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Capitaine Jean Charles Abel BERNACHE ASSOLLANT (1)

Pilote à l’état-major du GROUPE de CHASSE

GC 3/6

 

 

Jean ASSOLLANT

 

Jean ASSOLLANT (1)

Gloire de l’aviation civile et militaire française.

Juste avant le départ de l’« Oiseau Canari » en 1929

(1) souvent écrit par erreur Jean ASSOLANT

 

 

Les hommes du GC III/6 - Historique officiel du GC III/6 - Livre du marche de la 5° - Livre de marche de la 6°

 

Page d’accueil du site de François-Xavier BIBERT

 

 

Nota : De très nombreux autres liens peuvent être trouvés sur cette page. Ils renvoient vers des pages annexes, des vidéos, des photographies, des articles de presse, des documents divers : cartes, extraits de livres, autres sites internet…

Bonnes recherches…

 

 

1929-2009 : 80ème anniversaire de la première traversée française de l’Atlantique

 

MIMIZAN : Commémoration (affiche) les 13 et 14 juin 2009

Ecoutez l’enregistrement fait sur la station «Fréquence Grands Lacs» le 08 juin 2009

 

SAN VICENTE DE LA BARQUERA – COMILLAS : Commémoration (affiche) (photos) le 19 septembre 2000 sur la plage de OYAMBRE

 

 

Voir le sommaire de toutes les pages disponibles en annexe : ajouts périodiques

 

 

 

 

 

Première traversée française de l'atlantique - Le filmL’EXPLOIT

 

 

Les images ou la vidéo de l’exploit

La préparation, le vol et l’atterrissage,

L’arrivée : Jean Assollant, René Lefèvre , Armand Lotti et Arthur Schreiber

 

 

 

Il se rend célèbre deux ans après Lindbergh, en étant aux commandes de l’« Oiseau Canari » lors de la première traversée française de l’Atlantique nord. Il n’a que 24 ans au moment de son exploit.

 

Il pilote pour cela un Bernard 191 « Grand Raid », entièrement peint en jaune avec un équipage de trois hommes ; Jean ASSOLLANT le pilote, René LEFÈVRE le navigateur et Armand LOTI, radio et aussi commanditaire du vol.

 

 

Bernard - "Oiseau canari"

 

BERNARD « Oiseau Canari » Grand Raid

Racheté par le gouvernement en 1932 - Musée du Bourget

 

L’ « Oiseau Canari » est un dérivé du Bernard 19, prototype dessiné en 1927 par Galtier, ingénieur aéronautique de la Société des Avions Bernard et construit en 1928. Ce monoplan à aile haute était prévu pour des vols commerciaux sur longue distance et des grands raids. Les Bernard 19 ont été classés en plusieurs dérivés selon leur motorisation, et ceux équipés de V12 Hispano Suiza de 500 CV sont dénommés 191 GR. Ils seront construits à trois exemplaires.

 

Le deuxième exemplaire (*), de couleur jaune, et baptisé « Oiseau Canari », est acheté par Armand Lotti, alors sous-directeur de l'hôtel Lotti, rue de Castiglione à Paris, et est préparé et mis au point par l’ingénieur mécanicien Raoul Leroy de la société Hispano Suiza qui accompagnera l’avion

 

Caractéristiques techniques :

 

* Envergure: 17,30 m

* Longueur: 12,80 m

* Surface portante: 42,90 m2

* Masse à vide: 2 120 kg

* Masse maxi: 5 780 kg (9 réservoirs, 2 980 kg d’essence)

* Moteur: Hispano Suiza 12 Lb de 600 ch

* Vitesse maxi: 245 km/h

* Autonomie: 5 400 km

* Plafond: 5 000 m

 

 

(*) Le premier exemplaire, peint en rouge et nommé « Le France » fut la propriété du capitaine Louis COUDOURET (as 14/18 de la SPA 12 « Les Cigognes ») qui, après un échec en août 1928 au Bourget, préparait aussi en juin 1929 la traversée de l’Atlantique à partir de Séville avec Louis MAILLOUX. Il détruisit l’appareil et se tua près d’Angoulême en le ramenant au Bourget le 7 juillet 1929, faute d’avoir pu obtenir les autorisations nécessaires, et du gouvernement français et du gouvernement espagnol. Ce fut la gloire pour les uns et l’oubli pour les autres. Le troisième exemplaire vola pour quelques records sans grand intérêt avec Antoine PAILLARD aux commandes.

 

Voir quelques photographies grand format

Merci à Jean Paul ARNOUL qui a fourni plusieurs originaux, œuvres de son grand‑père André ALIBERT, photographe au Bourget entre les deux guerres (Studio André).

 

 

Le bel avion s’envole de « Nord Old Orchard Beach » dans l’Etat du Maine au Etats-Unis, au nord de Boston, le 13 juin 1929 un peu après 15h00 GMT (10h00 locale) avec un mélange de 3900 litres d’essence et de 600 litres de benzol. Il porte une immatriculation américaine : NY-9422

 

Le vol est plus difficile que prévu ; après un roulage étonnamment long sur la magnifique plage et un arrachage en catastrophe, un passager clandestin un peu suicidaire, nommé Arthur Schreiber, jeune journaliste américain de 22 ans qui voulait se rendre célèbre, sort de la queue de l’avion où il s’est caché la veille et se présente à l’équipage éberlué, habillé de cuir comme un vrai pilote : "Here I am !".

 

La première réaction de Jean ASSOLLANT aurait été de crier à LEFÈVRE : " Passe-le par la porte....et vite ! ". Puisqu'il le faut, ils continueront leur voyage avec ce premier « passager clandestin » de l'histoire de l'aéronautique, mais ils jetteront à l’eau le matériel de survie, quelques sacs postaux et le champagne prévu pour l’arrivée ! Une condition est cependant exigée par LOTTI ; s’il écrit un jour ses mémoires, SCHREIBER devra abandonner la moitié de ses droits et bénéfices éventuels à l'équipage. Qu'importe ! Pour le jeune américain, c'est le baptême de l'air et il n'en revient toujours pas d'être parvenu à ses fins ! Il signe donc avec LOTTI, un document de renoncement que celui-ci rédige de sa main en anglais, le premier acte sous sein privé rédigé dans les airs et probablement le seul ! Le vol se poursuit et grâce à l’équipement radio dont l’Oiseau Canari est équipé, les journaux du monde entier peuvent suivre toutes les péripéties de l’aventure et en faire leur gros titres.

 

 

Oiseau Canari - Départ d'Orchard Beach

Oiseau Canari - Départ d'Orchard Beach

Oiseau Canari - Départ d'Orchard Beach

 

Halage de l’ « Oiseau Canari » vers la plage

 

« Nord Old Orchard Beach »

Remplissage des réservoirs

L’ « Oiseau canari » au fond, et le « Flash Green »

Prêts au départ…

 

Lotti, Yancey ,Lefevre, Assollant, Williams - 13 juin 1929 - Orchard Beach

Williams, Assollant, Lefevre , Yancey - 13 juion 1929 - Orchard Beach

Envol de l'Oiseau Canari - 13 juin 1929 - Orchard Beach

 

Lewis YANCEY (2) et Roger WILLIAMS (5)

Pilotes américains préparant un vol derrière

LOTTI (1), LEFÈVRE (3) et ASSOLLANT (4)

au départ des Français à Old Orchard Beach

 

Roger WILLIAMS (1)et Lewis YANCEY (4)

Pilotes américains préparant un vol derrière

ASSOLLANT (2) et LEFÈVRE (3)

au départ des Français à Old Orchard Beach

 

Une des rares photos du décollage de l’« Oiseau canari »

“Nord Old Orchard Beach”

14 juin 1929

 

 

Le supplément de poids non prévu, qui a failli lui être fatal au départ et des conditions atmosphériques exécrables décide l’équipage à mettre le cap plus au sud vers l’Espagne, en visant la ville de Vigo, avec un survol préalable des Baléares qui sont atteintes après 19 heures de vol. La côte espagnole est survolée après presque 27 heures de vol, mais plus au nord que prévu. Pas de piste à Oviedo, ni à Gijon, le vol doit continuer et ASSOLLANT finit par se poser d’extrême justesse vers 20h40 sur la plage de Oyambre, les roues dans l’eau près du petit village de Comillas. Le vol aura duré plus de 29h. Un monument sera érigé plus tard à l'endroit où s'est posé l’« Oiseau Canari ».

 

 

Olad Orchard, Colmillas, Mimizan, Cazaux, Le Bourget - Vol de l'Oiseau Canari

 

L'oiseau Canari - Plage de Oyambre - Comillas

L'Oiseau Canari - Plage de Oyambre - Comillas

Envol de l'Oiseau Canari - Plage de Oyambre - Comillas

 

Comillas - Plage de Oyambre - 15 juin 1929

Les aviateurs espagnols Iglesias et Jimenez

livrent 150 l d’essence à bord d’un Bréguet

 

Comillas - Plage de Oyambre - 15 juin 1929

Mise en ligne de l’« Oiseau Canari »

La marée est trop haute pour le décollage

Comillas - Plage de Oyambre - 16 juin 1929

Décollage de l’« Oiseau Canari » pour Cazaux

 

L'Oiseau Canari à Mimizan

L'Oiseau Canari à Mimizan

 

Plage de Mimizan – Matinée du 16 juin 1929

Panne d’essence avant d’arriver à Cazaux

 

 

Plage de Mimizan – Après midi du 16 juin 1929

Ravitaillement en essence

 

 

Cazaux - L'Oiseau Canari - 16 juin 1929

Cazaux - L'Oiseau Canari - 16 juin 1929

Cazaux - L'Oiseau Canari - 16 juin 1929

 

Cazaux – 16 juin 1929

L’ arrivée de l’« Oiseau Canari »

 

Cazaux – 16 juin 1929

Préparation de l’« Oiseau Canari » pour son vol vers Le Bourget

Cazaux – 16 juin 1929 – 17h50

Départ de l’« Oiseau Canari » pour Le Bourget

 

 

L’avion peut repartir à 10 heures le 16 juin pour Cazaux sans son passager clandestin, mais faute d’avoir pu faire un plein suffisant en Espagne, il doit s’arrêter sur une plage de Mimizan. Là aussi, un monument sera élevé à la gloire des trois héros. Finalement, l’« Oiseau Canari » atterrit triomphalement à Paris Le Bourget dans la soirée. La revue française d’aviation bimensuelle « L’air », dans ses numéros 231 du 15 juin et 232 du 1er juillet 1929, fait un intéressant compte rendu de leur exploit, tout comme la revue « Les Ailes » dans son numéro 418 du 20 juin. L’hebdomadaire aéronautique anglais « Flight » a également donné tout au long de l’année 1929 des informations sur la préparation, la traversée et la tournée du « Yellow Bird ». On peut consulter ici tous ces articles parlant de Jean ASSOLLANT. Sa famille a également conservé de nombreux articles découpés dans des journaux français de l’époque que l’on peut voir en cliquant sur cet autre lien.

 

 

L'arrivée de l'Oiseau Canari au Bourget le 16 juin 1929

Armand Lotti et Arthur Schreiber - Le Bourget - 16 juin 1929

 

L’arrivée de l’« Oiseau Canari » au Bourget

 

Armand LOTTI et Arthur SCHREIBER au Bourget

 

Poste de pilotage de l'Oiseau Canari

Poste radio de l'Oiseau Canari

Jean ASSOLLANT et l'OIseau Canari au Bourget

Armand LOTTI , Jean ASSOLLANT et René LEFEVRE - Tournée européenne avec l'Oiseau Canari

Poste de pilotage

de l’« Oiseau Canari »

Photographie « Pyperpote »

Equipement radio

de l’« Oiseau Canari »

Jean ASSOLLANT au Bourget

devant l’« Oiseau Canari »

 

Armand LOTTI, Jean ASSOLLANT

et René LEFÈVRE à Prague en 1929

Tournée européenne suivant l’exploit

 

 

Loti - Assollant - Lefevre

Lefevre - Assollant - Schreiber - Lotti

Image de collection des Chocolats "Coop"

L'Aviation, une révolution du XXème siècle de Jacques Noettinger

Mimizan les Bains, Première traversée française de l'Atlantique Nord de Georges Cassagne

Il Secolo Illustrato 1929

LOTTI - ASSOLLANT - LEFÈVRE

Journal des Voyages

n°148 du 04/07/1929

Les Vainqueurs de L'Atlantique

LEFÈVRE - ASSOLLANT

LOTTI – SCHREIBER

 

Image de collection

des Chocolats « COOP »

« Voyages interplanétaires »

ASSOLLANT et LEFÈVRE

et l’« Oiseau Canari »

« L’oiseau Canari »

d’Armand LOTTI

Calman-Lévy – 1968

Lire l’extrait consacré à

 la rencontre d’Armand LOTTI

 et de Jean ASSOLLANT

« L’aviation – Une révolution

du XXe siècle »

de Jacques NOETINGER

Nouvelles Editions Latines - 2005

Lire l’extrait consacré

à l’« Oiseau Canari »

 

« MIMIZAN LES BAINS

Première traversée française

de l’Atlantique Nord »

de Georges CASSAGNE

Atlantica

Fascicule publié pour le 80ème

anniversaire de la traversée

 

 

 

La dédicace de l’ouvrage d’Armand LOTTI est la suivante : « A Jean ASSOLLANT, mon frère, qui fut brave et loyal jusqu’à la mort ». La préface en a été rédigée par le Général d’Armée Aérienne Paul STEHLIN, capitaine d’active au début de mai 1940 lorsqu’il rejoint le Groupe GC III/6, alors que Jean ASSOLLANT y est capitaine de réserve depuis plusieurs mois. Lors de la mort glorieuse du Commandant Pierre CASTANIER fin mai, c’est STEHLIN qui assurera « casus morti » le commandement des deux escadrilles du III/6 en ayant la grande chance d’avoir des pilotes chevronnés et aguerris comme André CHAINAT et Jean ASSOLLANT dans son état-major, étant donné que sa carrière a été plutôt « politique » jusqu’alors.

 

 

Monument Assollant, Lefèvre,- Lotti  - Comillas - Plage de Oyambre

 

Monument Assollant,  Lefèvre,  Lotti - Comillas - Plage de Oyambre

Monument Assolllant, Lefèvre, Lotti - Mimizan

Monument Assollant, Lefèvre, Lotti - Mimizan

Monument Assollant, Lefèvre, Lotti - Mimizan

Comillas - Espagne

Plage de Oyambre (*)

 

Mimizan Plage (40) - Front de Mer

Carrefour de l'avenue de la Côte d'Argent

et de la rue Assollant-Lefèvre-Lotti

 

Plaque commémorative de la traversée du 16 juin 1929

Assollant est écrit avec un seul L par erreur

2009 – 80ème anniversaire

Plaque commémorative

Assollant est maintenant écrit avec deux L

Mais pourquoi J.P. ?

 

Les photographies du monument de Mimizan proviennent du site :

 

 

(*) Photographies de 2006 - Manuel Sanchez de Movellán, Marquis de Movellán déclare à l’automne 2008 :

 « Le 8 septembre de 1929, on a inauguré un monument sur la plage de Oyambre pour rappeler le vol de L’« Oiseau Canari ». Etaient présents, des hauts dignitaires espagnols et français, ainsi que le Nonce de la SS, le Cardinal Tedeschini, et deux petits escadrons ; l'un espagnol venant de Burgos et l'autre français. La marraine du monument a été Dona Angustias Martos, comtesse de Ruiseñada, belle-fille du Marquis de Comillas et mère de l'actuel Marquis, D.Alfonso Ginelly Martos. Le monument est aujourd’hui dans un piteux état, à moitié démoli par les ravages de la mer et il est très possible qu’il ne résiste pas à l’hiver, à moins que les autorités ne fassent d’urgence quelque chose pour y remédier. Il est vraiment regrettable qu’un monument qui rappelle l’âge héroïque des pionniers de l’aviation en Cantabrie, disparaisse dans l’indifférence, à cause de l’apathie de nos dirigeants »…

 

El monumento "Pajaro Amarillo" - Plaja de oyambre

 

Septembre 1929 : Inauguration du monument « PÁJARO AMARILLO » sur la plage de Oyambre

 

 

« Es ésta la playa donde aterrizó el primer avión trasatlántico que tocó tierra española. Fue el "Pájaro Amarillo" en vuelo directo de Old Orchand (EE UU) y tripulado por Sollant, Lefevre y Lotti. El recuerdo a la hazaña se completa con tres versos del poeta comillano Jesús Cancio :

 

Aquí hizo un alto en su glorioso vuelo

un águila de espíritu romántico

que atravesó el desierto del Atlántico... ».

 

 

« C'est sur cette plage qu’a atterri le premier avion transatlantique sur la terre espagnole. Il s’appelait « L’Oiseau Canari" et arrivait en vol direct d'Old Orchard (États-Unis ). Son équipage était Sollant, Lefèvre et Lotti. Le souvenir de l'exploit est complété par trois versets du poète comillanais Jésus Cancio :

 

Ici, s'est arrêté dans sa fuite glorieuse

un aigle à l’esprit romantique

qui a traversé le désert de l'Atlantique ... »

 

 

Septembre 2009 : Restauration partielle du monument, à l’initiative de Manuel Sanchez, Marquis de Movellán

 

19 septembre 2009 : L’action du Marquis de Movellán a porté ses fruits. La ville San Vicente De La Barquera a ouvert le 19 septembre 2009 pour une durée de 3 semaines une exposition pour commémorer le 80ème anniversaire de la traversée du « PÁJARO AMARILLO ». Le monument qui était complètement tagué a été nettoyé, restauré en partie et provisoirement protégé des effets de la marée. Un projet plus ambitieux est à l’étude pour le déplacer de la plage sur la terre ferme. Une manifestation dont on peut lire le programme officiel a eu lieu lors de l’ouverture de cette exposition. Côté français étaient présents le capitaine de vaisseau Olivier Debrai, Attaché de Défense auprès de Mr Bruno Delay, Ambassadeur de France à Madrid, Madame Isabelle Lotti, la fille du promoteur du vol historique et Guillaume Bernache Assollant, un neveu du célèbre pilote. Côté espagnol, outre les autorités locales, étaient présents Sr. Miguel Ángel Revilla, Gouverneur de la Province de Cantabrie et bien entendu le Marquis de Movellán, grand connaisseur de l’histoire de l’aviation et de l’épopée de l’« Oiseau Canari » puisque son père avait noué de solides liens d’amitié avec les héros français. Un petit avion de tourisme s’est posé là où avait atterri l’« Oiseau Canari » en 1929 et a accompli ensuite un vol du souvenir de Oyambre à Mimizan dans les traces du bel oiseau…

 

Oiseau Canari - Oyambre

Photo satellite de la plage de Oyambre

 

Plage de Oyambre

Voir 16 photographies de la commémoration du 19 septembre 2009

(Ediaromontanes)

 

Enceloppe  commémorative Oiseau Canari 1929/1979

Enveloppe commémorative Oiseau Canari 1929/1979

Carte commémorative Oiseau Canari de 1929/1979

Enveloppe et cartes commémoratives du cinquantenaire de l’exploit en 1979

 

Enveloppe commémorative Oiseau Canari 1929/2009

Enveloppe commémorative Oiseau Canari 1929/2009

Enveloppe commémorative officielle du 80ème anniversaire de l’exploit en 2009 (recto et Verso)

 

Départ de l'Oiseau Canari

L'Oiseau Canari à Oyambre

L'Oiseau Canari au Bourget

Illustrations de « EL PÁJARO AMARILLO EN OYAMBRE » de Carmen Cabezón - Edita: Creática 2009

 

 

Plaque commémorative à Old-Orchard

 

La plaque commémorative des différents raids transatlantiques

qui a été posée à Old Orchard (Etats-Unis – Maine) le 29 aôut 1971

(Document aimablement fourni par Michel Bocquet)

 

 

 

Voir aussi l’article du TIME en bas de page.

 

 

 

LES DÉBUTS

 

Jean ASSOLLANT est né à Versailles le 26 septembre 1905, au domicile de ses parents, rue d’Anjou. Son père, Georges ASSOLLANT, était alors lieutenant au 11ème régiment d’artillerie. C’était un polytechnicien de la promotion 1890, celle d’Albert LEBRUN qui sera élu Président de la République en 1932 et en 1939, mais dont le deuxième mandat sera abrégé par les pleins pouvoirs votés au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Le capitaine ASSOLLANT a eu une conduite héroïque pendant la grande guerre où bien qu’officier d’artillerie il a souvent participé à des assauts. Cet « As des Crapouillots » a reçu neuf citations et a été blessé sept fois. Il a été fait officier de la Légion d’honneur en juillet 1917, distinction rare pour un officier de son grade. Commandant à la fin de la guerre, sa croix de guerre s’orne de 5 palmes et il est pensionné pour invalidité à 90%. Il prend sa retraite en 1924 et est versé comme lieutenant-colonel dans la réserve, en devenant chef des services administratifs de l’Institution Nationale des Invalides. Il sera fait Commandeur de la Légion d’Honneur en 1932.

 

 

Le Lieutenant Georges ASSOLLANT - Polytechnique 1890

Jean ASSOLLANT vers 1918

 

Lieutenant Georges ASSOLLANT

Promotion 1890 de l’Ecole Polytechnique

 

Jean ASSOLLANT

Vers 1918

 

Photographies de la collection privée de la famille Bernache-Assollant – Reproduction interdite

 

L’inclination pour l’aviation de Jean BERNACHE-ASSOLLANT date de son adolescence : Il faisait volontiers l’école buissonnière pour aller regarder les aéroplanes voler au-dessus de Buc. Le célèbre Nungesser se prit même d’amitié pour lui et alla jusqu’à lui donner quelques notions de pilotage. Mais il rentre d’abord dans la marine marchande comme élève officier, pour satisfaire les désirs de sa famille, éplorée par la mort de deux proches parents victimes d’un accident aérien. Finalement, sa première passion est la plus forte, et après plusieurs voyages mouvementés France - Amérique, dont un naufrage, il s’engage finalement à Istres en 1923 comme élève pilote. Breveté en 1924, il est nommé à la base du Bourget ; il n’a pas 18 ans.

 

Il participe alors comme volontaire à la campagne du Maroc de 1925. Les unités aériennes opérant au Maroc sont alors celles du 37ème régiment d’aviation (RA) et sont placées sous le commandement du colonel Paul ARMENGAUD. Anciennement numérotées Vr 551 et F.553, les 1ère et 4ème escadrilles du régiment sont équipées, comme la plupart des autres escadrilles, du biplan biplace Breguet 14A2, un appareil particulièrement robuste et polyvalent. En vue de l’offensive de mai, ces deux escadrilles sont détachées du 37ème RA au profit du groupement tactique DUFIEUX, dont elles constituent le 1er groupe d’aviation, sous les ordres du commandant BLAIZE. Si l’état-major du groupe d’aviation demeure à Fez, la 1/37 est basée, elle, à l’est sur le terrain avancé d’Ain Aicha, tandis que la 4/37 stationne, plus à l’ouest, sur la plate-forme de Beni Malek. Une troisième escadrille est placée en réserve à Fez. C’est dans ce contexte que l’avion de Jean ASSOLLANT, est touché pendant une reconnaissance, mais il peut le poser en catastrophe entre les lignes ; son Observateur est mortellement blessé. Il reçoit la Croix de Guerre et la Médaille militaire. A 19 ans 1/2, il devient le plus jeune médaillé de France.

 

 

Sergent ASSOLLANT - Vers 1925 - Nieuport 29 de la SPA 15

Jean ASSOLLANT et René LEFEVRE - 1927 - Tour de France en 20 heures

Sergent ASSOLLANT - Vers 1927

 

Jean ASSOLLANT militaire au Bourget – Vers 1925

Devant un Nieuport 29 de la SPA 15 (voir nota)

 

Premiers exploits

Jean ASSOLLANT et René LEFÈVRE

24 mai 1927

Jean ASSOLLANT en 1927

 

Nota : La SPA 15 qui appartenait au 2ème RAC de Strasbourg depuis 1920 est stationné à Dijon Longvic à partir de 1924 comme 5ème escadrille du 32ème. Les Nid 29 lui sont livrés jusqu'à septembre 1924. La SPA 15 fera différents déplacements au Bourget, comme ailleurs. C'est la 37ème RAO qui a été concernée par le conflit de la guerre du Rif, avec les BR 201 et 219 (13ème  et 14ème  escadrilles du 32ème de Dijon) qui le rejoindront en renfort de juin 1925 à juillet 1927. Ni le 34ème  du Bourget, ni la SPA 15 n’ont été impliqués par la guerre du RIF. (Merci à Dan Gilberti, Henri Guyot et Jacques Moulin pour ces précisions).

 

 

Préparation du Raid vers la Russie - Commandant WEISS et Jean ASSOLLANT - Août 1928

 

Raid Paris-Hanoï 1927

 

Raid Paris-Hanoï 1927

 

 

Document original de la main de Jean ASSOLLANT

La préparation du Raid du Commandant WEISS et de Jean ASSOLLANT vers la Russie sur un Potez 25 - Août 1927

 

Document original de la main de Jean ASSOLLANT

Préparation du raid Paris-Hanoï – 12/1927

 

 

Raid Paris-Hanoï 1927

Raid Paris-Hanoï 1927

Raid Paris-Hanoï 1927

Annonce du raid Paris-Hanoï dans la presse

Novembre 1927

 

Tentative de raid Paris Hanoï en 1927 sur Lioré et Olivier Lé0 20

Sergent René LEFÈVRE - Lieutenant Adrien MION, pilote

Colonel ANTOINAT, chef d'expédition et navigateur

Sergent major Laurent BOSSON mécanicien et sergent BERNACHE ASSOLLANT pilote

 

Décembre 1927

« La Vie Aérienne et Sportive »

L’équipage du Georges Guynemer

 

Documents et photographies de la collection privée de la famille Bernache-Assollant – Reproduction interdite

 

Lire le compte rendu du raid Paris-Hanoï du Georges-Guynemer dans la revue Paris-Match sous la plume de René Lefèvre

 

En 1928, il est en sergent au 34ème régiment d’observation du Bourget. Le 1er octobre, il réalise le meilleur temps de l’année sur le parcours Paris-Pau-Paris (1400 km.) ; parti du Bourget à 8h00 il est de retour à 17h00 après 8h de vol. Le 24 mai 1927 (voir coupure de presse plus haut), avec son camarade René Lefèvre, c’est une boucle de 3 600 km. qui est effectuée en 20 heures au dessus du territoire français. Du 11 au 18 août (voir document plus haut), c’est avec le commandant WEISS qu’il réussi une croisière européenne de 8000 km., passant par Kazan en Russie, en 40 Heures de vol. Dans les derniers jours de l’année 1927, le 21 décembre, c’est le départ du LéO 20 baptisé « Georges Guynemer » pour le raid Paris Hanoï du colonel Antoinat, qui s’achève malheureusement le 29 décembre dans la confusion à Rayack au Liban, après de nombreux problèmes techniques dus à une météo épouvantable, et un atterrissage forcée en Turquie entraînant de sérieuses difficultés politiques.

 

En 1928, c’est donc tout naturellement que le jeune Armand LOTTI fait appel au sergent-chef ASSOLLANT pour le raid qu’il projette clandestinement en grand secret. Jean ASSOLLANT entraîne dans l’aventure son ami René LEFÈVRE, aussi sergent au 34ème. Régiment d’aviation du Bourget, avec la complicité bienveillante du commandant WEISS.

 

A cette époque tous les raids ont été et restent interdits en France. Les deux sergents, après avoir pris quelques libertés avec la discipline militaire pour mener à terme leur projet, quittent finalement l’armée. LEFÈVRE est recruté par la Société BERNARD et Jean ASSOLLANT devient pilote sur la ligne Paris Strasbourg à la CIDNA (Compagnie Internationale de Navigation Aérienne).

 

34ème Régiment d'Aviation du Bourget

 

Début juillet 1929, après l’exploit et des festivités sans fin, honorés par les mêmes que ceux qui avaient tout fait précédemment pour les empêcher de réaliser leur vol, les trois héros français de l’Atlantique sont réunis sur l’aérodrome du Bourget pour être cités à l’ordre de la nation, le jour de la fête du 34ème régiment d’aviation. Moment d’émotion intense, c’est le Colonel ASSOLLANT, sabre au clair, qui remet la légion d’honneur à son fils Jean, devant le front des troupes, baïonnettes étincelantes au canon, au son de cuivres retentissants.

 

 

Assollant et Lefèvre - Légion d'Honneur au Bourget

 

Fête du 34ème Régiment d’Aviation au Bourget – 7 juillet 1929

Après que Jean ASSOLLANT ait été fait Chevalier de la Légion d’Honneur par son Père, le Colonel Georges ASSOLLANT,

René LEFÈVRE reçoit à son tour des mains du Colonel POLI MARCHETTI la croix créée par l’Empereur pour les braves

 

 

 

Nomination dans l’Ordre de la Légion d’Honneur

 

Sur proposition de M. LAURENT-EYNAC, Ministre de l’Air, et après un examen par le Conseil de l’Ordre, le Président de la République a signé en Conseil des Ministres, le décret nommant dans la Légion d’Honneur :

 

ASSOLLANT : Pilote-aviateur, Chevalier, 5 ans et 8 mois de services militaires et de pratique professionnelle.

Titres exceptionnels : Sergent pilote de réserve qui pour sa brillante conduite sur les théâtres d’opérations extérieures, reçut la croix de guerre avec deux citations et la médaille militaire. A été blessé en service commandé. Doué de remarquables qualités de sang-froid, d’énergie et de maîtrise, a effectué le 13 juin 1929, avec LEFEVRE et LOTTI, la traversée de l’Atlantique Nord, la première réalisée jusqu’alors par un équipage et un matériel français. A donné ainsi toute la mesure de sa valeur professionnelle et réalisé une performance sans précédent dans les Annales de l’Aviation Française.

 

 

ASSOLLANT et LEFEVRE - 34ème RA du Bourget - Juillet 1929

 

Jean ASSOLLANT et René LEFÈVRE avec leur « cuir » d’aviateur, entourés de leurs camarades du 34ème Régiment d’Aviation du Bourget

 

 

 

Les trois amis s’envolent ensuite pour une glorieuse tournée des capitales européennes : L’« Oiseau Canari » quitte le Bourget le 8 août pour Madrid et continue son périple par le Portugal, l’Italie, la Grèce, la Turquie, la Roumanie, la Yougoslavie, l’Autriche, la Pologne l’Allemagne et la Belgique. Le 31 août 1929, ASSOLLANT, LEFEVRE et LOTTI se posent à Valenciennes, où ils participent à l’inauguration du monument de NUNGESSER et COLI et du mémorial des aviateurs du valenciennois morts pour la France. Ils sont de retour au Bourget, le lendemain 1er septembre (lire le récit de la traversée et de la tournée des capitales européennes dans la revue « HISPANO SUIZA » de juin 1930)

 

Pour l’anecdote il ne faut pas oublier de signaler le mariage de Jean ASSOLLANT du 10 juin 1929 à Portland, trois jours avant son départ de Old Orchard Beach, avec Pauline PARKER une belle et jeune américaine de deux ans sa cadette, rencontrée quelques jours plus tôt et exerçant la profession de « Chorus Girl » à New-York (voir articles de journaux en bas de cette page). Il ne parle pas l’anglais, elle ne comprend pas le français ! Pauline PARKER s’embarquera immédiatement sur le paquebot « Ile de France » pour aller retrouver à Paris son époux maintenant célèbre, mais l’idylle est de courte durée puisque des rumeurs de séparation, dès le 5 août, et leur divorce, le 26 août, sont annoncés dans la presse américaine.

 

On peut trouver dans un journal américain local de l’époque ce petit entrefilet : « Madame Jean ASSOLANT ne doit pas croire que le nombre mystique 13 porte la poisse : En tant que Pauline PARKER il y a 13 lettres dans son nom (comptez les), son mari a signé son certificat de mariage comme Jean ASSOLANT, nom qui a également 13 lettres (comptez les). Ils se sont mariés en s’étant rencontrés 13 jours plus tôt, il a décollé vers Paris le 13 juin et elle a prévu de le rejoindre 13 jours plus tard ». C’est peut être à partir de ce moment qu’on écrira « ASSOLLANT » avec un seul « L » dans beaucoup de journaux !

 

 

Pauline Parker et Jean Assollant

Pauline Parker - Chorus Girl à New-York - Ralph Thomas

Pauline Parker et Jean Assollant

Jean ASSOLLANT et sa jeune épouse

Pauline PARKER (mariage le 10 juin 1929)

juste avant le départ de l’« Oiseau Canari »

Article publié dans la presse française et conservé par la famille BERNACHE-ASSOLLANT

Pauline PARKER est donc vraisemblablement sur cette photo la seconde à gauche

 

Dans la presse française après l’exploit

Pauline PARKER et Jean ASSOLLANT

(photographie prise aux Etats-Unis

avant le départ)

 

 

Documents et photographies de la collection privée de la famille Bernache-Assollant – Reproduction interdite

 

 

Pauline PARKER - Dessin FX-BIBERT  Pauline PARKER et Jean ASSOLLANT  Pauline PARKER et Jean ASSOLLANT  Pauline PARKER - Dessin FX-BIBERT

  

 

La courte romance de Pauline PARKER et de Jean ASSOLLANT

 

 

Merci à Michel Boquet qui a permis la publication de certaines de ces photographies

 

5 juin 1930 – Ouest Eclair

Pilote de Compagnie Pétrolifère

 

« Assollant, qui après avoir traversé l'Atlantique en compagnie de Lefèvre et de Lotti, avait repris son service comme pilote de ligne à la CIDNA vient d'entrer à l'Economique en qualité de Chef Pilote. Cette Société vient, en effet, d'acheter un avion Potez 36, moteur Salmson 95 CV. L'initiative prise par les producteurs d'Eco-Essence doit retenir l'attention de tous. Assolant, aux commandes de l'avion de l'Economique, a pour mission d'étudier les problèmes du ravitaillement dans les aérodromes, et nul n'était mieux désigné que lui pour remplir ces fonctions nouvelles. L'aviation mérite qu'on s'occupe d'elle non seulement par des encouragements, mais par des actes, et nous ne pouvons que féliciter la grande Société d'aider par l'exemple à résoudre un grand problème et d'avoir su s'acquérir la collaboration d'un pilote de la valeur d'Assollant. »

 

Cette même année 1930 Jean ASSOLLANT est breveté pilote d’hydravion. Il participe à de nombreux meetings en France et à l’étranger et son nom se retrouve souvent à coté de celui de pilotes prestigieux comme on peut le voir sur un extrait du programme des journées nationales de l’aviation de Vincennes organisées par l’Aéro Club de France les 8 et 9 juin 1930. Sur les hydravions Bernard HV, il prépare à la coupe Schneider de 1931 à laquelle la France ne s’alignera finalement pas. Avec le Bernard 81GR, il participe aussi le 4 octobre 1933 avec son ami René LEFÈVRE à une tentative contre le record du monde de distance en ligne droite à partir d’Oran qui se terminera malheureusement à Karachi par suite d’une surchauffe moteur.

 

Coupures de journal

 

 

Hydravions Bernard HV - Coupe Schneider

 

L’évolution des hydravions BERNARD HV préparés entre 1929 et 1931 pour la coupe Schneider – HV 40 – HV 42 – HV 120 – HV 220

 

 

BERNARD 80/81 GR "Oiseau Canari II"  "Antoine PAILLARD"

BERNARD 80/81 GR "Oiseau Canari II" "Antoine PAILLARD"

 

Le BERNARD 80 GR (Grand Raid) « Oiseau Canari II » est construit en 1930

Il est modifié en 1931 (allongement du fuselage et du plan) pour devenir le BERNARD 81 GR et rebaptisé plus tard « Antoine Paillard »

 

 

 

En dehors de leur passion pour l’aviation, Jean ASSOLLANT et René LEFÈVRE sont aussi des sportifs de haut niveau dans une discipline bien différente, puisqu’ils sont sociétaires du « Stade Français » dans son équipe de bobsleigh, épisode souvent méconnu de leur biographie. Sur la lancée de leur exploit de 1929, ils gagneront quelques compétitions en 1930 dont la « Gold Cup ». Grâce aux archives du Stade Français, gracieusement mise à disposition, on trouvera ci-dessous quelques coupures de presse de l’époque, intéressantes malgré leur mauvaise qualité.  Durant l’hiver 1932, Jean ASSOLLANT est aussi le gardien de but de l’équipe de hockey sur glace qui participe à quelques rencontres internationales.

 

 

Assollant et Lefevre - Stade français - Bobsleigh

Assollant et Lefevre - Stade Français - Bodsleigh

Assollant et Lefevre - Stade Français - Bodsleigh

Assollant et Lefevre - Stade Français - Bogsleigh

 

L’équipe de bobsleigh du Stade Français conduite par Jean ASSOLLANT en 1930

 

 

L’équipe de bobsleigh du Stade Français conduite par Jean ASSOLLANT en 1930

 

Coupures de journal

 

 

Brevet de pilote de Jean Assollant   Brevet de pilote de Jean Assollant

 

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Brevet de Pilote de Jean BERNACHE ASSOLLANT de la « Ligue Internationale des Aviateurs »

 

Ce « brevet » qui n’est pas un document officiel est le second attribué à un pilote français ; à noter que le prénom n’est pas mentionné et qu’ASSOLLANT a été écrit par erreur avec un D. Il porte les signatures de personnalités prestigieuses : Charles Lindbergh qui, en mai 1927, âgé de 26 ans, accomplit la première traversée de l’Atlantique, un des plus fantastiques exploits de l’aventure humaine. Clarence Chamberlain qui, quinze jours après Lindbergh, réussit la deuxième traversée de l’Atlantique et qui, en atterrissant à Berlin, s’adjugeait le record mondial de distance, soit 6500 kilomètres. René Paulhan, fils de Louis Paulhan, pilote d’essai chez Amiot, Ruth Elder qui fut recueilli au large des Açores, son Bellanca étant tombé en mer à la suite d’une panne de moteur, le commandant Richard Byrd qui en juin 1927, accomplit la troisième traversée de l’Atlantique, et plus tard, devenu l’amiral Byrd, se rendit célèbre par la découverte du pôle sud, puis la découverte du continent austral et de l’Antarctique. Les compagnons d’Assollant, Lefèvre et Lotti qui furent les premiers Français à réussir la traversée de l’Atlantique le 16 juin 1929 et leur passager clandestin Arthur Schreiber ont également apposé leur paraphe…

En 1929, Assollant offrit cette carte de pilote à une petite fille en lui disant : « Garde-la précieusement, un jour, elle constituera ta dot. » La petite fille d’alors, devenus septuagénaire mis ce document historique en vente dimanche 28 juin 1987, à l’hôtel des ventes de Perros-Guirec.

C’est le docteur Cassagne, président de syndicat d’initiative de Mimizan et spécialiste incontesté de l’histoire de cette ville, qui eut l’idée de réunir les fonds nécessaires pour l’acquérir et l’offrir à la Municipalité. Ce document est actuellement visible à la « Maison du Patrimoine de Mimizan » au milieu d’autres pièces relatant le vol de l’ « Oiseau Canari. »

Merci à Monsieur Georges Robin, Président de l’ASEM-Archéologie de Mimizan, qui a autorisé la reproduction de ce document dans cette page.

 

 

 

 

 

 

 

 

MADAGASCAR

 

René LEFÈVRE s’en va tenter sa chance aux colonies fin 1930 avec un POTEZ 36.14 à moteur Renault de 95CV. En 1931, il effectue la première liaison Tananarive – Mananjary. En 1933, à la suite de ses voyages personnels et de contacts encourageants avec le Ministre des affaires étrangères du Portugal, il présente au Gouverneur CAYLA et au Ministre de l’air Pierre COT un projet de Ligne régulière via le Mozambique, colonie portugaise, et crée les services de l’aéronautique de Madagascar, dont il devient directeur. Jean ASSOLLANT le rejoint.

 

Ce projet séduit, et deux trimoteurs S.P.C.A. 41T/218 sont alors mis à la disposition du Service de la navigation aérienne de Madagascar (SNAM) par le ministère de l'Air. Entre le 13 juin et le 13 juillet 1934, ils seront convoyés jusqu’à Ivato par René LEFÈVRE et Jean ASSOLLANT, aidés par les radios-mécaniciens VYÉ et CHOLLET.

 

Trimoteurs SCPA - Madagascar - Assollant et Lefèvre

 

Les deux trimoteurs S.P.C.A. 41T/218 de la S.A.C.M.

 

Avec ces deux avions, dès le 29 juillet 1934, ils ouvrent la ligne postale de 2400 km Tananarive - Broken-Hill en Rhosésie du Nord (actuellement Kabwé en Zambie), ce qui permet au courrier de Madagascar de s’accrocher à la ligne Londres Le Cap des « Imperial Airways ». L’excellente revue hebdomadaire anglaise « Flight » avait d’ailleurs rédigé un article à sur la préparation de ce projet dans son numéro du 10 mai 1934.

 

 

Ligne Tananarive / Broken Hill - Assollant et Lefèvre

 

De Ivato à Broken-Hill - 2200 km en 5 étapes et deux jours

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

Armand LOTTI, qui veut rejoindre ses deux amis ASSOLLANT et LEFÈVRE, emprunte la ligne des « Impérial Airways » en décembre 1934 jusqu’à Broken Hill et arrive à Madagascar à bord d’un des deux S.P.C.A. postal. Six ans plus tard, le trio de « l’Oiseau Canari » est ainsi reconstitué pour quelques mois.

 

Jean Assollant, René Lefèvre et Armand Lotti à Madagascar en 1934

 

Jean ASSOLLANT, Armand LOTTI et René LEFÈVRE devant le trimoteur S.P.C.A.

Madagascar – Ivato - 1934

 

Le 12 janvier 1935, René LEFÈVRE est fait Grand Officier de l’ordre de « l’Etoile D’Anjouan » et Jean ASSOLLANT commandeur. Ils sont tous deux maintenant lieutenant de réserve. Le 16 mars ils reçoivent sur la base aérienne d’Ivato les insignes d’Officier de la Légion d’Honneur bien mérités.

 

Lire de compte rendu de la prise d’armes du 16 mars 1935 à Ivato

 

Après le courrier, c’est le tour des passagers. Le premier BLOCH 120, le « Ville de Paris », a été convoyé de Paris à Madagascar par le pilote PLAMOND en mai. Le second, le « Ville de Tananarive », est baptisé au Bourget en grande pompe le 11 juillet en présence de René LEFÈVRE qui se trouve en France depuis plus de deux mois pour préparer la nouvelle ligne et qui va rentrer à Madagascar aux commandes du nouvel appareil. Ces deux avions modernes ont été construits pour réaliser la jonction de la ligne Tananarive – Broken-Hill avec la ligne Paris – Brazzaville en la prolongeant jusqu’à Elisabethville au Katanga (actuellement Lubumbashi au Congo). A partir d’août, René LEFÈVRE et Jean ASSOLLANT, peuvent donc embarquer maintenant des passagers qui ont la ainsi possibilité de voyager entre la France et Madagascar sur une ligne 100% française.

 

Lire de très beau récit de la première passagère ayant fait la ligne France Madagascar

 

 

Blach 200 - Ville de Tananarive

 

BLOCH 120 – VILLE DE TANANARIVE

Collection Dassault Aviation

 

Jean Assollant - Bloch 200

 

Jean ASSOLLANT aux commandes d’un BLOCH 120

 

Bloch 200 - Ville de Paris - Madagascar - Elisabethville

 

BLOCH 120 – VILLE DE PARIS

Aérodrome de Elisabethville (Katanga) - Fin 1938

Transfert des passagers arrivant à bord d’un POTEZ 661

 

Jean ASSOLLANT raconte un incident de janvier 1936 et un accident au mois de mars 1936 à bord du Ville de Paris

 

Ces deux nouveaux trimoteurs leur permettent finalement en 1936 de créer les « Lignes Intérieures de Madagascar », en remettant en service les deux anciens S.P.C.A. Jean ASSOLLANT reste Chef Pilote de cette nouvelle structure. Son ami René LEFÈVRE rejoint par contre « Air Afrique », dont il devient le Directeur en 1938, et quitte Madagascar.

 

 

Premier courrier par avion à Madagascar - Assollant - 1936

 

Madagascar - Cachets poste - Premier courrier aérien - Assollant - 1936

 

Vol d’étude de Jean ASSOLLANT dans le sud de Madagascar du 28 octobre au 1 novembre 1936

Tananarive – Arivonimamo – Miandrivazo – Belo Tsiribinina – Morondava – Morombé – Tuléar - Betioky

Fort Dauphin - Betroka – Ihosy – Farangana – Manakara – Mananjary – Fianarantsoa - Tananarive

 

 

Voir la carte à grande échelle du vol d’étude de Jean ASSOLLANT

 

 

 

La Dépêche de Madagascar -15 janvier 1936

L'AVIATION A MADAGASCAR

par Léon CAYLA

 

Il y a quinze mois à peine, an petit avion d'école, celui de l'Aéro-Club de Tananarive, représentait à lui seul, à Madagascar, l'aviation civile. Ce modeste précurseur ne joue plus aujourd'hui que le rôle effacé de « rouleur au sol », entre les mains des néophytes de l'air ; mais quatorze appareils de tourisme ont déjà pris sa suite, et, entre temps, la nouvelle ligne postale Tananarive-Broken Hill, qui met la colonie à neuf jours de Paris, a reçu quatre grands trimoteurs de transport.

Ainsi les ailes malgaches ont largement pris leur essor. Ce n'est plus seulement à Tananarive que se forment les pilotes ; Majunga, Tamatave et Rianarantsoa viennent de constituer des aéro-clubs qui entendent rivaliser d'activité avec celui de la capitale. Dans quelques jours, une croisière de 3.900 kilomètres groupera militaires et touristes en une même équipe enthousiaste.

Aux aviateurs de grand raid, qui les premiers ont survolé l'île Rouge revient une pour large part un si bel élan. Beaucoup hélas ne sont plus là pour mesurer l'oeuvre dont ils furent les prestigieux propagandistes, mais leurs noms demeurent sur le monument qu'Ivato a pieusement élevé aux morts de l'aviation coloniale.

A leur exemple s'est ajouté celui de la phalange militaire qui, depuis quatre ans, sous le commandement du capitaine Pinard, du capitaine Dire, puis du commandant Wachenheim, s'est mise au service de la colonie avec le plus bel esprit de dévouement. On n'en est plus à compter les missions qu'elle a remplies et les vies qu'elle a sauvées, en se rendant par tous les temps à l'appel des malades en danger.

Enfin, la splendide audace de René Lefèvre et de Jean Assollant qui, depuis quatorze mois survolent deux fois par semaine le canal de Mozambique pour assurer la liaison postale avec la France, a surpassé tous les espoirs permis.

Disposant dès maintenant de cent dix terrains d'escale ou de secours, couverte par un service météorologique fortement organisé et assurée d'une liaison radio télégraphique parfaite, l'aviation malgache est pleine d'allant et de confiance. Elle a conscience de son rôle et elle est prête à le remplir.

Le Gouverneur Général CAYLA

 

 

Le 9 février 1938 il est nommé Chef du Service de l’Aéronautique Civile de Madagascar. A la fin de cette année là, deux lignes du S.A.C.M. desservent 29 escales dans la grande île. En mai 1939 il convoie à Madagascar le premier Goéland.

 

CAUDRON GOELAND - ASSOLLANT et REICHARTLignes intérieures de Madagascar en 1936

 

ASSOLLANT et son radio REICHART – Départ d’un Caudron Goéland pour Tananarive – 1 août 1939

 

En dehors de ses activités aéronautiques, Jean ASSOLLANT s’est marié le 22 octobre 1934 avec la belle Suzanne VIGAUD. Passionnés tous les deux de cheval, ils fondent en 1937 le club de « L’étrier de Tananarive ». Jean ASSOLLANT rédige aussi le « Guide Aérien de Madagascar », qui sera publié en 1940, après la mort de son père survenue en 1939, pendant que son auteur affronte la Luftwaffe dans le ciel de France, aux commandes de son chasseur MS 406.

 

Madagascar - Léon Cayla

 

MADAGASCAR par Léon CAYLA (voir plus bas)

Couverture et dernière page - 1935

 

 

 

 

1939/1940 - La CAMPAGNE DE France

au GC III/6

 

 

Masque tagédie - GC III/6 - 5ème

Lieutenant Jean ASSOLLANT - LMS 406 "La Pouille"

Masque Comédie - GC III/6 - 6ème

 

5ème Escadrille

 

Jean ASSOLLANT et son MS 406 « La Pouille »

6éme Escadrille

 

 

En 1939, le Lieutenant de réserve ASSOLLANT est rappelé et participe à la campagne de France, affecté à l’état-major du Groupe de chasse GC III/6, qu’il rejoint le 3 novembre 1939 comme officier de renseignement. Voir les pages consacrées au GC 3/6 sur ce site.

 

Lieutenant ASSOLLANT et Commandant PASQUIER - Iveto - Début octobre 1939

 

Base d’Ivato à Madagascar - Juste avant de partir pour la métropole

Les galons de Commandant du capitaine Paquier, futur général

Début Octobre 1939

Collection Paul T. - Via Franck ROUMY

 

 

La 6ème escadrille du GC III/6

Mars 1939  -  WEZ THUISY

Collection François Xavier Bibert

 

Le 15 mars il est nommé Capitaine.

 

Il lui sera permis du 24 mars 1940 au 8 mai 1940 de faire un aller retour à Madagascar « Pour jeter l’œil du Maître sur sa ligne » selon le livre de marche du Groupe. Il revient à Wez Thuisy, où est basé le GC 3/6 à coté de Reims, accompagné de son épouse Suzanne. Celle-ci s’est engagée en effet au service automobile de la Croix-Rouge ; elle recueillera de nombreux blessés sur la ligne de front où sa conduite exemplaire lui vaudra la Croix de Guerre avec palme et une très belle citation.

 

Après le passage du Groupe à Chissey-sur-Loue, le Morane Saulnier n°673 qu’il pilote et qui, particularité, arbore l’insigne le l’Aéronautique Civile de Madagascar, est endommagé lors du bombardement de l’aérodrome de Coulommiers le 26 mai 1940. La photo ci-dessous est un document exceptionnel ; elle a été prise peu après le passage des avions allemands par le S/c Joseph BIBERT, qui était le chef de hangar de la 6ème escadrille.

 

Le Morane Saullnier MS 406 n° 673 de Jean ASSOLLANT à Coulommiers le 26 mai 1940

 

Le MS 406 n°673 de Jean ASSSOLLANT à COULOMMIERS

26 mai 1940

Photo Joseph Bibert

 

 

Citation du capitaine BERNACHE ASSOLLANT

 

Pilote de grande classe ayant conservé la plus grande modestie malgré la notoriété. Excellent chasseur animé du plus bel esprit de sacrifice et de la plus grande ardeur au combat. A donné la mesure de ses qualités de pilote dans les combats aériens des 21 et 24 mai en protégeant ses camarades contre une chasse ennemie très supérieure en nombre.

 

Croix de guerre avec étoile de vermeil

 

 

Comme tous les autres pilotes du GC III/6, après le transfert du Groupe au Luc dans le Var, le Capitaine ASSOLLANT échange son Morane 406 pour un DEWOITINE D.520 flambant neuf qu’il ira chercher à l’usine de Toulouse. Son insigne personnel sera également peint sur la dérive de son nouvel appareil.

 

Le 15 juin il décolle avec LE GLOAN. Rapidement, ils abattent ensemble deux chasseurs biplans italiens FIAT CR 42 au dessus de Saint-Tropez, mais les canons du D.520 d’ASSOLLANT s’enrayent ensuite et il doit décrocher. Restant seul, LE GLOAN endommage gravement un 3ème CR 42, et abat encore un 4ème CR42 et un gros bombardier BR20 à proximité de l’aérodrome du Luc. Il rentre ainsi dans la grande légende de l’aviation après ce vol historique de 45 minutes… (voir le récit complet sur la page dédiée à Pierre le Gloan)

 

Dewoitine D .520 n°302 "La Pouille" de Jean Assollant - GC III/6 - Juin 1940

 

Le Dewoitine D.520 n°302 « La Pouille »

piloté par le capitaine Jean ASSOLLANT le 13 juin 1940

lors de ses deux victoires en coopération avec Pierre LE GLOAN

 

 

Citation du capitaine BERNACHE ASSOLLANT

 

Excellent pilote de chasse, d’un sang froid et d’un courage admirables. A attaqué avec son chef de patrouille une formation de douze chasseurs ennemis. A contribué à la destruction de deux d’entre eux tombés dans nos lignes.

 

Croix de guerre avec palme

 

 

 

Juste avant l’armistice, le Groupe III/6 reçoit l’ordre de se replier en A.F.N, via Perpignan. Le 20 juin 1940 à 13 heures, ce sont 39 Dewoitine qui quittent l’aérodrome de « La Salanque » pour la traversée de la Méditerranée. En 1940, celle-ci n’est pas une chose si simple qu’on pourrait le croire pour une escadrille de chasse et des pilotes qui n’ont sans doute jamais survolé la mer si longtemps et utilisé un réservoir supplémentaire. Ils n’ont pas de carte, ne connaissent pas la côte algérienne et doivent voler avec les seules indications de vitesse et de cap données par leurs instruments. C’est donc l’expérimenté « Monsieur Jean », comme ASSOLLANT est appelé par ses camarades des deux escadrilles, qui mène le Groupe pour cette traversée. La plupart des pilotes ont le « trouillomètre » à zéro de peur d’être isolé de leur guide, mais tout le monde arrivera à bon port, y compris le capitaine STEHLIN qui commandait alors le III/6. Bizarrement, ce dernier oubliera de parler d’ASSOLLANT dans ses mémoires écrites en 1964, en s’attribuant, entre autres, tout le mérite de cette navigation...

 

Assollant et Lotti à Maison Blanche

 

Jean ASSOLLANT retrouve à Alger son compagnon Armand LOTTI qui vient d’être affecté en tant que lieutenant de réserve à l’état-major du Groupe. A la mi-août, il est démobilisé et, après 41 missions de guerre et deux victoires, il peut rejoindre Madagascar pour reprendre ses activités civiles à la S.A.C.M. Il emprunte pour cela l’hydravion géant hexa moteur « Ville de St Pierre », piloté par CODOS, qui part de Marseille le 7 novembre 1940 et atteint Djibouti le 11 et Diégo Suarez le 14 suivant.

 

Hydravion Latécoère 522 - Ville de Saint-Pierre

 

LATÉCOÈRE 522 –« VILLE de SAINT-PIERRE »

 

Le 13 janvier 1941, Jean ASSOLLANT inaugure officiellement la liaison aérienne Tananarive - La Réunion sur un Caudron 445 « Goéland » nommé « Jacques RINGEL », célèbre pilote d’essai de chez Farman, de chez Hanriot, puis pilote à l’Aéropostale, qui l’avait rejoint à Madagascar en 1936 et qui s’était tué sur un Simoun en avril 1939.

 

Caudron 445 - Goéland

 

CAUDRON 445 GOÉLAND

 

 

 

 

La CAMPAGNE de MADAGASCAR - MAI 1942

 

Au printemps 1942 les britanniques s’inquiètent de la poussée des Japonais dans l’océan indien et ne veulent pas voir la route maritime du Cap coupée. Craignant le laxisme de Vichy en cas d’invasion nippone de Madagascar, inquiet après le raid nippon sur Ceylan du 5 avril, Churchill, décide de précipiter les évènements, en ignorant De Gaulle et les réticences américaines, et déclenche sans autre forme de procès l’opération « Ironclad ».

 

Le 5 mai 1942 les anglais débarquent à Diego Suarez en force. Les français sont surpris. Les quelques avions situés au camp Arrachart, à 10 km au sud, sont immédiatement détruits sur le terrain. Les bâtiments au mouillage sont pour leur part coulés par des attaques à la torpille. La défense française est pourtant brave. Sommé par un ultimatum de ne pas s'opposer au débarquement, le colonel CLAEREBOUT, répond : "Sir, la défense de Diego a été confiée à mon honneur militaire. Diego sera donc défendu jusqu'au bout, conformément aux traditions de l'armée, de la marine et de l'aviation françaises"!

 

Dans le ciel, les rares Morane 406 et Potez 63 venus de Tananarive tentent l'impossible. Le capitaine Jean ASSOLLANT, un des grands noms de l'aviation française, va tomber un des premiers.

 

Porte-Avion ILLUSTRIOUS - Attaque anglaise de Madagascar

 

Le porte-avion anglais « ILLUSTRIOUS »

Grumman Marlett II

 

GRUMMAN MARTLET II

 

Aux premières heures de 5 mai, 5 MS 406 sont détruits sur l’aérodrome de Diego par les chasseurs et bombardiers anglais venant du porte-avions « Indomitable ». C’est à partir d’Ivato que l’aviation française va essayer de réagir. Le 7 mai dans la matinée, une patrouille de l’E.C. 565 composée de trois MS 406, conduite par le capitaine LÉONETTI (406 n° 993), avec le capitaine de réserve ASSOLLANT (406 n° 995) et le Lieutenant LAURANT (MS n 842), décolle pour une reconnaissance. Elle est interceptée par plusieurs Martlet II du porte-avion « Illustrious ». Les trois avions français sont abattus. Un avion anglais est touché et doit amerrir. Le capitaine ASSOLLANT a été tué, vraisemblablement touché à mort lors d’une passe frontale avant de s’écraser, puisque le moteur de son Morane qui a été retrouvé à quelques kilomètres de Diégo Suarez présentait des impacts. Les deux autres pilotes français et le pilote anglais, avec des fortunes diverses, s’en sortent. Ce sera la première et la dernière confrontation aérienne dans le ciel malgache.

 

MS 406 du EC 565 - Madagascar - 1942

 

MS 406 du EC 565 - Madagascar - 1942

 

MS 406 du EC 565 - Madagascar - 1942   Insigne de l'EC 565 - Madagascar - 1942   MS 406 du EC 565 - Madagascar - 1942

 

Dessin, profil et maquette d’un MS 406 au couleur de l’E.C.565 de Madagascar en 1941/1942

 

 

MS 406 n0842 du Sergent Michel LAURANT abattu le 5 mai 1942 à Diego-Suarez

 

Le MS 406 du Lieutenant Michel LAURANT (*) après l’affrontement

Aéro Journal N°47 - Mars 2006 « Les Britanniques à Madagascar » C-J. Ehrengardt

(*) à ne pas confondre avec son homonyme, le Sgt Alexandre LAURENT, également à l’E.C 565, nommé Aspirant pour rejoindre le NORMANDIE NIÉMEN en mai 1943

 

Après avoir eu la satisfaction de piloter le fameux DEWOITINE 520 à la fin de la campagne de France, et sa démobilisation à Alger, il fallait une bonne dose de courage à Jean BERNACHE – ASSOLLANT pour repartir en patrouille deux ans plus tard sur un MORANE SAULNIER 406, avion qu’il avait aimé, certes, mais qu’il savait obsolète…

 

 

La presse anglo-saxonne a immédiatement rendu compte de la disparition de Jean Assollant

 

Il n’avait pas encore 37 ans. Il totalisait 7 288 heures de vol. Une avenue de Tananarive dans le quartier de Tsimbazaza portera longtemps son nom. Dans cette avenue ou habita sa veuve, furent installés les bureaux de l’Aéronautique Civile devenus par la suite les premiers bureaux de l’ASCENA, puis en 2003 le siège de l’A.C.M. (Aviation Civile de Madagascar). Elle porte maintenant le nom de Lalana Fernand Kasanga.

 

Rue Jean Assollant à Tananarive

 

L’avenue « JEAN ASSOLLANT » à TANANARIVE (1956)

 

Mais la grande malchance de Jean ASSOLLANT, et de tous ceux qui sont tombés lors des regrettables affrontements franco-anglais de 1942, est qu’en juillet 1940, le gouverneur DE COPPET avait cédé son poste à Léon CAYLA, lui-même remplacé en avril 1941 par le gouverneur ANNET ; tous les deux très proches de Vichy et très anglophobes, persuadés que les Anglais n’avaient que des visées expansionnistes sur les colonies françaises, ils avaient patiemment sapé toutes les velléités de ralliement de Madagascar à la France Libre pourtant nombreuses dans la grande île. Suite au message de Lord HALIFAX qui en juin 1940 demandait aux autorités civiles et militaires de tous les territoires français d’outremer de continuer à se battre aux cotés des alliés jusqu’à la victoire, Marcel de COPPET, pour sa part, avait immédiatement informé le Gouverneur AUBERT, son collègue de la Réunion, que sa colonie était décidée à résister… Mal lui prit d’avoir des idées politiquement incorrectes !…

 

Il fut inhumé dans le cimetière des pères Jésuites à Ambohipo près de Tananarive.

 

 

 

Journal des débats politiques et littéraires

N°715 – 13/05/1942

 

La carrière de Jean Assolant, disparu en mission au large de Madagascar

 

Vichy, 11 mai - On est désormais sans espoir au sujet du capitaine aviateur Assolant disparu en mission au cours des opérations de ces jours derniers à Madagascar. Le pilote Lefèvre qui l'accompagna dans de nombreux raids et qui accomplit notamment avec lui et Lotti la fameuse traversée de l’Atlantique en 1929 a bien voulu retracer en ces termes la trop brève carrière du grand aviateur.

 

Jean Assolant, fils, petit-fils, frère et neveu de soldats, ne vivait que pour la France et pour l'aviation à laquelle il s'était donné corps et âme. Il s'engagea en 1922 à 19 ans dans l'aviation militaire pour devenir pilote de chasse. Bientôt, la guerre du Rift, où il combat comme volontaire, lui donne l'occasion de prouver son courage et sa valeur, que récompense la croix de guerre avec trois citations dont une à l'ordre de l'armée. Il n'a pas 21 ans.

 

A son retour du Maroc il est affecté au Bourget au groupe de chasse du commandant Pinsard, mais l'activité est alors plus grande dans l'aviation de reconnaissance. C'est l'époque des voyages retentissants des Pelletier d'Oisy, des Arrachart, des Challes. Il se fait affecter au célèbre groupe du commandant Weiss : là, il se forme aux longs parcours aériens. En 1927, il est choisi pour être pilote de la mission Antoinat dans un raid France-Indochine. Il quitte l'armée entre temps. La médaille militaire lui est décernée.

 

LA TRAVERSÉE DE L'ATLANTIQUE A BORD DE L'OISEAU CANARI

 

Puis c'est, en 1929, l'exploit de la première traversée française de t'Atlantique Nord à bord de l’« Oiseau-Canari ». Après avoir été pilote de ligne à la « C.I.D.N.A. » il devient pilote d'essai et accomplit cette rude tâche jusqu'en 1934. En 1933, il tente de battre le record de distance et réussit sans escale le parcours Oran-Karachi.

 

Puis il part pour Madagascar, où il participe à la création de la ligne aérienne Tananarive-Broken-Hill, qui met la grande île à huit jours du cœur de ta France, ainsi qu’à l'organisation des lignes intérieures par lesquelles les points les plus reculés sont reliés chaque semaine à la capitale.

 

NOUVELLE CROIX DE GUERRE, TROIS NOUVELLES CITATIONS

 

Pendant ta guerre de 1939. Assolant se distingue dans l'aviation de chasse, où il gagne une nouvelle croix de guerre et trois citations dont une à l'ordre de l'armée. Il est nommé capitaine. Dès l'armistice, il repart à bord « Lieutenant-de-vaisseau-Paris » pour Madagascar, afin d'y poursuivre sa tâche pacifique. Il apporte à l’île isolée des médicaments réclamés d'urgence. Pourtant, c'est en soldat qu'Assolant devait disparaître glorieusement pour ta défense de cette terre malgache à laquelle il s'était profondément attaché. Sa perte sera douloureusement ressentie à Madagascar, où sept années de dévouement lui valaient une grande popularité, notamment parmi les colons qui, grâce aux liaisons intérieures qu'ils lui doivent, se sentent moins seuls, moins perdus dans la brousse et plus prés des êtres aimés laissés à des milliers de kilomètres dans les lointains villages de France.

 

Assolant, qui avait pour maxime, comme Mermoz « Que l'on n'a rien donné tant qu'on n'a pas tout donné » a rempli son devoir jusqu'au sacrifice suprême, lorsque le commanda l'honneur du drapeau. Tous ceux qui ont connu Assolant gardent de lui le souvenir d'un garçon courageux, simplement courageux. Sa fin couronne une carrière qui mérite d'être citée en exemple.

 

 

 

Dernière citation du capitaine BERNACHE ASSOLLANT

A l’ordre de l’Armée de l’Air

 

 

 

Prestigieux pilote formé sous les cocardes et qui a toujours su cultiver, dans la gloire que lui ont valu ses prouesses du temps de paix, les belles traditions militaires d’honneur, d’abnégation et de sacrifice qu’il tenait à la fois de sa famille et de sa formation. Fidèle une fois de plus à ces nobles traditions, a quitté la direction de son service pour venir prendre la tête d’une patrouille de chasse. Est tombé, pendant une mission de couverture au cours de laquelle il n’a pas hésité à attaquer des éléments de chasse adverses malgré leur supériorité numérique écrasante.

 

EC 565

 

 

 

François Xavier BIBERT (09/2008 - 02/2010)

 

 

 

 

 

Flying Clubs

Monday, Jun. 24, 1929

 

An eleventh plane flew across the North Atlantic last week, ten years to the day after the first non-stop transoceanic flight. Three young Frenchmen - Jean Assolant, René Lefevre and Armeno Lotti. Jr. - made last week's crossing, from Old Orchard, Me., to Oyamers, near Santander. Spain, 3,128 flying miles, in 29 hr. 52 min. Neither crossing, distance nor time was exceptional.

 

But the flight was the first accomplished this season, and the first North Atlantic crossing ever made by a French plane, a Bernard monoplane named Yellow Bird, with a null motor. A 160-lb. stowaway, one Arthur Schreiber, 22. traveled in it, to the hazard of the crew and the handicapping of the flight.

 

The start at Old Orchard was June 13, a fair day with western winds all the way across the Atlantic. On the long, white, hard beach were the Yellow Bird and the Green Flash, a Bellanca monoplane with Wright Whirlwind motor which Roger Q. Williams and Lewis E. Yancey planned to fly to Rome. The Yellow Bird was going to Paris. The two planes warmed up simultaneously. The Yellow Bird took off first, her tail drooping unusually. The Green Flash in starting crumpled a wheel and wrecked itself.

 

In the air the flyers discovered why their tail had drooped at the take-off—the stowaway was there. They decided not to throw him overboard. To lighten the load they had dispensed with thermos bottles, victuals and other comforts. They had taken less than their full capacity of gas. Jean Assolant, married only three days to Pauline Parker, pretty Manhattan chorus girl, had refused to take her. But that hulking, selfish boy was with them. His unexpected weight prevented their reaching French soil.

 

At Paris the Government, which has forbidden Frenchmen trying to fly across the ocean as a useless hazard, last week decided to "forgive" the Yellow Birdmen. But at Seville, Spain, two other Frenchmen, Captain Louis Coudouret and Louis Mailloux had to abandon their attempt to fly from Seville to New York. Spanish officials had locked the plane in its hangar, to please the French government.

 

At Reykjavik, Iceland's mountain-hugged harbor, the westbound Swedish "commercial" flyers (TIME, June 17) last week decided to wait until the end of this month before continuing their Stockholm-New York flight. Bad weather over Greenland and need for motor parts are delaying them.

 

In London, a few hours before the French flyers landed in Spain, Sir Arthur Witten Brown lunched with encomiums. On June 14, 1919, he and the late Sir John Alcock started from St. Johns, Newfoundland, in a Vickers-Vimy-Rolls with two Rolls-Royce motors. Next day they Ianded at their precise destination, Clifden, Ireland.

 

A few months later Alcock was killed alighting at Rouen. Theirs was the first non-stop flight across the Atlantic. Lieut.-Commander Alber C. Read, U. S. Navy, and his companions stopped at the Azores on their Newfoundland-Portugal flight in May, 1919.

 

Nota :

 

Kansas and Detroit also have women's aeronautical associations.

 

Of more than 6,000 licensed U. S. pilots, about 50 are women, a half dozen of whom are commercial pilots

 

 

Pauline PARKER

Monday, Jun. 24, 1929

 

Married. Jean Assolant, 24, pilot of the Yellow Bird on its non-stop flight from Old Orchard, Me., to Santander, Spain (see p. 47); to Pauline Parker, U. S. chorus girl; at Old Orchard, Me., three days before the hop-off.

 

Special to The New York Times.

June 11, 1929, Tuesday

Page 14, 558 words

ASSOLANT MARRIES AS HE AWAITS FLIGHT; French Flier Weds Pauline Parker, New York Chorus Girl, in Portland, Me. COURTSHIP OF TWO WEEKS They Met at Old Orchard on Eve of Date First Set for Transatlantic Take-Off.

OLD ORCHARD BEACH, Me., June 10.--Jean Assollant, French transatlantic pilot, speaks about six words of English, and Miss Pauline Parker, New York chorus girl, speaks no French, but the linguistic difficulty proved no bar today when they were married is Portland after two weeks' acquaintance […]

 

Monday, Aug. 26, 1929

Seeking Divorce. Pauline Parker Assolant, onetime U. S. chorus girl, from Jean Assolant, trans-Atlantic flyer; in Paris.

 

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Pli transporté par l'Oiseau Canari - 13/16 juin 1929

 

Pli transporté lors de la première traversée

de l'Atlantique Nord par l' « Oiseau Canari »

Tampons : 13 juin (EU) - 14 juin (Comillas/Espagne) - 16 juin (Le Bourget/France)

 

Publicité Longines - Référence à l'Oiseau Canari  L'Oiseau Canari exposé aux Tuileries  Publicité Jif Waterman - Référence à l'Oiseau Canari

 

Les retombées du vol de « l’Oiseau Canari » en 1929

Publicité « Longines »

« L’ Oiseau Canari » exposé aux Tuilerie

Publicité « Jif Waterman »

 

 

Voir également deux publicités grand format publiées dans la célèbre revue hebdomadaire anglaise « Flight » dans son numéro du 20 juin 1929

 

 

Couverture du Petit Journal de 1929 - LOTTI - ASSOLLANT - LEFEVRE et l'Oiseau Canari   Jean ASSOLLANT en 1929 après szon exploit  Carte postale ancienne du monument "Oiseau Canari" à Mimizan

 

 

PAGES ANNEXES, aussi accessibles à partir de liens posés dans la page ci-dessus

 

NOUVEAU (Mars 2010)  [PDF] Le compte rendu du raid Paris-Hanoï du Georges-Guynemer en décembre 1927

Extraits de Paris Match 12/27 et 03/28 – Récit de René Lefèvre

 

[PDF]  LOTTI rencontre ASSOLLANT

Extraits du livre d’Armand Lotti « L’Oiseau Canari »

 

Jean ASSOLLANT – Articles de presse

Les principaux articles de presse conservés par la famille Bernache-Assollant

 

Revue FLIGHT 1929 - Jean ASSOLLANT – « L'OISEAU CANARI »

Le premier journal de l’aéronautique hebdomadaire dans le monde.

Créé en Janvier 1909 - Fondateur et éditeur : Stanley Spooner

Les principaux articles parlant de Jean ASSOLLANT et de l’ « Oiseau Canari » en 1929

 

NOUVEAU (Février 2010)  L’équipement radio de l’Oiseau Canari

Extrait d’un numéro de la revue « L’Afrique du Nord illustrée » de 1929

 

NOUVEAU (Décembre 2009)  [PDF]  Le récit de la traversée et de la tournée des capitales européennes dans la revue « HISPANO SUIZA » de juin 1930

4 double pages extraites d’un document interne « Revue & Bulletin Technique de la Société Française HISPANO SUIZA »de juin 1930

 

NOUVEAU (Novembre 2009)  [PDF]  La saga d’ASSOLLANT et LEFEVRE à travers les articles de « L’Ouest Eclair »

La plupart des articles consacrés aux deux pilotes de 1926 à 1934 dans ce grand quotidien régional français

 

[PDF]  Tananarive/Broken Hill - ASSOLLANT et LEFEVRE - 1934

FLIGHT. May 10, 1934 - FRENCH SERVICE TO MADAGASCAR

 

NOUVEAU (Février 2010)  [PDF]  La prise d’armes du 16 mars 1935 à Ivato

La Dépêche de Madagascar

 

NOUVEAU (Février 2010)  [PDF]  Jean ASSOLLANT raconte : incident et accident en 1936

La Dépêche de Madagascar

 

NOUVEAU (Février 2010)  [PDF]  Le récit de TITAYNA : La première passagère ayant fait la ligne France Madagascar

La Dépêche de Madagascar

 

NOUVEAU (Février 2010)  [PDF]  L’attaque de Magagascar par les Britanniques en mai 1942 – L’opération « Ironclad »

 

 

[PDF]  Jacques NOETINGER parle d'ASSOLLANT

Extraits de : « L'Aviation, une révolution du XXe siècle »

 

[PDF]  La commémoration du 80ème anniversaire sur la plage de Oyambre en Espagne

19 septembre 2009

 

 

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Les hommes du GC III/6 - Historique officiel du GC III/6 - Livre du marche de la 5° - Livre de marche de la 6°

 

Page d’accueil du site de François-Xavier BIBERT

 

 

 


Voir aussi :

Le raid Assollant - Lefèvre - Lotti

http://fandavion.free.fr/assolant.html

Le Bernard 191 GR

http://www.aviafrance.com/9537.htm

Le Bernard 191R au musée de l’air

http://www.pyperpote.tonsite.biz/pages/bernard2pag.html

Air Madagascar par Jacques Lalut

http://www.arppnac.com/arppnac/carrefour/compagnies/airMad/AirMadTextes1.html

Le livre d’or de l’aviation malgache de JP Penette

http://www.aviation-malgache.mg/

La site de Franck ROUMY, consacrée à l’aviation dans l’océan indien

http://madaroums.neuf.fr/

Bloch MB120

http://www.dassault-aviation.com/fr/passion/avions/bloch-civils/mb-120.html

Histoire du groupe GC III/6 ( 3/6)

http://www.bibert.fr/Joseph_Bibert.htm