.90 m Masse
à vide : 700 kg - Masse totale : 990 kg 1
moteur Hispano-Suiza 8Ab de 180 CV Vitesse
maximale : 170 km/h Montée
à : 2000 m en 15mn Plafond
: 5500 m Autonomie
: 500 km |
CHARTRES – Parc d’Aviation 22 – 22ème RABN
L’aventure de Coursac

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Farman
« Goliath » F-63 Bn4 - Coursac (24) En 1928, Jean
Bétrancourt est affecté à la 3ème escadrille du 22ème R.A.B.N.
(Régiment Aérien de Bombardement de Nuit) de Chartres. Deux belles
photos se trouvent sur la page consacrée à la B.A. 122 de Chartres,
dont celle d’un bombardier LéO 20 qui commençait à remplacer les vieux
Farman à la même époque. Le jeudi 5 juillet 1928 à 14h40, lors
d’un vol sur le circuit Chartres-Pau–Marseille–Lyon-Chartres, l’appareil
piloté par Jean Bétrancourt est victime d’une panne de moteur à Coursac
(Dordogne) quelques minutes avant de survoler Bergerac. Il réussit à poser
son appareil sans casse dans un terrain fort accidenté, au lieu-dit les
Goujatoux, comme en témoigne la photographie ci-contre. |
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Les 5 aviateurs
restèrent plusieurs jours sur place, bien accueillis et hébergés par les
habitants du lieu (voir nota *), pendant que les services techniques de la
base de Cazaux s’employaient à changer un des deux moteurs Jupiter de 420 CV
de l’appareil. L’appareil
fut évidemment une attraction locale fort imprévue qui attira bien entendu
beaucoup de monde. L’équipage
était composé de : Lieutenant
Cassagnau : chef de bord Sergent
Richmann : mécanicien Caporal
Bétrancourt : pilote Caporal
Dantés : radiotélégraphiste Caporal
Deschamps : mitrailleur |
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Insigne de la 3ème escadrille du 22ème RABN Tradition VB 101 |
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Le dimanche 8 juillet, les curieux
arrivèrent de fort loin et les jeunes aviateurs furent accaparés surtout par
les belles de la région, très attentives certainement aux explications
« techniques » qu’ils fournissaient de bonne grâce !
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Le mardi 10 juillet, une fois les
réparations terminées, le bombardier pu être déplacé au bout d’un terrain
permettant son décollage. Jean Bétrancourt réussit sans problème à lui faire
prendre l’air et à gagner Cazaux, à 200 km de là, pour que les réglages
définitifs du nouveau moteur puissent y être faits.
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(*) Nota :
Les Aviateurs ont été logés d’abord chez M. de Vivies, Châtelain de Marsaguet,
à proximité des Goujatoux. Ensuite Jean Bétrancourt a été accueilli par le
Directeur de l’Ecole de Coursac, qui a sympathisé avec lui au point d’héberger
la femme du pilote en 1940 au moment de l’exode. Une bien belle histoire !
Le Domaine de Marsaguet n’appartient plus aujourd’hui à la famille de
Vivies : ses nouveaux propriétaires, qui ont été contactés en 2009,
ignoraient tout de cette histoire. Une petite enquête leur a permis d’apprendre
qu’un de leurs proches voisins, âgé de plus de 80 ans, s’en souvenait et qu’il
connaissait l'endroit où s'est posé l'avion ; enfant, juché sur les
épaules de son père, il avait pu apercevoir le gros bombardier...
A.C.N. - Aéroclub de Normandie
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1929-1931 – ROUEN – LE MADRILLET Dés son
retour à la vie civile en 1929, Jean Bétrancourtva consacrer tous ses loisirs
à la vie de l’A.C.N. (Aéro-Club de Normandie) qui vient d’être créé au Madrillet,
à l’endroit où sont maintenant construits le parc des expositions et le
« Zénith » de Rouen. Un des
premiers appareils de l’A.C.N. fut ce Caudron 232
immatriculé F-AJZI Sur ce cliché,
Jean Bétrancourt est le second à partir de la gauche. La dédicace est de
Philippe Etancelin, le célèbre pilote automobile rouennais. |
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CAUDRON 232 – F-AJZI Jean
Bétrancourt et Charles Leborgne en 1931 au Madrillet dans le Caudron 232 de l’A.C.N. Cet appareil
sera détruit en 1934. Biplace
d'entraînement et d'école Biplan.-
Construction en bois Envergure
: 11.00 m Longueur
: 7.87 m Surface
portante : 24.00 m² Masse
à vide : 420 kg - Masse totale : 700 kg 1
moteur Renault 4Pb de 95 CV Vitesse
maximale : 165 km/h Plafond
: 4000 m |
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HANRIOT 14 – F-ALII Cet appareil
est acheté en août 1931 par l’état et mis à la disposition de l’A.C.N. par M.
Laurent-Eynac, Ministre de l’Air, qui était venu à Rouen le 5 octobre 1930 procéder
à l’inauguration du premier hangar de l’Aéro-Club. Il sera
détruit en juin 1932 lors du premier accident d’aviation de Jean Bétrancourt
qui en sortira indemne.
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Sur ce cliché
du Hanriot 14, Jean Bétrancourt est
à droite. La dédicace est encore celle de Philippe Etancelin, qui gagnera
trois ans plus tard, en 1934, les 24 heures du Mans avec Luigi Chinetti sur
Alfa-Roméo 8C.
Le Mans 1934 -
Alfa-Roméo 8C |
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1932 – FARMAN 200 – F-ALPF Jean Bétrancourt
aux usines Farman de Toussus le Noble prend possession en janvier 1932 du
Farman F.200 n°7327.20, nouvel appareil de l’A.C.N. Triplace
de tourisme Monoplan
parasol - Construction en bois Envergure
: 11.00 m Longueur
: 8.20 m Hauteur
: 2.48 m Surface
portante : 25.40 m² Masse
à vide : 617 kg - Masse totale : 980 kg 1
moteur Salmson 9Ac de 120 ch Vitesse
maximale : 170 km/h Plafond
: 3100 m Autonomie
: 400 km |
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1932 – FARMAN 234 – F-ALRV Jean Bétrancourt
et Antarion au Madrillet, devant leur Farman 234, après leur victoire au
« Tour de France aérien » 1932. Cette épreuve
organisée par le quotidien « Le Journal » fut disputée 4 au 13 juin
par 55 équipages avec des avions uniquement français, sur un parcours de
3 400 km à travers la France en 9 étapes. Il fut endeuillé par plusieurs
accidents mortels et seuls 43 avions arrivèrent au terme du périple. Cet appareil,
le numéro 16/7632 fut le dernier construit de la série. Il était équipé d’un
moteur Salmson 7Ac (7 cylindres en étoiles) de 95 CV. Il pouvait voler à
5 000 m d’altitude avec une vitesse de 185 km/h. |
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Tour de France Aérien 1932 Quelques
appareils que l’on peut reconnaître : (ordre alphabétique des immatriculations)
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Tour de France Aérien 1933 Jean
Bétrancourt et Duval devant leur Farman 234, après leur victoire au
« Tour de France aérien » 1933. C’est la
seconde victoire d’affilé de Jean Bétrancourt sur cet appareil. |
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1932 ou 1933 – POTEZ 36-13 Jean
Bétrancourt et son ami Jean Horlaville devant un Potez 36‑13
(appareil, lieu et date non identifiés). L’étoile de
David signifie que l’appareil a été acheté avec une subvention de l'état. L’A.C.N. possédera
deux appareils de ce type, le F‑ALQT acquis en 1932 ou 1933 et le F‑ANNF
en 1935. On peut donc penser qu’il s’agit du premier cité. |
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FARMAN F.190 A l'occasion
du Tour de France aérien de 1931, un Farman F.190 avait accompagné les concurrents
sous les couleurs de la maison de disque "Columbia", dont le nom
figurait en grande taille sur les flancs de l’appareil. Cet appareil
transportait l'Orchestre de jazz "Alexander" avec lequel Django
Rheinhardt a joué parfois du Banjo. La photo ci-contre,
datée de 1932, prise en fait pendant le tour entre le 4 et le 12 juin, montre
le F.190 n°17 F-AJDC assurant cette même prestation. En juillet
1933, c'est le F.190 n°6 F-AIYD, toujours aux couleurs de la CAF (Compagnie
Aérienne Française) qui assura cette mission. Il portait en outre une
décoration aux couleurs de « l'orchestre Alexander » et la société
"Columbia". Merci à Michel Barrière qui a fourni le profil de
l’avion : voir la page consacrée au Farman 190 sur
le site Crezan.net |
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1933 – A.C.N MORANE SAULNIER AR.35C - F-AMEB Appareil
appartenant à M. Constant Crestey de Grand Quevilly. Jean Bétrancourt
retrouve à l’A.C.N. un appareil civil construit en 1933, dérivé du MS 35 sur
lequel il avait appris à piloter à Istres en 1927. |
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Vers 1935 – A.C.N. MORANE SAULNIER MS.230 MIGNET HM.14 « POU DU CIEL » Dans les années
1920, Henri Mignet s'est fixé l'objectif de proposer un appareil économique,
facile à construire et à piloter. Il aboutit ainsi au HM.13 avec deux plans
décalés horizontalement, puis en 1933 le HM.14 « Pou-du-Ciel »
donna ses heures de gloire à la formule. A l’aide du manuel de construction
qu’il avait rédigé, chacun pouvait construire son appareil et c’est ainsi que
presque cent HM.14 volaient en 1935. De nombreux accidents eurent pour
conséquence l'interdiction de vol du HM.14 et la guerre approchant ce fut un
coup d'arrêt à la construction amateur en France. . |
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Vers 1935 – A.C.N. MIGNET HM.14 « POU DU CIEL » Jean
Bétrancout à bord d’un « Pou du Ciel ». sur le terrain du de
l’A.C.N. au Madrillet. Envergure :
6 m Longueur :
3,50 m Surface
alaire : 9 m2 Masse
à vide : 200 kg Vitesse
max : 120 km/h Plafond
d'utilisation : environ 3000 m Autonomie :
environ 3 heures 1
moteur Aubier-Dunne 540, 2 cylindres, de 20 CV |
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1937 - FARMAN F.402 - F.ANFY Avec cet appareil
Farman n° 7454.67, équipé d’un moteur Lorraine 5 Pb de 110 CV, nommé
"Charles Houbart", Jean Bétrancourt entrepris un long voyage aérien
à travers l’Europe, avec l’aide du quotidien rouennais « Paris
Normandie », accompagné de M Bergerin, journaliste, et de son épouse. Ils
effectuèrent sans incident un périple de 4 420 km en 30 h 16’
de vol à la vitesse moyenne de 146 km/h. Les escales furent les
suivantes : Rouen - Paris – Strasbourg – Nuremberg – Prague (1ère étape)
– Vienne – Budapest (2ème
étape) – Belgrade – Sofia (3ième étape, séjour de 8 jours) –
Belgrade – Zagreb (4ème étape) – Venise (4ème étape) –
Nice (5ème étape) – Lyon – Rouen (6ème étape). |
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1945 – JUNKERS Ju 52 Dés 1945 le
terrain de Rouen-Le Madrillet reprend du service : l’Armée de l’Air y
entraîne des parachutistes avec ce Ju 52. Quelques
Rouennais en gardent un bon souvenir, car l’ancien pilote de chasse Jean
Moretti, ami de Jean Bétrancourt, a profité de la présence de cet appareil
pour organiser dès le mois d’octobre 1945 un baptême de l'air pour une
vingtaine de jeunes passionnés d’aviation méritants. Après un
petit vol d’un quart d’heure au-dessus d’Oissel, d’Elbeuf et de son pont
détruit, à moins de 200 mètres, d’altitude quelques vocations pour l’aviation
naîtront... |
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1946 - BÜCKER 181 "BESTMAN" Cette photo a
été prise en 1946 au Madrillet. Il s’agit vraisemblablement d’un avion
abandonné par les Allemands en 1944. Cet appareil,
construit en grand nombre pendant la guerre en Allemagne, en Tchécoslovaquie
en Suède et au Pays-Bas fut le premier appareil non biplan utilisé par la
Luftwaffe pour la formation de ses pilotes. Il continua
sa carrière après 1945 dans de nombreux aéro-clubs. |
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Les meetings de l’A.C.N. Dès 1947,
l’A.C.N. renoue avec l’organisation de son grand meeting annuel, grâce en
particulier au talent d’organisateur de Jean Bétrancourt et de son inlassable
dévouement pour l’Aéro-Club. Cette année là sont présentées quelques Yakolev
du célèbre Groupe Normandie-Niemen avec Robert Sauvage. En 1948 et
1949 le plateau est également très relevé. Sur cette
photographie exceptionnelle de 1949, 4 Spitfire
équipés avec des hélices à 5 pales, survolent le seul exemplaire jamais
construit du SNCASO SO.7060
"Deauville" - F‑WDVZ. |
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1950 – FOUGA CM-8R « SYLPHE » En 1949,
Pierre Mauboussin et Robert Castello réalisent le « Cyclone »,
rebaptisé « Sylphe » qui sera le 14 juillet 1949, le premier avion
léger à réaction du monde à voler ! Cette photo a
été prise au meeting de l’A.C.N. de 1950 et donnée à Michel Leveillard
par l’abbé Maguery, tous deux membres de l’A.C.N. et grands amis de Jean
Bétrancourt. Envergure
: 13.00 m- Surface portante : 13.00 m² Longueur
: 6.70 m - Hauteur : 1.85 m Masse
à vide : 435 kg - Masse totale : 628 kg 1
réacteur Turboméca "Piméné" de 85 kgp Vitesse
maximale : 250 km/h à 4000 m Vitesse
ascensionnelle 7.50 m/s Plafond
: 11000 m |
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Meetings de l’A.C.N. Date
indéterminée Marcel DORET DEWOITINE 27 En 1944, le célèbre
pilote d’essais de chez Dewoitine Marcel Doret prend le commandement du 1er
groupe de chasse FFI dit « Groupe Doret » avec les Dewoitine D.520
repris aux troupes d'occupation. Ce groupe intervient dans pour attaquer les
Allemands dans la région bordelaise et dans la « poche de Royan ».
Le Groupe Doret est ensuite incorporé dans le Groupe régulier GCB II/18
« Saintonge ». Après guerre
la guerre, il se consacre aux meetings aériens et aux démonstrations. |
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Ci-dessus :
profil du Dewoitine 27 de Marcel Doret Meetings de l’A.C.N A gauche,
date indéterminée : MORANE SAULNIER 230 |
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Restauration des archives Bétrancourt Les quelques
photographies présentées ici proviennent de l’album personnel et des archives
de Jean Bétrancourt, retrouvé par son petit-fils Alain il y a quelques temps. L’humidité
avait fait des ravages et il dut prendre de grandes précautions avant de
pouvoir scanner les documents. Tous les
fichiers numériques (plus de 250) ont été mis à ma disposition en 2009 et ont
été alors restaurés informatiquement. L’exemple de
cette photo bien connue du Dewoitine D.27 de Marcel Doret montre ce qu’il a
été nécessaire de faire. Photos de la
collection d’Alain Bétrancourt – Droits réservés Restauration et
mise en page : © F-X. BIBERT – 2009 et 2010 |
C’EST EN 1910
QU’EST NÉE L’AVIATION à ROUEN
Vice–Président de l’Aéro-Club de Normandie.
L’AVIATION est certainement
le moyen de locomotion qui a le plus progressé dans le temps le plus court. Quelle
part la ville de Rouen a-t-elle prise dans cette rapide évolution ? Elle est
certainement plus importante que ne le pensent de nombreux rouennais. Grâce à
la complaisance de fervents de l’aviation, MM. Marcel Larcher et l’Abbé
Marguery, ce dernier actuellement aumônier des aviateurs du diocèse de Rouen,
dont les archives contiennent une documentation extrêmement importante, la vie
de l’aviation dans la capitale Normande a pu être retracée.
LA « GRANDE SEMAINE » DE 1910
A l’exception des manifestations
d’aérostation qui remontent à des temps beaucoup plus lointains la première
occasion que les rouennais ont eue de s’intéresser aux choses de l’air fut une
exposition. Dès le mois de juin 1909, un aéroplane à moteur, le mot avion
n’était pas encore entré dans le vocabulaire aéronautique, était exposé en
plein centre de Rouen, dans le “hall de l’Hôtel de France”, aujourd’hui hall du
“Ciné-France” et du “Nouveau-Théâtre”; c’était un “Demoiselle Santos-Dumont”
équipé d’un moteur 2 cylindres 30 HP, d’un poids de 45 kg., placé à la partie
inférieure de l’appareil: le poids total de celui-ci prêt à l’envol était de
145 kg. Cette exposition fut un succès et encouragea une poignée de rouennais à
entreprendre pour l’année suivante l’organisation de la “GRANDE SEMAINE
D’AVIATION de ROUEN”, 19 au 26 juin 1910. Il doit être rendu un hommage
particulier à ces précurseurs, qui à l’époque, osèrent.
Un comité d’organisation fut
composé comme suit:
- Président: M. Marcel
Delbos, Président de l’Automobile Club de Normandie et du concours Hippique.
- Vice-président: M. Gaston
Helloin, Vice-président de l’Automobile Club de Normandie.
- Vice-président: M. J.
Monnier, Propriétaire de l’Hôtel d’Angleterre.
Ce meeting fut le neuvième
organisé dans le monde entier et vient après ceux de Béthany (août 1909),
Juvisy (octobre 1909), Héliopolis (février 1910), Cannes (mars 1910),
Saint-Pétersbourg 9mai 1910), Lyon (mai 1910), Angers (juin 1910).
Rouen fut donc à l’avènement
de l’aviation non seulement française, mais mondiale.
Un effort considérable avait
été fait par les organisateurs ; ils en furent récompensés amplement car la
semaine d’aviation de Rouen fut un succès complet et l’on pouvait lire dans la
presse de l’époque : « Une foule considérable, qui n’a pas vu la route
d’Elbeuf n’a rien vu. La route rappelait celle du Derby d’Epson. Piétons,
cyclistes, voitures automobiles, tout était confondu. »
Vingt pilotes dont certains
noms sont encore familiers à ce jour s’engagèrent dans les épreuves dotées de
150.000 FR or (30 millions au cours de notre louis 1951).
Ce sont : Morane,
Christiaens, Métrot, Van den Born, Dickson, Dufour, Epimoff, Bruneau, de
Laborie, Bathiat, Dubonnet, Mignot, Baronne de Laroche, Latham, Verstraeten,
Paillette, Chavez, Kuller, Audemars, Cattanéo, Hanriot.
Il est à remarquer que ces
pilotes dont plusieurs étrangers volaient tous sur des avions français qui
s’appelaient : Farman, Voisin, Sommer, Breguet pour les biplans, et Antoinette,
Blériot, Tellier et Demoiselle Santos-Dumont pour les monoplans.
Le champ de manoeuvre du
Rouvray (l’actuel aérodrome de Rouen-Rouvray) fut choisi comme Champ
d’aviation, un circuit de 3 km fut délimité par 4 pylônes, avec au centre un
sémaphore pour les officiels; 20 hangars se trouvaient devant la butte de tir.
Le prix des places était de
20 FR. Aux pesage, 5 FR. aux tribunes et 1 FR. à la pelouse.
Et la semaine d’aviation
commença drainant à Rouen toute la Normandie et même Paris pour assister à ce
magnifique spectacle. La presse de l’époque relate d’une manière fort
pittoresque d’ailleurs le premier vol effectué a Rouen : « 4 aviateurs
commencèrent leur essais le vendredi 17 juin 1910, entre 6 h ½ et 8
heures du soir. Le benjamin des aviateurs brevetés (16 ans), Marcel Hanriot,
prend le premier départ à 6 h ½ du soir. Pendant cinquante, cent
mètres, il roule sur l’admirable piste, soudain dans un mouvement d’une idéale
beauté, il se cabre et quitte terre. Il vole ! Pourquoi le cacher, à ce moment
solennel une douce émotion étreint tout le monde. Cet oiseau c’est somme toute
le premier qui vole chez nous. Nous l’attendions depuis six mois ce moment
impressionnant. Nous y touchons enfin, mais après combien d’efforts ? Et le
public enthousiasmé fait au vaillant jeune pilote un accueil enthousiaste”.
En ville la foule était
avisée s’il y avait vol par des flammes hissées à des pylônes montés à l’entrée
des ponts. Tout était prévu pour assurer ce qui fut une grande réussite. Le
grand exploit de cette semaine revint à Morane qui doubla la flèche de la
cathédrale à 150 mètres au-dessus d’une foule délirante; il convient de noter
que le prix de vitesse fut gagné par Cattanéo (sur Blériot) à la moyenne de 74
km/heure, celui de hauteur par Morane (sur Blériot) avec 521 m. devant Chavez,
497 m., et le prix de vol plané a l’actuel Président des Vieilles Tiges :
Bathiat sur Breguet avec 426 m. Un seul accident, qui d’ailleurs aurait pu être
grave, eut lieu au cours de cette semaine. Ce fut une chute de Bathiat d’une
hauteur de 50 mètres avec bris total de l’appareil, le pilote en sortit
heureusement sain et sauf.
De hautes personnalités
politiques, artistiques et sportives, honorèrent le meeting de leurs présences
parmi lesquelles l’on remarqua ; M. Paul Doumer, ancien Président de la Chambre
des Députés, M. Guérin, ancien Garde des sceaux, M. Deusth de le Meurthe,
Maurice Donay, de l’Académie Française, Madame Marthe Brandès de l’Opéra
Comique, et l’humour, qui ne perd jamais ses droits, attribua “aux moteurs
Clerget” l’absence de M. Aristide Briand !…
1911 : NAISSANCE DE L’AÉRO-CLUB
L’élan était donné, les
normands conquis à ce sport nouveau ; dès la fin du Meeting, un “Bessonneau”
fut monté au champ de manoeuvres à l’emplacement de l’actuel “Aéro-Bar”. Un
rouennais, Guilbaud, construisit un avion et fit des essais sans succès. Il
partit au Crotoy apprendre à piloter et revint avec un biplace “Caudron”, forma
un élève M. Vaubourg, cassa son appareil et repartit au Crotoy.
Des fervents de l’aviation se
groupèrent et le 19 mai 1911 naissait l’Aéro-Club Rouennais (aujourd’hui Aéro-Club
de Normandie), le Président en était M. Ernest Duval, les Vice-présidents MM.
Ch. Claudel, Donnette, le Secrétaire M. Paul Claudel.
Leurs activités se bornèrent,
au début, pour des raisons soit de préférences, soit de matériel, à des
ascensions en sphériques ; le Club, possesseur de 14 ballons, forma de nombreux
pilotes brevetés : MM. Levindrey, Donnette, Henri et Ernest Duval, Paul et
Charles Claudel, Gaston et Georges Fleury, Colsenet.
Pourtant l’amour de plus
lourd que l’air sommeillait parmi ces hommes et la “Maison des Abeilles” fonda
le prix “Paul Claudel”. L’épreuve consistait à franchir le pont transbordeur de
Rouen avec un avion, une première fois au-dessus et une seconde fois
au-dessous. Téméraire audace, criait-on au début, et cependant cette prouesse
inimaginable fut accomplie le plus simplement du monde le 5 mai 1912 par un
jeune aviateur, Marcel Cavelier, ainsi que le relate la “Revue Aérienne”. La
presse locale indique que celui-ci est né à Petit-Couronne (Seine Inférieure)
non loin de la maison de Pierre Corneille, qu’il est âgé de 26 ans et revient
tous les ans passer ses vacances dans son charmant village, …aujourd’hui
Raffineries “Shell” …et, continue notre journaliste : …”Le 5 mai 1912, à 5 h.
10 exactement, les rives de la Seine étaient noires de monde, de véritables
grappes humaines s’étageaient au hasard sur les hautes piles de planches, sur
les ponts Corneille et Boieldieu la circulation était impossible. La Seine
elle-même était sillonnée de barques. Inutile d’ajouter qu’il était impossible
de prendre place aux terrasses des cafés et que des camelots, surgis on ne sait
d’où, épuisèrent en quelques instants des stocks de petits “aéroplanes”
mécaniques. M. Brelet Préfet de la Seine-Inférieure, qui s’intéressait
particulièrement à l’aviation (à rendre jaloux M. le Préfet Mairey) s’était
rendu au champ de manoeuvres pour assister à l’atterrissage de Cavelier. Bref
ce fut une journée inoubliable qui se termina le soir au restaurant de la
Cathédrale par un dîner offert au “héros du jour” et où s’étaient donné
rendez-vous : MM. Robert et René Claudel, Mlle Jane Herveu, M. le commandant de
port Lespierre, M. Bourgogne, gérant du Transbordeur, le comte du Luart, Flour
et Henri Duval, de la ligne Aérienne, Charles Claudel et Mazerie. Le soir, mlle
Herveu et Marcel Cavalier se rendirent dans les grands cafés pour y quêter,
avec succès, au profit de la 5e arme.
Pendant ce temps, un autre
Rouennais depuis deux ans travaillait en silence ; Louis Lefebvre construisait
un biplan qu’il appela “La Mouette”, équipé d’un moteur Anzani 60 HP, après des
essais prometteurs il survola Rouen le 25 août 1912 ; la foule l’ovationna mais
l’engouement du début baissait déjà et Lefebvre, après avoir renouvelé
plusieurs fois sa performance se trouva sans ressources, désespéré, il mit fin
à ses jours au square Gaillard-Loiselet.
LES DEUX AÉRODROMES DE 1913
1913. – Le Kaiser électrise
son peuple par des discours menaçants, les gens deviennent fébriles, l’armée s’inquiète,
la paix du monde entier est menacée ; aussi les rouennais ne furent point
étonnés d’être conviés, le 6 mars 1913, à une conférence à l’Hôtel de ville sur
“l’étude et le repérage des aérodromes militaires” par le jeune aviateur
Fugaison, venu de Paris en Breguet.
L’armée décidait de reprendre
le champ de manoeuvres ; aussitôt 2 nouveaux aérodromes furent crées :
Le premier, sur l’hippodrome
de Petit-Quevilly appelé “Aérodrome du Bois Cany” – il possédait une piste de
950 m. sur 180 m.; un hangar de 20x18 y fut monté ; l’inauguration eut lieu le
27 avril 1913, y participèrent Mme Driancourt, MM. Devetain et Sadi-Lecointe
qui devait devenir une belle figure dans notre aviation. Ce terrain ne connut
pas une vogue extraordinaire, il faut y noter le passage du célèbre Jules
Védrines le 30 avril 1913, concurrent de la coupe Pommery, il s’était perdu
dans le brouillard.
Le second aérodrome, celui du
Madrillet, se situait à peu près à la hauteur de l’actuel aérodrome de
Rouen-Rouvray, à gauche de la route d’Elbeuf en allant vers cette ville.
Le château blanc fut acquis
par la Société Nouvelle des Aéroplanes “La Mouette” pour en faire une
hostellerie, trois hangars furent montés sur le terrain, Cet aérodrome fut
inauguré le 11 mai 1913, jour de la Pentecôte, et commença dès ce jour à
connaître une grande activité. On y relève le passage de nombreux as de
l’époque parmi lesquels : Damberon, Marty, Gérard, Defougère, Labouchère,
Strohl, Dupin, Couret, Briault, Rossner, Degorge, Chanteloup, Brand, Pinsart, Garde,
Frot, etc… et le sapeur Jacquemart, chef-pilote de l’Aéro-Club de Normandie de
1934 à 1939.
En dehors de cette activité
propre au terrain du Madrillet, il est intéressant de noter la venue à Rouen
pour visite des raffineries d’essence, par M. Deusth de la Meurthe sur biplan à
flotteurs “Astra” piloté par Max Labouret ; puis le 24 août 1913, le passage de
la course d’hydroplanes Le Pecq-Deauville, course dans laquelle les concurrents
devaient suivre les méandres de la Seine et qui fut gagnée par Géo Chemet, sur
hydravion Borel. Ce passage fut marqué par un affreux accident qui endeuilla
une vieille famille rouennaise, les de Montalent, et l’on relève dans
“l’illustration” le compte rendu de ce pénible accident : “alors que vers 11 h.
½ ils volaient au-dessus de l’île Lacroix, l’aviateur de Montalent et son
mécanicien Métivier projetés hors de leurs sièges ont fait une double chute
mortelle. Tandis que l’appareil livré à lui-même tombait, après s’être
complètement retourné sur la rive droite, les deux corps venaient s’écraser
l’un dans la cabine d’une péniche amarrée à l’île Lacroix, l’autre sur la berge
à quelques mètres du bateau”.
Les 3 et 4vier 1914,
l’Aéro-Club Rouennais faisait venir à Rouen, l’un des premiers acrobates sur
aéroplane Maurice Chevillard ; la réunion eut lieu par un temps gris et brumeux
; dès 14 h, une foule énorme envahissait les enceintes du Madrillet. Le célèbre
aviateur boucla la boucle et remporta un immense succès par ses évolutions
d’une “audace inouïe”.
Vers la fin juillet 1914, le
pilote Galtier sur biplan Caudron vint, au Madrillet, lancer le premier
parachutiste dans le ciel de Rouen. Quelques jours après ce fut la guerre.
Première guerre mondiale au cours de laquelle l’aviation en général fit des
progrès énormes ; l’activité de l’aviation civile tomba à zéro.
L’Aéro-Club Rouennais
souscrivit 50 FR de rente à l’emprunt national.
PREMIÈRE RENAISSANCE
Il fallut attendre 1922 pour
voir renaître une timide activité : constitution de l’Union Aéronautique de
Normandie qui organise, les 2 et 3 septembre 1922, une grande fête d’aviation ;
conférence du capitaine Fonk, as de guerre, au Royal Palace, organisée par
l’Aéro-Club Rouennais en présence de MM. Le comte de la Vaulx ; Lallemand,
Préfet de la Seine-Inférieure ; Née, premier adjoint ; Ernest Duval, Président
; Docteur Delabost ; le général Lebrun étant représenté par le capitaine
Tavera. Voici donc Rouen à la tête de deux Clubs ayant tous deux le but louable
de développer l’aviation.
En septembre 1923, sous la
présidence de Monsieur Laurent-Eynac, l’Union Aéronautique de Normandie
organise un Meeting dont le bénéfice doit servir à l’achat d’un terrain
d’aviation : en 1924, cette société se transforma en Union Normande d’Aviation
et organisa le 29 juin de la même année une seconde manifestation avec les as
Fronval, Thoret, Haegelen et le 34e régiment d’aviation. La réplique fut
immédiate, l’Aéro-Club Rouennais mit sur pieds une grande fête d’aviation et
d’aérostation le 10 août suivant, manifestation qui fut très réussie d’ailleurs.
Puis les deux clubs
décidèrent d’unir leurs efforts, ils fusionnèrent, l’Aéro-Club de Normandie vit
le jour. La ville de Rouen loua au nouveau Club le terrain situé au Nord du champ
de manoeuvres ; l’autorité militaire permit l’utilisation de son terrain en
dehors des heures de tirs et, sous l’impulsion du regretté Maître Louis Antier,
qui avait succédé à la présidence à MM. Frabot et Duval, l’Aéro-Club rentrait
dans une ère nouvelle : construction d’un hangar moderne, achat d’avion, école
de pilotage, etc… M. Julien Lufbery, frère de Luftbery, as de guerre de
l’escadrille Lafayette, assuma la lourde tâche du secrétariat et, le 5 octobre
1930, M. Laurent-Eynac, alors Ministre de l’air, procédait à l’inauguration du
hangar ; le premier avion venu au port d’attache de Rouen fut le Potez 36 du
sympathique et regretté Henri Coeffin ; l’Aéro-Club prenait son essor avec la
volonté farouche d’arriver au rang des premiers clubs de france.
De nombreuses et grandes
figures de l’aviation française parmi lesquelles : Costes et Bellonte, Rossi,
Assolant, Doret, Finat, Salel, Codos, Général Denain, Maryse Bastié, Maryse
Hilz, se posèrent sur le terrain de Rouen-Rouvray.
Quelques grandes conférences
furent organisées avec MM. Le Professeur Piccard, capitaine Weiss, Sardier,
Henry Bordeaux, Détroyat, Maryse Bastié, elles eurent toutes un succès
retentissant.

Fête aérienne de
l’A.C.N. au Madrillet du 26 juin 1932
Le terrain de Rouen-Rouvray (qui
reste le Madrillet pour les Rouennais) connaissait une grande activité locale,
les équipages Bétrancourt-Antérion, en 1932, et Bétrancourt-Duval en 1933, se
classèrent, avec le “Farman 234” premiers au “Tour de France des avions”, des
baptêmes durent donnés, des pilotes formés, et le ministère de l’Air
connaissant la vitalité du Club rouennais lui confia en 1936 la gestion d’une
section d’aviation populaire, le chef-pilote Jacquemart en assuma la direction.
Les jeunes apprirent à piloter gratuitement ; parmi cette promotion de pilotes,
formés au Club à cette époque, un se met particulièrement en évidence, c’est
Jean Finet aujourd’hui chef-pilote de l’Aéro-Club de Normandie.
Parallèlement, un club
d’aviation populaire présidé par M. Crestey est fondé et s’installe sur
l’aérodrome de Rouen-Rouvray à la place du Groupement d’Aviation de Réserve
(G.A.R) replié au terrain militaire de Boos ; ce club fusionnera avec
l’Aéro-Club de Normandie en 1944.

Certificat de
navigabilité du S.F.C.A. « TAUPIN » immatriculé F-APGJ de l’Aéro-Club de Normandie (A.C.N.)
D’autre part, un club
extrêmement actif, spécialisé dans le vol à voile, fonctionne de pair avec
l’Aéro-Club de Normandie et le Club d’Aviation Populaire de Rouen, c’est le
Groupement Rouennais d’Aviation Légère (G.R.A.L), présidé par le regretté
capitaine Beau, mort en déportation. Il se reconstitue actuellement sous la
direction de M. David sur l’ex-terrain militaire de Boos.
1938. – Un accident marqua
douloureusement cette année d’activité. Le Président Louis Antier se tua en
autogyre, dans les arbres en bordure du terrain, le jour de la fête d’aviation
; le vice-président, colonel Jean Germain, prend sa succession et c’est 1939
…la guerre à nouveau.
L’Aéro-Club en veilleuse groupe
les jeunes éléments dans des sections de modèles réduits.
L’aviation revint à Rouen,
mais ce fut dans le but, combien pénible et lourd de deuils, de bombarder les
points stratégiques de Rouen. Les ponts sautent, mais la ville est durement
mutilée.

Aéro-Club de
Normandie (A.C.N.) - Rouen-Le Madrillet
DEPUIS LA GUERRE
1944. – La libération. –
L’Aéro-Club de Normandie qui a payé un lourd tribu à la guerre, 14 morts en
déportation ou en service commandé, se regroupe. Maître André Marie, ancien Président
du Conseil, prend la tête et son Conseil d’Administration. Les efforts sont
conjugués pour redonner à l’Aéro-Club son importance de 1939. Les ports aériens
nomment officiellement un surveillant d’aérodrome ; le terrain jusqu’à ce jour
privé est ouvert à la circulation aérienne ; des meetings internationaux y
obtiennent tous un éclatant succès ; les finances du Club s’améliorent ; deux
Norécrin du Club, pilotés par Peltier et Anseaume, accompagnés d’un rédacteur
de “Paris-Normandie”, M. Roger Parment, effectuent avec succès le “Tour de la
Méditerranée” ; mais l’ambition du Club reste d’avoir un aérodrome accueillant
et sûr. Un “Aéro-Bar” est construit, les hangars remis en état avec une
escadrille de huit appareils ; de grands travaux sont effectués grâce aux
services de Ponts et Chaussées. Deux pistes en X, l’une de 1.200 m., l’autre de
900 m., permettront désormais à tous les avions de moyen transport, à tous les
touristes, de venir à Rouen, ville musée, capitale de la Normandie, l’une des
premières conquises par l’aviation.
Texte de Jean Bétrancourt
Merci à
Michel LEVEILLARD !
Michel Leveillard a fait la
connaissance de Jean Bétrancourt en 1948, l’année où il commencé à apprendre le
pilotage à l'Aéro-Club de Normandie. Il a gardé pour lui une grande admiration
tout le long de son incroyable carrière consacrée à l’aviation qui est résumée
ci-dessous :
1948 – Baptême de l’air à l’Aéro-Club
de Normandie
1949 – Premier lâché sur Piper-L-4
F-BETT
1950 – Brevet de pilote premier et
deuxième degré
1952 – Engagement dans l’Armée de l’Air
comme Personnel non navigant
1953 – Stage aux USA comme mécanicien
armement – Brevet de pilote américain
1956 – Guerre en Algérie avec les
fusillés de l’Air – Retour à la vie civile
1958 – Emigration vers les USA
1958 à 1963 – Pilote agricole –
Moniteur de pilotage
1963 à 1977 – Copilote sur DC-7B, Convair-440,
Lockheed Constellation, DC9, DC-8-63, Lockheed L-1011 « Tristar »
pour Eastern Airlines
1977 à 1989 - Commandant de bord sur
Lockheed L-188 Electra, etBoeing-727– Dernier vol pour l’Eastern le 3 mars
1989 – Retraite partielle : retour
au pilotage sur petits avions et planeurs comme moniteur
1999 – Retraite définitive : près
d’Atlanta après plus de 50 années de pilotage et près de 27.000 heures de vol
sur plus de 150 types d’appareils différents sans aucun accident
Il a pris une part active pour remettre
de l’ordre dans les documents de Jean Bétrancourt et légender les
photographies. Nous l’en remercions bien sincèrement.
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1949 – A.C.N. Piper L4 – F-BETT (voir ci-dessous) |
1950 - Tarbes Ossun Morane Saulnier MS.315 (voir ci-dessous) |
1957 – Challes les Eaux Stampe SV4 |
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1973 - Vol vers l’Islande |
1973 - Thulé - Groenland |
L’équipage de Michel Leveillard – Bermuda Boeing 727 |
Toutes ces photos ont été mises à disposition par
Michel Leveillard - Droits réservés
Où trouver des
interventions de Michel Leveillard sur le WEB ? :
Aerostories :
Dossier sur le Super-Constellation
Aerostories : Dossier
sur le Stampe
Passion pour l'aviation : Jean
Bétrancourt, un pilote passionné
Passion pour l’aviation : Le
Farman 234 de l’Aéro-Club de Normandie
Passion pour l'aviation :
Baptême de l'air en JU-52
Passion pour l'aviation : Piper L4 et Marcel Raymondet
Passion pour l’aviation :
Morane-Saulnier MS.315
Passion pour l'aviation :
Caudron "Phalène"
Première
mise en ligne de cette page le 01-02-2010
© François-Xavier Bibert - 2010